Yémen - Q&R - Extrait du point de presse (10.09.18)

Q – Que peut faire la communauté internationale, notamment la France, pour tenter de ramener les belligérants à la table des discussions dans le conflit yéménite ?

R – La France regrette que les consultations à l’invitation des Nations unies n’aient pu se tenir, comme prévu, samedi dernier à Genève. Elle appelle les parties à reprendre au plus vite les discussions menées par l’envoyé spécial, M. Martin Griffiths, à qui elle réitère son plein soutien.

Face à la triple crise humanitaire, sanitaire et alimentaire que subit le peuple yéménite, la France a pris l’initiative de réunir le 27 juin dernier à Paris des experts représentant les États et les agences internationales les plus impliqués au Yémen, afin d’identifier les moyens concrets de répondre à l’urgence humanitaire, et en particulier aux obstacles à l’accès et à la distribution de l’aide. Cette conférence fait l’objet d’un suivi régulier avec nos partenaires de la région.

La France rappelle les impératifs que sont la protection des civils, la sécurité des personnels humanitaires et médicaux et le libre accès humanitaire. Ces obligations s’imposent à toutes les parties. La France condamne les violations du droit international humanitaire au Yémen, quels qu’en soient les responsables, ainsi que les menaces que font peser les tirs de missiles revendiqués par les Houthis sur le territoire de l’Arabie saoudite et la navigation internationale dans le détroit de Bab el-Mandeb.

Seule une solution politique négociée et inclusive, sous l’égide des Nations unies, permettra de mettre un terme à la guerre au Yémen, de soulager durablement la situation humanitaire, et de ramener la stabilité et la sécurité dans la péninsule arabique et le détroit de Bab el-Mandeb. C’est l’objectif des efforts que déploie la France auprès de l’ensemble des pays impliqués, du Gouvernement yéménite et des Houthis, avec qui notre ambassadeur est également en contact.

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