L’évaluation

L’évaluation des activités de développement fait partie intégrante de la politique de développement de la France. La politique de développement et de solidarité internationale fait l’objet d’évaluations régulières, sur la base d’une programmation pluriannuelle qui est communiquée aux commissions permanentes compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat. La politique de développement et de solidarité internationale de la France est fondée sur un principe de gestion transparente qui nécessite une évaluation indépendante continue.

Le dispositif français d’évaluation de l’aide est constitué de trois services d’évaluation placés respectivement auprès des trois principaux acteurs publics de la coopération (MEAE/DGM, MEFI/DG Trésor et AFD), reflétant ainsi l’organisation du dispositif institutionnel français de coopération au développement.

Ces trois services, bien qu’autonomes, travaillent en étroite concertation et coordination. En particulier :

  • ils adhèrent aux principes du CAD concernant l’impartialité et l’indépendance, la crédibilité, la transparence et la participation ;
  • ils appliquent les critères d’évaluation du CAD ;
  • ils recourent à des protocoles d’évaluation similaires avec la mise en place systématique d’un groupe de référence ouvert aux diverses parties prenantes et à des personnes qualifiées extérieures, l’externalisation des évaluations, la restitution des résultats de l’évaluation, et la publication des rapports d’évaluation ;
  • ils se concertent sur la programmation des évaluations faite sur une base triennale glissante ;
  • ils conduisent des évaluations conjointes au niveau national ;
  • ils participent conjointement à des évaluations européennes et internationales ;
  • ils assurent le secrétariat de l’Observatoire de la politique de développement et de solidarité internationale. Cet observatoire émet un avis sur la programmation, suit l’état d’avancement des évaluations, examine les résultats et la prise en compte des recommandations. Une synthèse des évaluations est incluse dans un rapport sur la politique de développement et de solidarité internationale transmis, chaque année, au Parlement ;
  • ils conduisent une réflexion commune sur l’harmonisation de leurs procédures et le partage de bonnes pratiques.

L’indépendance des évaluations est assurée à travers :

  • 1. Le positionnement des services responsables des évaluations au sein des trois principaux acteurs publics de la coopération (MEAE/DGM, MINEFI/DG Trésor et AFD), distincts et sans relation hiérarchique avec les entités (services, bureaux) en charge des sujets (programmes, projets, instruments, dotations) qui feront l’objet d’une évaluation ;
  • 2. La réalisation des évaluations par des experts extérieurs ;
  • 3. La constitution systématique pour chaque évaluation d’un groupe de référence, réunissant des personnes extérieures à l’unité d’évaluation et souvent même extérieures aux trois institutions. Ce groupe revoit et discute à toutes les grandes étapes l’évaluation en cours de construction. Dans le cas particulier de l’AFD, la revue des évaluations par un comité composé de personnalités qualifiées indépendantes est une garantie supplémentaire de l’indépendance des évaluations.

Brochures, rapports et revues pour comprendre les enjeux planétaires du développement et de la coopération internationale :

  • Documents de stratégie sectorielle : documents de synthèse sur la stratégie de la France dans les divers secteurs de sa coopération internationale ;
  • Évaluations : évaluations des politiques sectorielles de coopération ou des projets de coopération menés par le ministère des Affaires étrangères, réalisées à la demande des services de la DGM, par des consultants extérieurs. ;
  • Rapports et études ;
  • Fiches Repères : fiches recto-verso présentant l’action extérieure menée par la France dans un domaine précis ou en collaboration avec un organisme.

Mise à jour : juillet 2019

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