Présentation du Malawi
Présentation du pays

Données générales
Nom officiel : République du Malawi
Nature du régime : République (régime présidentiel)
Chef de l’Etat et du Gouvernement : Dr Arthur Peter Mutharika (depuis le 4 octobre 2025)
Données géographiques
Superficie : 118 484 km²
Capitale : Lilongwe
Villes principales : Blantyre, Zomba, Mzuzu
Langues officielles : anglais, chichewa (langue nationale)
Langues courantes : chitumbuka, chiyao, makua, chisena
Monnaie : Kwacha (1 EUR = 2030 MWK au 22/12/2025)
Fête nationale : 6 juillet (indépendance : 6 juillet 1964)
Données démographiques
Population (2024) : 23,4 millions d’habitants
Taux de croissance démographique (2023) : 2,6 %
Espérance de vie (2022) : 63 ans
Taux d’alphabétisation des adultes (2022) : 68 %
Taux d’alphabétisation des 15-24 ans (2022) : 77 %
Religions : christianisme (environ 75 %), islam (19 %), autres croyances (6 %)
Indice de développement humain (PNUD, 2022) : 172 sur 193 pays
Éléments d’actualité
Politique intérieure
Dominé dès son indépendance, le 6 juillet 1964, par le régime autoritaire de Hastings Kamuzu Banda et son parti unique, le Malawi est devenu une démocratie multipartite en mai 1994.
En février 2020, la Cour constitutionnelle a annulé les élections présidentielles de mai 2019, qui, entachées de nombreuses irrégularités, s’étaient soldées par la réélection de Peter Mutharika, au pouvoir depuis 2014. De nouvelles élections, organisées en juillet 2020, ont consacré la victoire du chef de l’opposition, Lazarus Chakwera, suscitant de fortes attentes de la part de la population.
Après cinq années au pouvoir, L. Chakwera a cependant été battu aux élections générales du 16 septembre 2025 par P. Mutharika. L’alternance s’est faite sans difficultés, L. Chakwera reconnaissant immédiatement sa défaite, consacrant ainsi la cinquième alternance politique de l’histoire du pays et confirmant la solidité de sa démocratie.
Politique étrangère
Après avoir été mis au ban des nations pendant l’ère d’Hastings Banda, du fait de la dictature et de ses liens avec le régime de l’apartheid, le Malawi a normalisé ses relations extérieures depuis ses premières élections libres en 1994. Son enclavement géographique et sa diaspora importante l’ont conduit à maintenir de bonnes relations avec ses voisins. Le pays accueille environ 30 000 réfugiés sur son sol (originaires du Burundi, du Rwanda et de RDC). Un différend perdure cependant depuis les années 1960 avec la Tanzanie au sujet des eaux du lac Malawi (« lac Nyassa » selon la Tanzanie), potentiellement riches en hydrocarbures.
Le Malawi est membre du COMESA (marché commun de l’Afrique orientale et australe), de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) – dont il préside l’organe des affaires politiques, de défense et de sécurité en 2025-2026 – et de l’Union africaine. Il fait également partie du Mouvement des non-alignés et a ratifié en 2002 le statut de Rome de la Cour pénale internationale. En 2022, le Malawi a condamné, sans ambiguïté et au plus haut niveau, l’agression russe en Ukraine. Sa position sur ce dossier reste globalement proche de celle de l’Union européenne aujourd’hui.
Le Malawi contribue aux opérations de maintien de la paix de l’ONU (environ 1000 militaires) et a ratifié l’Accord de Paris sur le climat fin juin 2017. Il a également adhéré au Pacte de Paris pour les Peuples et la Planète. En 2025, le Malawi a présidé le groupe des pays les moins avancés (PMA) lors de la Conférence de Belém sur les changements climatiques (COP30).
L’Union européenne intervient au Malawi via son Programme indicatif pluriannuel (2021-2027), principalement dans (i) la transformation économique verte et résiliente (155 M€), (ii) la gouvernance démocratique et économique (60 M€) et (iii) le développement humain et l’inclusion sociale (120 M€). Seuls deux Etats-membres, l’Allemagne et l’Irlande, ont une ambassade sur place.
Situation économique
Avec un PIB par habitant de 504 USD en 2024, le Malawi est l’un des pays les plus pauvres au monde. L’économie est très peu diversifiée, particulièrement dépendante du secteur agricole, et donc extrêmement vulnérable aux chocs externes (l’agression de l’Ukraine par la Russie, second fournisseur de céréales du pays a provoqué une explosion des cours des céréales et des intrants du secteur agricole) et aux effets du changement climatique (en 2023, le passage du cyclone Freddy a tué plus de 1 000 personnes, détruit des infrastructures critiques et provoqué des dommages estimés à 700 MUSD par le gouvernement). L’économie a été durement touchée en 2024 par une sécheresse exceptionnelle liée au phénomène El Niño, limitant la croissance à 1,8 %. Les perspectives restent fragiles et largement conditionnées à la performance agricole et surtout à des soutiens extérieurs : sans réformes structurelles, le FMI estime que la croissance n’atteindra que 2,4 % en 2025 et 3,4 % à moyen terme, loin d’offrir des perspectives de développement lorsque la population croît en moyenne de 2,6% par an. La résiliation en mai 2025, après un seul déboursement, du programme de financement octroyé fin 2023 par le FMI, constitue également un important facteur d’incertitude.
Le Malawi est classé dans la catégorie des pays « à faibles revenus » par la Banque Mondiale. A ce titre, il est éligible aux financements les plus concessionnels du guichet de l’Association Internationale du Développement (AID), qui est aussi le principal créancier externe du pays avec près de 50% de l’encours.
Caractérisé par une forte densité démographique, le Malawi est en outre confronté à une situation sanitaire et sociale préoccupante (espérance de vie de 63 ans en 2022) Depuis la sécheresse liée à El Niño en 2023-2024, l’insécurité alimentaire s’est fortement nettement renforcée (22% de la population en insécurité alimentaire en 2024, contre 9% en 2022).
Plus de données économiques sur :
Mise à jour : 26.12.25
Informations complémentaires
- Instantanés diplomatiques
- Documents de référence