Groupe des Amis du Golfe de Guinée (G7++FOGG) (Accra 3-4 décembre 2014)

Le Groupe du G7 des Amis du Golfe de Guinée (G7++FOGG), composé de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni, de la France, de la Belgique, du Brésil (observateur), de la Corée du Sud, du Danemark, de l’Espagne, de la Norvège, des Pays-Bas, du Portugal, de la Suisse, de l’Union européenne, de l’ONUDC et d’Interpol, s’est réuni à Accra le 3 décembre 2014.

Les participants ont examiné l’action menée pour soutenir la mise en œuvre des résolutions 2018 (2011) et 2039 (2012) du Conseil de sécurité des Nations Unies et des déclarations du Sommet de Yaoundé de juin 2013 sur la sûreté et la sécurité maritimes dans le Golfe de Guinée.

Ils ont rencontré leurs collègues de la CEEAC et de la CEDEAO, ainsi que des représentants des industries pétrolières et gazières et du secteur des transports maritimes, pour passer en revue les préoccupations exprimées par ces entreprises face aux menaces qui pèsent sur la liberté de navigation et la liberté du commerce dans les eaux du Golfe de Guinée. Ils ont estimé que la lutte contre la criminalité maritime profitera également aux pays et aux populations du Golfe de Guinée qui ne disposent pas des ressources nécessaires.

La réunion a été ouverte par Hannah Tetteh, Ministre des Affaires étrangères du Ghana, et présidée par l’Ambassadeur Véronique Roger-Lacan, Représentante spéciale de la France chargée de la lutte internationale contre la piraterie maritime. M. Mohamed Ibn Chambas, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest, a déclaré aux personnes réunies qu’il ferait tout son possible pour mobiliser la CEDEAO et ses États membres pour que ces questions fassent l’objet d’un suivi approprié.

En 2013, le nombre d’attaques de pirates dans le Golfe de Guinée a atteint 169, contre 56 en 2010, et jusqu’en septembre 2014, 70 attaques ont été enregistrées, plus violentes que par le passé. En 2013, les pirates des mers ont pris 30 otages. Cette menace accentue l’instabilité en Afrique de l’Ouest, qui est également alimentée par le menace terroriste persistante au Sahel ainsi que par les trafics illicites de drogues et de médicaments et par la traite d’êtres humains dans la région.

Les participants ont décidé qu’une architecture de sûreté et de sécurité maritimes à part entière devait être mise en place d’ici la fin 2016 et que la coopération policière et judiciaire doit être encouragée dans la région de manière à instaurer un espace pénal unique en Afrique de l’Ouest et centrale et à lutter contre l’impunité des réseaux criminels maritimes.

PLAN DU SITE