La France et la non-prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs

La France considère que la prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs constitue l’une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité internationales. Elle s’efforce, par son action dans les différents domaines de la prolifération, de regrouper les membres de la communauté internationale autour de principes et d’objectifs communs, pour faire face à cette menace avec détermination et efficacité.

Empêcher l’acquisition d’armes de destruction massive par des terroristes

Le Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive rassemble 30 Etats et l’Union européenne. Initialement concentré sur les anciennes installations et armes dans la région de l’ex-URSS pour empêcher leur acquisition par des terroristes, son périmètre a été élargi à la sécurité nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC) dans le monde.
La France, membre fondateur et actif, assurera la présidence du partenariat pour l’année 2019. A ce titre, elle accueillera les réunions et présidera les groupes de travail.

Pourquoi un Partenariat Mondial contre la prolifération des armes de destruction massive ?

Le Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes a été lancé en juin 2002 par les chefs d’Etat et de gouvernement du G8 lors du sommet de Kananaskis (Canada) pour une durée de dix ans.
Son objectif était d’empêcher -grâce à des projets financés par les États partenaires- l’acquisition d’armes de destruction massive par des terroristes. Il s’agissait alors de disposer d’un outil efficace pour sécuriser l’usage des matières nucléaires non-employées, d’éliminer des stocks d’armes chimiques de l’ex-URSS et de reconvertir les scientifiques spécialistes des armes nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques.

Dès son lancement, la France s’est fortement impliquée dans le Partenariat mondial.

Sur le volet nucléaire, elle a par exemple participé :

  • au programme de réhabilitation de la base navale de Gremikha en Russie,
  • à la rénovation de l’incinérateur de déchets solides de Severodvinsk,
  • au démantèlement de générateurs thermoélectriques,
  • à l’amélioration de la sûreté et de la sécurité du réacteur de la tranche n°2 de Kalinine ou encore à la sécurisation de sources radioactives en Ukraine.

Sur les volets chimiques et biologiques, la France a contribué à la destruction des armes chimiques sur le site de Shchuchye et à des projets de lutte contre la menace bioterroriste en Russie.

En 2011, le G8 a décidé de prolonger le Partenariat en élargissant ses objectifs à :

  • La sécurité nucléaire et radiologique ;
  • La sécurité chimique et biologique ;
  • Sensibilisation des scientifiques ;
  • La mise en œuvre de la résolution 1540 du Conseil de sécurité de l’ONU qui vise à « combattre les menaces que les actes de terrorisme font peser sur la paix et la sécurité internationale » ;
  • Empêcher la prolifération des armes de destruction massive et à empêcher des acteurs non étatiques de s’emparer de ces technologies ;
  • Contrôler l’accès aux formations sensibles ;
  • Contrôler les exportations.
    La portée de l’action du partenariat a également été étendue au monde entier (et non plus uniquement à l’ex-URSS) et de nouveaux États l’ont rejoint.

2019, année de la présidence française

Au titre de sa présidence du G7, la France accueillera en 2019 les réunions du Partenariat Mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et présidera les différents groupes de travail.

La France poursuit également son action déterminée au sein du Partenariat :

  • Dans le domaine de la sécurité nucléaire et radiologique, elle soutient l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique. Ce soutien se matérialise par de nombreuses opérations de sécurisation de sources radioactives, par le financement de projets ainsi que l’organisation de formations et la mise à disposition d’experts…Des coopérations bilatérales sont également en œuvre comme des actions de formation en Jordanie.
  • Dans le cadre de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), elle soutient la Mission d’établissement des faits (Fact Finding Mission).
  • Dans le domaine biologique, elle appuie le bureau de l’Organisation Mondiale de la Santé de Lyon et finance des programmes de recherche visant à renforcer la Convention sur l’interdiction des armes biologiques…

Mise à jour : août 2018

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