Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires - réunion des Etats parties (23 avril - 4 mai 2018)

Les Etats parties au traité sur la non-prolifération des armes nucléaires se réunissent à Genève du 23 avril au 4 mai 2018. Le traité fête cette année son 50ème anniversaire dans un contexte international très incertain.

En particulier, la prolifération nucléaire et balistique de la Corée du Nord, en violation de ses obligations internationales, est une source d’inquiétude majeure. De même, la France est très préoccupée par le développement rapide du programme balistique iranien, ainsi que par les transferts dans la région. S’agissant de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPoA-Joint Comprehensive Plan of Action), nous appelons toutes les parties à préserver cet instrument essentiel et à le mettre en œuvre de la manière la plus rigoureuse et transparente, sous la stricte supervision de l’AIEA.

Ainsi, il est de notre responsabilité collective de réaffirmer l’autorité du TNP qui constitue un élément essentiel de notre architecture de sécurité collective et un rempart irremplaçable face aux crises de prolifération.
La France respecte pleinement ses obligations au titre du TNP, y compris celles spécifiques liées à son statut d’Etat doté. Conformément à une approche progressive et réaliste du désarmement nucléaire, la France a continué à mettre en œuvre ses engagements au titre de l’article VI du TNP.

Elle a plusieurs priorités :

  • La négociation d’un traité interdisant la production de matières fissiles pour les armes nucléaires (FMCT) à la Conférence du désarmement ;
  • L’entrée en vigueur rapide du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) et le soutien au système de surveillance international, qui a joué un rôle majeur dans la détection des essais nucléaires nord-coréens ;
  • La poursuite des travaux sur la vérification du désarmement nucléaire entre Etats dotés et non dotés d’armes nucléaires, pour renforcer la confiance entre Etats parties.

La France soutient également le processus de réduction des arsenaux des Etats-Unis et de la Russie, qui continuent de représenter près de 90% du stock mondial d’armes nucléaires. Il est essentiel de préserver les instruments existants de maitrise des armements nucléaires qui contribuent à la stabilité stratégique.
En outre, la France attache une importance particulière au renforcement continu du système de garanties de l’AIEA, et appelle tous les Etats ne l’ayant pas encore fait à se doter d’un protocole additionnel

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