Les initiatives multilatérales en matière d’éducation et de formation professionnelle

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L’action de la France via l’Union européenne

La France, par l’importance de sa contribution au Fonds européen de développement (FED), joue un rôle essentiel dans les actions que mènent la Commission et les pays de l’Union européenne (UE) en faveur du développement. L’UE, premier partenaire et bailleur de fonds de l’Afrique, a vocation à jouer un rôle de premier plan dans le soutien à l’éducation et à la formation professionnelle. La France investit 5.4 milliards d’euros dans le FED sur une période de 7 ans, sur un montant global de 30,5 mds €, pour la période 2014-2020. Une partie de cet argent est reversé au Partenariat Mondial pour l’Education, et à 40 pays qui ont identifié l’éducation et la formation comme secteur prioritaire de concentration. La France contribue également à l’ICD à hauteur de 448 millions d’euros, qui reverse également une partie de son montant global au Partenariat Mondial pour l’Education et à l’éducation en zone de crise.

Le Partenariat mondial pour l’éducation (PME)


Le Partenariat mondial pour l’éduction (PME) constitue le principal mécanisme multilatéral consacré à l’aide à l’éducation dans les pays en développement, des premières années du cycle primaire jusqu’au secondaire. Depuis 2003, 5,3 milliards USD ont été alloués par le PME dans le secteur de l’éducation. La moitié de ces financements a concerné les pays francophones et plus d’un tiers a bénéficié aux 19 pays prioritaires de l’aide publique au développement de la France. En 2018, la France a annoncé une contribution historique de 200 millions EUR au PME. Depuis l’été 2019, elle accueille un bureau régional du PME à Paris.

Principal mécanisme multilatéral consacré à l’aide à l’éducation dans les pays en développement

Le Partenariat mondial pour l’éducation (PME) a été créé en 2002 avec le soutien de la France. Il a pour objectif d’accélérer la réalisation de l’objectif de développement durable (ODD) n°4 : « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ».
Le PME constitue le principal mécanisme multilatéral consacré à l’aide à l’éducation dans les pays en développement, des premières années du cycle primaire jusqu’au secondaire. Il rassemble aujourd’hui près de 70 pays partenaires et plus de 20 bailleurs, ainsi que des organisations internationales, des banques de développement, des représentants des enseignants, des organisations de la société civile, des représentants du secteur privé de l’éducation et de fondations privées, réunis dans ce partenariat par un système de gouvernance très inclusif. En tant que partenariat et fonds, le PME mobilise des investissements tant au niveau national qu’international, et rassemble des partenaires pour aider les gouvernements à mettre en place des systèmes éducatifs solides.

Le Partenariat mondial pour l’éducation s’emploie exclusivement à assurer que plus d’enfants des pays les plus pauvres, les filles en particulier, reçoivent l’éducation dont ils ont besoin pour développer leur plein potentiel. La stratégie du PME vise ainsi des résultats d’apprentissage meilleurs et plus équitables, le renforcement de l’équité, de l’égalité des sexes et de l’inclusion et des systèmes d’éducation efficaces et efficients. Le PME prépare actuellement sa nouvelle stratégie.

Depuis 2003, 5,3 milliards USD ont été alloués par le PME dans le secteur de l’éducation. La moitié de ces financements a concerné les pays francophones et plus d’un tiers a bénéficié aux 19 pays prioritaires de l’aide publique au développement de la France.

La France, 4e bailleur du Partenariat mondial pour l’éducation

Le 2 février 2018, le PME a tenu à Dakar sa conférence de financement pour la période 2018-2020. Le président de la République Emmanuel Macron a co-présidé cette conférence avec le président du Sénégal Macky Sall. La conférence a permis de mobiliser 2,3 milliards USD pour trois ans. A cette occasion, la France a annoncé une contribution historique de 200 millions d’euros. La France a par ailleurs demandé à ce que la moitié bénéficie directement aux pays de la région du Sahel. La France est le 4ème bailleur principal du PME (après l’UE, le Royaume-Uni et la Norvège). Une nouvelle conférence de financement est prévue courant 2021.

Sous l’impulsion de la France, le Partenariat mondial pour l’éducation, aujourd’hui basé à Washington, a ouvert à l’été 2019 un bureau régional à Paris, dans les locaux de la Banque mondiale. Ce bureau compte actuellement une dizaine de personnes du Secrétariat et devrait compter jusqu’à 25 personnes d’ici à l’été 2021. Cette antenne européenne sera l’occasion de rapprocher le PME d’une majorité des pays partenaires situés sur le continent africain mais aussi de ses principaux Etats bailleurs ainsi que de l’UNESCO et de l’Organisation internationale de la Francophonie également basés à Paris.

La situation éducative des pays partenaires s’améliore

Grâce au rôle de programmation et de plaidoyer joué par le PME, ce partenariat a contribué à améliorer la situation éducative dans les pays partenaires :

  • Éducation de base : en 2016, 77 millions d’enfants de plus étaient scolarisés dans les pays partenaires du PME, par rapport à 2002. Le taux d’achèvement du cycle primaire est de 77 % en moyenne dans les pays partenaires du PME (2016), contre 63 % en 2002. En 2019, le PME a soutenu la scolarisation de 22,2 millions d’enfants.
  • Scolarisation des filles : en 2016, 75 % des filles ont terminé le cycle primaire contre 57 % en 2002. En 2019, 63 % des pays partenaires du PME ont amélioré leur indice d’équité en éducation.
  • Formation des enseignants : en 2018, 347 000 enseignants ont été formés dans les pays partenaires du PME.
  • Financement de l’éducation : en 2019, 65 % des pays partenaires du PME avaient augmenté ou maintenu à 20% leur part des dépenses publiques consacrée à l’éducation.

En savoir plus sur le Partenariat mondial pour l’éducation

L’Unesco

L’UNESCO est la principale agence des Nations unies en charge de l’éducation : dans le cadre de l’Agenda 2030, elle est chef de file de l’Objectif de développement n°4 pour une éducation de qualité pour tous. A ce titre, elle coordonne le travail des Etats membres et des différentes organisations intervenant dans le domaine de l’éducation pour piloter la mise en œuvre des objectifs de l’ODD 4. L’UNESCO agit pour renforcer les systèmes éducatifs partout dans le monde, en accordant une attention particulière à l’égalité des genres et à l’Afrique.

La France soutient le travail normatif et opérationnel de l’UNESCO dans le domaine de l’éducation et a fortement augmenté sa contribution volontaire dans ce secteur. Elle finance notamment les instituts de l’UNESCO : l’Institut international de planification de l’éducation (IIPE), situé à Paris, ainsi que son pôle de Dakar, qui ont pour mission d’aider les pays à élaborer leurs politiques éducatives, et l’Institut de statistiques de l’UNESCO qui a pour mission de récolter les données indispensables à l’analyse de la situation des pays en matière d’éducation. La France apporte aussi un soutien financier à des actions de terrain de l’UNESCO comme le programme « Promotion de la paix et du développement durable par le renforcement des compétences pour la vie et le travail dans le Sahel » ou le programme O3 (Our rights, Our lives, Our future), qui promeut une éducation à la santé sexuelle et reproductive dans les pays d’Afrique sub-saharienne.

En savoir plus

Site de l’Unesco

L’UNESCO et l’éducation

Education 2030-Diriger l’ODD4

L’UNICEF

La France contribue financièrement chaque année au Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF) en faveur de l’éducation dans les pays en développement, agence des Nations unies chargée de promouvoir et défendre les droits de l’enfant sur la base de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE)

L’action de l’UNICEF contribue à répondre aux besoins essentiels des enfants et à favoriser leur plein épanouissement, notamment en leur assurant santé, éducation, égalité et protection. Leur action porte tant sur le long terme que sur les situations d’urgence et place les enfants les plus défavorisés au cœur de toute action.

En matière d’éducation, UNICEF partage et promeut les mêmes valeurs que la France : éducation pour tous et toutes, qualité de l’enseignement, évaluation des acquis d’apprentissage et lutte contre le décrochage, en particulier dans les situations d’urgence. L’UNICEF est chargé de mettre en place la plateforme Education cannot wait dédiée à l’éducation en situions de crises.

Consulter le site de l’UNICEF

Le G7

Dans le cadre des travaux du G7, la France porte une attention particulière à l’autonomisation économique des femmes, notamment à l’augmentation d’un tiers d’ici 2030 du nombre de jeunes filles ayant bénéficié d’un enseignement ou d’une formation technique et/ou professionnelle de qualité.

Lors de la présidence française du G7, les ministres de l’éducation ont adopté une Charte des engagements du G7pour la coopération en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels avec les pays en développement. Dans le cadre de l’initiative « Priorité à l’égalité » proposée sous la présidence française, les Etats sont incités à mobiliser la volonté politique et le savoir-faire nécessaires au niveau national afin d’accroître rapidement les progrès en matière d’égalité des sexes dans et par l’éducation.

Cette initiative poursuit les objectifs suivants :

  • améliorer la mise en œuvre des approches systémiques visant à parvenir à l’égalité des sexes dans les systèmes éducatifs en aidant les États à combler les lacunes techniques et à mettre en œuvre une budgétisation favorisant l’égalité des sexes. En parallèle, l’Initiative dialoguera avec les responsables locaux, les communautés locales et les organisations sur le terrain, les associations d’enseignants, le secteur privé et les organisations de la société civile qui peuvent travailler au niveau local pour mettre fin aux pratiques et aux croyances discriminatoires et nuisibles.
  • accroître le dialogue transversal et la coordination entre les ministères chargés de l’égalité hommes-femmes et de l’éducation.
  • Consolider les données, le suivi et la responsabilité concernant les résultats en termes d’égalité des sexes dans et par l’éducation

Mise à jour : janvier 2020