Interventions à l’Assemblée nationale et au Sénat

"À la demande du Premier ministre, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, en lien avec les autres ministères concernés, a décidé de prendre le problème à bras-le-corps, en fixant comme objectif, un guichet unique au départ, dans chaque région, et à l’arrivée dans chaque pays où nos entreprises ont vocation à se développer sous l’autorité de nos ambassadeurs."

"A ceux qui estiment que ces symboles européens mettent à mal notre identité nationale, nous répondons qu’ils la complètent, l’enrichissent et au fond la prolongent. On peut vouloir une forme d’Europe ou une autre, de la plus intergouvernementale à la plus fédérale, on peut même feindre d’ignorer les institutions européennes, mais il serait bien difficile de ne pas constater combien l’idée européenne s’incarne au quotidien."

"La France a présenté deux très bonnes candidatures, Lille pour l’agence européenne du médicament, Paris pour l’Autorité bancaire européenne. Le gouvernement s’est pleinement mobilisé et je remercie mes collègues Agnès Buzyn, Bruno Le Maire et Benjamin Griveaux qui, à mes côtés, ont sillonné l’Europe et n’ont pas ménagé leur énergie pour défendre ces deux candidatures. S’agissant de l’Agence européenne du médicament, malheureusement la candidature de Lille n’a pas convaincu."

"Là où je ne vous rejoins pas, c’est lorsque vous semblez penser que nous considérerions la Libye comme un État tiers sûr. Les efforts que déploie le président de la République vont dans le sens d’une stabilisation de la Libye. C’est la raison pour laquelle il a réuni, à la Celle Saint-Cloud, le président du gouvernement d’entente nationale et le maréchal Haftar et c’est la raison pour laquelle nous soutenons les efforts du secrétaire général des Nations unies et de son représentant spécial Ghassan Salamé."

"L’Europe assume, au large des côtes libyennes, une mission de lutte contre les passeurs - la mission Sophia - à laquelle la France participe et qui a contribué à sauver de nombreuses vies. Mais nous savons maintenant qu’avant même de braver le danger en traversant la Méditerranée, les migrants mettent en péril leur intégrité physique en Libye-même. Nous devons impérativement redoubler d’efforts pour stabiliser la situation en Libye et responsabiliser ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir."

"Dans quelques jours, l’Europe et l’Afrique se réuniront à Abidjan à l’occasion du sommet Union européenne - Union africaine et la question des migrations est à l’ordre du jour. C’est ensemble, Europe et Afrique que nous pourrons façonner un nouveau destin pour notre continent. C’est avec une même détermination qu’Européens et Africains devront éradiquer cette forme moderne d’esclavage proprement insupportable et combattre tous ceux qui y prêtent leur concours."

"Que faire face à la situation des migrants en Libye ? Nous l’avons dit, je le répète, faire en sorte que nous puissions faire venir en France ceux qui relèvent du plus grand besoin de protection, dans des conditions qui leur évitent le passage dans un pays où il n’y pas d’État en mesure de les protéger. C’est ce que nous commençons à faire et, surtout, c’est ce que nous demandons à nos partenaires européens de nous aider à accomplir."

"Nous avons commencé, avec le président de la République, depuis le mois d’août, à prendre nos responsabilités et à les faire prendre par nos partenaires européens, en convoquant en août dernier un sommet avec les principaux pays européens, mais aussi avec des pays africains et des représentants des autorités libyennes, pour traiter la question migratoire au niveau des pays d’origine et au niveau des pays de transit, mais aussi pour lutter efficacement contre les passeurs, ces trafiquants d’êtres humains, qui doivent être poursuivis partout dans les pays d’origine où ils sévissent et où ils rançonnent les migrants, dans les pays de transit où ils se livrent à des actes abominables, mais aussi dans nos pays où ils doivent être poursuivis et condamnés."

"Comme vous l’avez indiqué, les autorités israéliennes ont annoncé leur refus d’accueillir sur leur territoire une délégation de députés, de sénateurs, et de députés européens français. Cette délégation se déplaçait dans le cadre d’une visite organisée par l’association « France-Palestine Solidarité ». Ces derniers avaient annoncé auparavant qu’ils souhaitaient rencontrer Marouane Barghouti et l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri, tous deux emprisonnés."

"Par ailleurs nous devons tenir les engagements pris dans la déclaration conjointe du 18 mars 2016 qui a permis de faire spectaculairement reculer les migrations par la route de la Méditerranée orientale. Parmi ces engagements il y a une facilité UE Turquie [3 milliards d’euros à ce stade] qui permet, Monsieur Joncour, de financer des ONG qui viennent en aide aux réfugiés syriens sur le territoire turc. Vous voyez que maintenir ces fonds est évidemment de notre intérêt bien compris qu’il s’agisse du respect de la parole donnée, de la lutte contre les migrations illégales, du soutien aux Syriens pourchassés par Daech ou le régime ou encore de la lutte contre le terrorisme."

" je voudrais réaffirmer avec force, que le gouvernement a fait le choix de porter, comme l’a fait le Président de la République, une ambition forte pour l’Europe, car c’est en refondant l’Europe que nous retrouverons, en la partageant, notre pleine souveraineté."

"Oui, l’Union européenne est parfois trop bureaucratique et trop peu démocratique. Ces critiques doivent être entendues et prises en compte dans les efforts que nous déployons pour une refondation ambitieuse de l’Europe. En revanche, je voudrais réaffirmer ici avec force - et si je le pouvais de là où je parle, je regarderais évidemment le drapeau européen en le disant - : le gouvernement a fait le choix de porter, à la suite du président de la République et comme le souhaite M. le député, une véritable ambition pour l’Europe

"Le Président de la République l’a exposé clairement à la Sorbonne, c’est en refondant l’Europe que nous retrouverons, en la partageant, notre pleine souveraineté."

"Dès sa prise de fonction, le président de la République a mis l’accent sur la nécessité de faire en sorte que l’Europe protège mieux ses citoyens. Mieux protéger ses citoyens, c’est mieux protéger les travailleurs contre le risque d’une concurrence déloyale par des travailleurs low cost."

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