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2020

On travaille pour tous les Européens, et d’ailleurs on travaille pour tous les Français, parce que je peux vous dire que si autour de nous tout le monde est en décrépitude, si on a des situations sociales, économiques très difficiles en Italie, en Espagne, la France ne repartira pas.

L’heure n’est pas aux débats théoriques car la seule issue possible, c’est la solidarité et la souveraineté européennes.

Nous avons eu beaucoup de débats sur le fait de savoir comment cette crise doit nous faire aller au-delà de ce qu’on fait d’habitude en construisant le budget européen.

(…)Aucun pays n’a vécu le virus seul, aucun pays ne peut s’en sortir seul, et ce que la France et l’Allemagne disent, ce soir, c’est qu’il nous faut une solution qui puisse profiter à tous les Etats, c’est-à-dire qu’il faut que l’on puisse décupler, être beaucoup plus efficace que ce que chaque pays aujourd’hui fait, en termes de relance, de protection.(…)

Le but est de rendre notre action à 27 utile. Comment sortir ensemble et debout de la crise sanitaire actuelle et de la crise économique qui se profile.

Il faut voir que c’est d’abord un moment au cours duquel l’Europe joue effectivement sa crédibilité et son utilité.

(…)On est dans une guerre pour sauver des vies parce que ce virus peut faire énormément de victimes.(…)

Ce que l’on voit, c’est qu’aujourd’hui, effectivement, nous sommes le foyer épidémique, nous-mêmes. Et donc, la raison pour laquelle nous fermons nos frontières, c’est d’abord éviter qu’il y ait de nouvelles personnes qui rentrent dans l’espace où aujourd’hui on voit bien que la seule demande qu’on fait à tout le monde, c’est de rester chez soi.

(…) au sein de l’Union européenne la situation est assez différente, pays par pays, parce que le virus, lui-même, est différent, parce que les systèmes de santé sont organisés de manière différente

On a une cellule de crise au Quai d’Orsay(…). Les consulats, dans tous les pays du monde, ont d’ailleurs une activité qui augmente.

(…)Il y a 70 hôpitaux en France qui seront prêts dans les prochaines heures à accueillir, si besoin, des malades.(…)

Ce qui est sûr, c’est d’abord la grande solidarité qu’on peut avoir envers les victimes, et on voit cette violence aveugle, ces vagues de violence aveugle se déployer dans beaucoup de pays, dans beaucoup trop de pays, dans beaucoup trop de circonstances.

Les positions sont encore éloignées et je ne sais pas si nous y arriverons. Mais il y a des domaines dans lesquels le consensus est possible.Charles Michel a aussi su conserver des flexibilités et des marges de manoeuvre qui pourraient être bien utiles au cours des négociations.

Là où il n’y aura pas de statu quo, et quel que soit l’accord commercial que l’on signera, c’est qu’il y aura des contrôles. Le libre-échange ne veut pas dire l’absence de contrôle. Le libre-échange veut dire l’absence de tarif douanier.

On voit que Boris Johnson veut affirmer la puissance du Royaume-Uni. Nous aussi, nous avons le devoir, la responsabilité à la fois d’affirmer celle de l’Union européenne et d’accélérer dans notre capacité à apporter des résultats aux citoyens.

Nous ne sacrifierons pas l’accord sur notre relation future avec le Royaume-Uni - son contenu, ses équilibres et les garanties qu’il apportera - sous prétexte qu’il faudrait signer coûte que coûte avant onze mois.

Et au fond, la meilleure réponse au Brexit, c’est bien que ceux qui ont des critiques à formuler à l’Europe, eh bien, on puisse leur répondre en faisant des choses, pas juste en ayant des discours, pas juste en leur disant : vous voyez l’Europe, c’est formidable et on va rester comme on est. Et donc c’est tout ce qu’on essaye de faire sur le climat, sur les sujets migratoires, sur les sujets industriels, c’est notre souveraineté européenne.

Les droits des citoyens européens et britanniques ont donc été préservés, la sortie est ordonnée et c’était la première priorité du gouvernement.

Les Européens sont d’accord entre eux pour dire que nous ne voulons pas discuter de sujets agricoles avec les États-Unis. Nous avons pris cette décision ensemble au printemps dernier. Nous l’avons prise parce que nous savons que nous n’avons rien à gagner. Nous n’avons rien à importer des États-Unis qui corresponde à nos normes, à ce que les citoyens attendent, à ce que nos agriculteurs attendent. Donc, nous ne négocierons pas sur les sujets agricoles avec les États-Unis.

D’abord c’est le budget, le budget 2021-2027. C’est un budget extrêmement structurant pour mettre des moyens en face des discours et des ambitions qui ont été annoncées et par la présidente de la Commission, par l’agenda stratégique du Conseil européen, et par le Parlement lui-même.

Je vais être très claire. Sur tous ces sujets, on n’est pas dans le bon état d’esprit. On doit recréer avec les Britanniques un cadre commercial, un cadre économique, qui soit loyal et qui soit équilibré.

(…) il faut aussi se rappeler que le Brexit est aussi un choc majeur pour les Britanniques et qu’il faut bien être conscients que ce n’est pas qu’un sujet de relations avec nous, c’est aussi un sujet, pour les Britanniques, de relations avec le monde.

Le Pacte vert, c’est plusieurs choses. D’abord c’est une grande ambition de cohérence, de dire : nous l’Europe, on veut être décarboné, neutre en carbone, zéro carbone dans notre économie totale en 2050.

Leur mission c’est de porter pour nous, à l’étranger, notre cap, nos priorités, ce que la France veut défendre dans le monde. Et cela impose, comme à tous les fonctionnaires, un devoir de réserve.

C’est la phase des garanties qu’on doit donner à nos citoyens, à nos entreprises sur le fait qu’on va continuer à avoir une relation avec les Britanniques, ils sont à nos portes, les îles britanniques ne vont pas déménager !

Quand on dit que la France est une puissance d’équilibre, c’est que notre rôle n’est pas de se placer d’un côté ou d’un autre, c’est de parler avec tout le monde et de nous assurer que l’on peut, pour les Français, s’assurer que nous sommes des acteurs qui marchent et qui fonctionnent pour la stabilité de la région.

2019

Nous voulons associer les citoyens de façon pérenne à la prise de décision. Je ne pense pas que pour cela il faille créer une chambre citoyenne : on a déjà le Parlement européen, le CESE, le Comité des régions. Il nous faut trouver un nouveau type d’organisation.

Un budget, ce n’est pas qu’une ligne de chiffres, c’est la traduction concrète des moyens qu’on se donne pour atteindre des objectifs.

Les premiers mots que je veux avoir, ce sont d’abord des mots de solidarité. Le terrorisme c’est un fléau qui touche malheureusement beaucoup trop de pays dans le monde et beaucoup trop de pays européens.

Une de mes ambitions depuis mon arrivée au ministère est de faire vivre l’Europe au quotidien. C’est une chose de négocier des budgets à Bruxelles, encore faut-il que, tout au bout de la chaîne, les citoyens aient accès à cet argent.

Le poison du Brexit, le premier des poisons, et pour les Britanniques et pour les Européens, c’est l’incertitude.

La France n’est pas une forteresse, on ne va pas se barricader, évidemment qu’on a besoin d’échanges. Mais on a besoin d’avoir des échanges organisés.

On a créé par exemple un système qui s’appelle Passeport Talent. Passeport Talent, c’est quelque chose qui permet de la mobilité sur une durée déterminée et qui fait que les gens viennent se former au travail en France et repartent apporter leurs compétences dans leur pays.

On a toujours des discussions avec nos alliés. Là, ce qui compte, c’est que c’est une étape positive.

Ce qui est certain, c’est qu’il nous faut un oui ou un non, très vite, avant le 31 octobre…

Notre combat, c’est un combat contre le terrorisme ; c’est surtout un combat parce qu’on sait qu’on ne résoudra pas la situation en Syrie par les armes.

Cet accord, nous allons en discuter. Certains pays nous disent être intéressés de pouvoir rejoindre l’effort collectif parce que nous ne réglerons pas ce sujet uniquement à quatre pays.

Nous vivons des moments importants pour le destin commun des citoyens européens : une nouvelle Commission, mais aussi la négociation d’un budget qui financera les priorités de l’Union pour sept ans, le défi de la gestion commune des flux migratoires, et l’annonce d’un nouveau Green Deal européen (Pacte Vert) pour l’environnement afin d’appliquer pleinement l’accord de Paris.

Ce que je vous dis, c’est qu’aujourd’hui on a des normes très strictes qui permettent qu’au sein de l’Union européenne, on se fasse confiance et que les entreprises aient une concurrence loyale et que les consommateurs soient protégés. Je veux que dans le futur, les mêmes choses s’appliquent, donc on a besoin de contrôle, donc on a besoin de savoir ce qui rentre et qui sort.

On peut avoir ensuite avec ce pays également un soutien à son système d’état civil et surtout beaucoup d’aide au développement. Il faut que l’on puisse traiter des causes profondes de la migration, pourquoi les gens partent.

En juin dernier, il était extrêmement important pour nous que la France, rapidement et fortement, indique le soutien à la légitimité démocratique de la coalition, certes innovante mais unique et solide, qui est née des élections.

Le président de la République dit quelque chose de très clair. Il dit : si les conditions ne changent pas, ce n’est pas en diluant un problème difficile dans le temps qu’il va être moins difficile.

Notre rôle est d’être préparés à toute décision politique. Aujourd’hui, on se remobilise pour dire que le risque de "no deal" redevient probable.

Il faut qu’il y ait un choix, il faut qu’il y ait une forme d’unité nationale, il faut qu’ils sachent nous dire ce qu’ils veulent.

(…) Theresa May avait dit : les droits des citoyens, vous savez, c’est la vie quotidienne de millions de personnes, on ne va pas changer tout du jour au lendemain, il faut que les gens puissent avoir de la visibilité, on ne change pas le régime.

Nous sommes en train de négocier à 27 le budget européen pour la prochaine décennie. C’est une très lourde responsabilité vis-à-vis des citoyens européens. J’y consacre beaucoup de mon temps, car le plus important est que ce budget corresponde bien aux priorités des citoyens, qu’il porte des résultats concrets.

(…) l’Europe essaye effectivement de dépasser l’idée que cela se traite par des plans nationaux d’urgence et qu’on aille au fond à la racine de ces mouvements climatiques qui sont tout à fait inhabituels, c’est le changement climatique.

Oui c’est une crise, parce que nous avons passé, la semaine dernière, un temps certain, à se mettre d’accord sur un projet. Nous avons réussi à nous mettre d’accord sur ce que nous voulions faire pour les Européens.

C’est la raison pour laquelle cela prend peut-être un peu plus de temps que d’habitude, mais c’est parce que les élections européennes ont envoyé un message fort : c’est qu’on voulait une Europe différente, et nous essayons donc d’organiser cette Europe pour qu’elle soit différente, pas juste dans les nominations, mais bien dans le projet qu’elle porte.

Ce qui est sûr, c’est qu’on soutiendra d’abord un candidat qui est d’accord avec nos priorités, je pense qu’il y a bien d’autres critères à mettre en avant que ce soit des questions de drapeaux, des questions de pratique du français, ce serait bien que cette personne parle français.

La France considère que nous sommes à un moment de vérité européen, et qu’il nous faut absolument respecter ce qui sort des urnes.

(…) quand l’Allemagne dit non et qu’elle dit non toute seule, on dit qu’elle est forte ; quand la France pose des principes et que parfois elle dit non, on dit qu’elle est isolée, ce n’est pas normal.

L’issue que nous souhaitons c’est que les choses se fassent de manière ordonnée, et que donc les Britanniques puissent sortir de l’Union européenne en respectant le fameux accord de retrait, pour que cela se passe bien, qu’il n’y ait pas de rupture, que ce ne soit pas une crise.

Je suis venue clarifier aussi ce que deviendrait la relation future avec le Royaume-Uni, ce que l’Union européenne chercherait à négocier pour qu’ils puissent continuer à pêcher dans de bonnes conditions dans les eaux territoriales britanniques.

(…) il faut d’abord ne pas faire une extension trop longue, parce qu’on pourrait mettre en péril le vote démocratique des Britanniques, et de l’autre côté, il faut que l’Europe fonctionne.