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Affaires européennes - COVID-19 - Hongrie - Entretien de Clément Beaune, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé des affaires européennes, avec "France2" - Extraits (Paris, 08/07/2021)

Un pays vert, cela ne veut pas dire qu’on peut circuler, encore aujourd’hui, totalement librement : il faut soit un test, soit un vaccin (…).

2020

Donc le Brexit doit être une leçon pour avancer mieux, plus vite, plus fort, comme Européens, et la négociation qu’on a fait piloter par Michel Barnier, à qui je veux rendre hommage, a été le témoignage de ce qu’on sait faire de mieux en Europe : tenir sur nos intérêts, défendre nos intérêts ensemble, et avancer

Union européenne - Covid-19 - Brexit - Stations de ski - Entretien de Clément Beaune, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé des affaires européennes sur "RMC/BFM TV" (Paris, 08/12/2020)

Le but n’est pas d’embêter ni les Français, ni les professionnels ; c’est simplement, dans une période qui est encore difficile, de prendre des mesures qui sont justes et qui sont protectrices.

  • Politique étrangère - Lutte contre le terrorisme - États-Unis d’Amérique - Entretien de M. Clément Beaune, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères chargé des affaires européennes, avec "BFM TV", en duplex depuis Vienne (Autriche) (Paris, 09/11/2020)

    Ce sont les valeurs européennes qui sont ciblées, qui sont visées, c’est un mode de vie, une liberté, qui sont attaqués. Et donc, nous devons les défendre tous ensemble. Il ne peut y avoir aucune naïveté européenne, et aucune facilité qui consisterait à croire que c’est un pays ou c’est l’autre. La France n’est pas seule. L’Autriche n’est pas seule.

La pandémie a effectivement marqué un retour du national et même du local, car, par nature, les mesures qui ont été prises aboutissent à un repli, à une fermeture pour se protéger.

(…)Le président de la République avait lancé une initiative pour coordonner les services de renseignement il y a trois ans. Cela existe maintenant depuis quelques mois, c’est le Collège européen du renseignement.

Si l’Europe ne réussit pas son plan de relance, elle aura créé une immense déception démocratique.

Tout le monde n’a pas vocation, évidemment, à arriver en Europe, tous les migrants n’ont pas vocation à être accueillis et à faire leur vie en Europe, il faut être clair là-dessus.

Une politique étrangère ne peut reposer seulement sur des sanctions. Elles sont ciblées et symboliques. Mais cela ne suffit pas.

Je suis inquiet, oui, mais je crois qu’un accord est encore possible. On veut le trouver, et il y a encore des semaines de négociations qui sont devant nous avec Michel Barnier, qui négocie pour les Européens.

Si les Britanniques multiplient les coups de canif dans le contrat, avec l’idée de diviser l’Europe, ça ne marchera pas.

(…) je me rendrai dans chacun de ces pays dit frugaux, parfois radins, pour vérifier qu’on a un consensus politique.

Ce plan de relance lui-même est inédit par son ampleur, le Premier ministre l’a dit cette semaine, cent milliards d’euros. C’est, à ce stade, le plus important des plans de relance, au niveau européen, en pourcentage du PIB.

Ce qui est magique dans l’Union européenne, même si c’est parfois frustrant, parfois long et difficile, c’est que c’est le seul club international ou chacun, chaque leader se connaît, s’appelle, souhaite ses anniversaires, le président est très attentif aussi à ce genre de diplomatie de l’amitié européenne.

Je combats l’idée d’une Europe qui serait l’instituteur distribuant les bons ou mauvais points. C’est pour cela qu’on s’est opposé au droit de veto.

Mais on n’est pas encore au bon niveau d’unité diplomatique, politique de sécurité et de défense européenne.

Comme citoyen, je ne prétends pas avoir la vérité scientifique, donc j’écoute ceux qui réfléchissent, ceux qui savent.

(…) Le président de la République l’a exprimé hier soir aux côtés de la chancelière allemande, Mme Angela Merkel, pour partager à la fois cette indignation et cette crainte. (….)

Oui, c’est un grand risque qui ne concerne d’ailleurs pas seulement l’Europe, mais qui concerne de nouveau l’Europe. On le sait, le virus n’a jamais disparu.

Sur les 750 milliards du plan, le coeur du réacteur que sont les subventions budgétaires représente 390 milliards d’euros. Ces 390 milliards contiennent 312 milliards d’aides directes aux Etats.

(…) Il y a eu tristement deux accidents, deux attaques, très graves, ces dernières semaines, en France, mais il y a partout en Europe, sous des formes parfois différentes, des attaques, des violences, contre les forces de l’ordre, des policiers ou des gendarmes ou leurs équivalents dans nos différents pays européens. (…)

(…) j’avais envie de pouvoir, comme je vais essayer de le faire ce matin, expliquer pourquoi je pense que l’Europe est importante, pourquoi je pense que l’Europe parfois dysfonctionne mais pourquoi je pense aussi qu’on peut la corriger, l’améliorer, se battre et avoir des résultats.

Le plan de relance français, c’est cent milliards d’euros, le Premier ministre et le président l’ont dit. L’Europe en apportera 40 milliards d’euros (…).