Interventions à l’Assemblée nationale et au Sénat

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Sommaire

2020

(…)Ce qui s’est passé hier est bien une étape décisive de cette réponse commune puisque l’Allemagne a rejoint la France sur la nécessité d’une relance économique solidaire, à travers une capacité d’emprunt commun pour alimenter un fonds de relance de 500 milliards d’euros en subventions.

Nous avons tous entendu les inquiétudes et les critiques dans les premiers jours de la crise. Elles n’ont d’ailleurs pas cessé. Pourtant, on ne peut pas dire que l’Europe n’a pas pris la mesure de l’ampleur de la crise et que les Européens n’ont pas compris rapidement qu’ils ne pouvaient pas s’en sortir seuls.

Nous entrons dans ce débat de manière offensive. Nous n’accepterons pas de conserver indéfiniment les rabais : la France est contributeur net et n’a pas vocation à faire des chèques aux uns et aux autres. Nous ne voulons pas non plus d’une Europe au rabais, qui serait moins ambitieuse au motif qu’elle aurait perdu un membre.

Notre position sur la négociation à venir est simple. Nous ne serons d’accord sur rien si nous ne sommes pas d’accord sur tout.

Le CFP pour la période 2021-2027, qui ne fait pas à proprement parler l’objet d’une résolution déjà adoptée par le Sénat, sous-tend la majorité des thèmes que vous avez évoqués : la politique d’asile, la réforme de la PAC, le Plan Juncker et le programme InvestEU.

Nous devons préserver l’accès aux eaux britanniques pour nos pêcheurs. Nous devons également nous assurer d’une clé de répartition pour que nous ayons des quotas et que nous protégions la ressource.

L’accélération parce que, depuis deux ans, la France a retrouvé une voix en Europe, parce que nous avons appelé au sursaut, parce que nous avons tenu un langage de vérité, parce que nous avons tenu à dépasser des querelles politiciennes parfois qui ont englué l’Europe, qui l’ont arrêtée, qui l’ont empêchée d’avancer. Alors le bien commun que nous cherchons à défendre pour les Européens, c’est notre souveraineté.

Effectivement, à l’heure d’une décennie européenne qui s’ouvre, nous devons travailler à renforcer l’Union européenne. Le Brexit, c’est d’abord, juste pour rappeler le contexte, des choses qui vont s’accélérer dans les jours qui viennent.

2019

Nous avons déjà une démarche qui est de respecter la Constitution bolivienne et de prendre acte des décisions qui sont prises dans ce cadre, et ainsi de considérer que Jeannine Añez, qui a été désignée présidente par intérim en Bolivie, est là.

Effectivement, l’Iran est marqué depuis mi-novembre, a été marqué pendant plusieurs jours, par un mouvement de contestation extrêmement violent et de grande ampleur qui a fait suite à cette décision d’augmenter le prix du carburant dans un contexte économique que nous savons être très dégradé, lié à des événements géopolitiques sur lesquels, vous le savez, la France est extrêmement engagée pour chercher la désescalade.

Sa priorité absolue est de lutter contre le changement climatique, en présentant un nouveau pacte vert dans les cent premiers jours de son mandat, afin de faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone à l’horizon 2050 et ainsi mettre toutes les politiques en cohérence avec cet objectif, que ce soient les politiques industrielles, les politiques de mobilité, la politique agricole, les fonds structurels.

Nous voulons aussi faire évoluer à plus long terme la politique commune des pêches. Nous pensons, côté français, qu’il est utile de mettre en place de véritables quotas pluriannuels pour apporter à tous les artisans pêcheurs de la prévisibilité sur ce qu’ils pourront pêcher.

(…) la politique des quotas doit être très ferme, elle doit reposer sur des décisions scientifiques pour que nous puissions garder les stocks de manière durable.

Effectivement, vous l’avez rappelé, depuis le mois de septembre, Haïti est désormais dans une crise manifeste à la fois économique, sociale et politique et l’ensemble des manifestations appelle à la démission du président Jovenel Moïse.

Notre honneur, c’est de défendre partout la démocratie et depuis les élections générales effectivement, depuis le 20 octobre dernier, la Bolivie vit une crise politique accompagnée de troubles et de violences qui ont débouché, dimanche, sur la démission du président Morales

Aujourd’hui, un acte important a été posé, il concerne les accords sur les indications géographiques ; ce sont cent indications géographiques chinoises, et cent européennes dont 26 françaises qui vont bénéficier d’un haut degré de protection dès l’entrée en vigueur de l’accord.

Nous ne sommes pas dans l’ingérence, mais nous suivons avec la plus grande attention effectivement la situation et ses importantes manifestations qui réclament quotidiennement et depuis plusieurs semaines des réformes sur les plans économique, social et politique.

C’est la réunification de l’Allemagne. Mais c’est aussi la réunification de l’Europe. C’est la possibilité de retrouver et de bâtir ensemble un dessein commun.

La politique européenne de la France - et je crois que le président le démontre dans chacune de ses interventions et au Conseil -, c’est bien de rendre l’Europe puissante, c’est qu’elle puisse peser, qu’elle ait une voix dans le monde et qu’elle soit, pour reprendre vos mots, souveraine.

Notre préférence va pour une résolution à l’amiable de ces contentieux, car nous pensons que l’escalade des tensions, avec un allié et un partenaire, n’est pas souhaitable puisque cela aurait un impact encore plus négatif sur nos économies, sur notre commerce et sur notre industrie aéronautique.

La semaine qui vient est une semaine très importante pour l’Europe et pour la France en Europe. Il s’y déroulera un Conseil affaires étrangères, un Conseil agriculture, un Conseil affaires générales, un conseil des ministres franco-allemand à Toulouse le 16 octobre, puis le Conseil européen, les 17 et 18 octobre.

Le Conseil a également décidé de renouveler, pour six mois supplémentaires, les sanctions sectorielles appliquées à la Russie. Ces sanctions ne sont pas une fin en soi, mais sont un moyen d’encourager le règlement pacifique du conflit au Donbass.

Cette nouvelle force centrale qui s’est créée par l’élection des députés de la liste Renaissance et de ses alliés au parlement, ainsi que la poussée des Verts va permettre de nous mettre tous ensemble, de manière concrète, à faire avancer ce projet.

Mais un budget ce n’est pas seulement un moyen, c’est aussi un outil politique de premier chef, et avec le président de la République nous défendons l’idée d’une conditionnalité sociale et fiscale.

Il faut avant tout que nous puissions être en mesure de mettre en œuvre les fonds rapidement sur l’ensemble des territoires et cela demande donc une implication non seulement des diplomates européens mais également de l’État, des collectivités territoriales et des bénéficiaires pour qu’ils puissent faire part de leurs projets et ainsi recevoir les fonds qui leur sont alloués.

(…) nous souhaitons que la Russie reste membre du Conseil de l’Europe. C’est l’intérêt de l’organisation. C’est notre intérêt collectif car nous avons besoin d’un cadre multilatéral au sein du continent européen pour échanger sur les Droits de l’homme.

Le gouvernement a une conscience extrêmement aiguë de l’importance de l’accès aux eaux britanniques, accès garanti aujourd’hui par l’Union européenne pour la flotte de pêche française et singulièrement pour la flotte de pêche normande.

J’ai souhaité me rendre devant votre commission très rapidement après ma prise de fonctions et ces discussions sur le Brexit au Conseil européen d’hier, parce que je pense extrêmement important de mieux associer la représentation nationale, en particulier cette commission qui fait vivre les valeurs démocratiques de l’Union et qui fait le lien entre les citoyens français - que vous, Parlementaires, représentez - et l’Union européenne.

Une extension trop longue aurait pu être comprise comme la volonté de l’Union de retarder ou d’annuler le Brexit. Nous devons respecter le choix souverain du peuple britannique. C’était notre première priorité.

Si Theresa May ne propose pas un plan solide, ce pays qui restera un ami et un allié essentiel, aura de facto choisi de sortir sans accord.