Présentation du Vénézuéla

Présentation

Données générales

VENEZUELA

Présentation du pays

Nom officiel : République bolivarienne du Vénézuéla
Nature du régime : République fédérale présidentielle
Chef de l’Etat : M. Nicolas MADURO (investi le 19 avril 2013)

Données géographiques

Superficie : 912 050 km²
Capitale : Caracas
Villes principales : Maracaibo, Valencia, Barquisimeto, Maracay, Merida, Ciudad Bolivar
Langue officielle : espagnol
Langues courantes : environ 40 langues autochtones (wayuu, piaroa, pemón, guahibo, etc.)
Monnaie : bolivar (1$ = 10 bolivars au taux officiel ; plus de 20200 bolivars au taux parallèle)
Fête nationale : 5 Juillet, jour de l’Indépendance (1811)

Données démographiques

Population (2015) : 31,1 millions (moins de 15 ans : 29,6% ; urbaine : 93,4% ; rurale : 6,6%)
Densité : environ 28,5 habitants par km²
Croissance démographique : 1,5%
Espérance de vie : 74,2 ans (hommes 71,6 ans ; femmes 77,6 ans)
Taux d’alphabétisation : 95,5%
Religions : catholicisme (96%), protestantisme (2%), autres (2%)
Indice de développement humain 2015 : 0,762 (71e) ; ajusté aux inégalités : 0,612 (82e)
Indice d’inégalité de genre : 0,476 (103ème mondial)
Part de la population vivant avec moins de 2 USD par jour : 23,8%

Données économiques
PIB 2016 : 236 Mds USD (2015 : 243 Mds USD ; 2014 : 212 Mds USD)
PIB par habitant 2016 : 7 620 USD (2015 : 7 923 UD ; 2014 : 7 030 USD)
Taux de croissance (2016) : -16,5 % (2015 : -6,2%)
Taux de chômage : 8 %
Taux d’inflation (2017) : 720 % (2016 : 800%)
Dette publique (2016) : 35,5% du PIB
Balance commerciale (2014) : excédent courant de 7Mds USD (-35% en glissement annuel)
Principaux clients (2012) : États-Unis (40%) ; Chine (20%) ; Inde (10%) ; Singapour (5%) ; Cuba (5%)
Principaux fournisseurs (2012) : États-Unis (25%) ; Chine (16%) ; UE (14%) ; Brésil (9%) ; Colombie (5%)

Exportations de la France vers le Venezuela en 2016 : 213 M€ (-24% sur 1 an, -42% en 3 ans)
Importations de la France en provenance du Venezuela en 2016 : 69,5 M€ (-27% sur 1 an)

Dispositif consulaire français au Vénézuéla : section consulaire de l’Ambassade à Caracas, consulats honoraires à Barquisimeto, Carupano, Maracaibo, Maracay, Mérida, Porlamar, Puerto Cabello, Puerto La Cruz et Puerto Ordaz.

Présence française

Communauté française : 4123 inscrits en juillet 2017 (4900 en 2012)

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Institutions

Pouvoir exécutif : régime présidentiel ; le chef de l’Etat est élu au suffrage universel pour 6 ans. Son rôle a été renforcé par la constitution de décembre 1999, révisée par referendum en 2009 pour permettre à tout titulaire d’un mandat électif de se représenter indéfiniment.

Pouvoir législatif : monocaméral. Les députés sont élus pour 5 ans. 110 des 167 sièges sont pourvus au scrutin uninominal dans les 87 circonscriptions, les 57 députés restants étant élus au scrutin de liste au niveau des 23 Etats et sur une base démographique (2 ou 3 selon le poids démographique de l’Etat). Diverses dispositions (motion de censure contre le vice-président et les ministres, référendum révocatoire de mi-mandat, conditionnement du droit présidentiel de dissolution) permettent de faire contrepoids au pouvoir présidentiel.

La constitution de 1999 institue un conseil moral républicain, un défenseur du peuple, un procureur général et un contrôleur général de la République. Elle a également introduit des éléments de démocratie participative en élargissant le champ du référendum et L’invention de l’ « Etat communal » transfère le pouvoir décisionnel local à des assemblées non élues de citoyens, qui court-circuitent l’organisation politique traditionnelle en rendent directement des comptes au pouvoir central.

Autorité judiciaire : la professionnalisation de la carrière judiciaire est inscrite dans le « bloc de constitutionnalité ». Le Tribunal suprême de justice comprend six chambres, dont une chambre constitutionnelle, qui interprète la Constitution et veille à son respect.

Principales forces politiques en présence, et derniers résultats électoraux :

  • le Partido socialista unido de Vénézuéla (PSUV) prend la suite du MVR (Mouvement Vème République) au début de l’année 2007, dans le but de fédérer les formations favorables au chavisme. Une douzaine d’entre elles, dont le Parti Communiste Vénézuélien (PCV), subsiste néanmoins et se regroupe autour du PSUV dans le « Grand Pôle Patriotique », qui gagne l’élection présidentielle du 7 octobre 2012 avec 55% des voix (dont 78% reviennent au PSUV) ainsi que le scrutin du 14 avril 2013 (50,61% des voix, dont 84,2% pour le PSUV.
  • La Mesa de la Unidad Democrática (MUD) : de 1958 à 1998, l’Action Démocratique (AD, Social-Démocrate) et COPEI (Démocratie Chrétienne) alternent au pouvoir. A partir de 2006, le processus de regroupement des différentes formations de l’opposition au chavisme, très divisées, aboutit, en juin 2009, à la création de la MUD, dont la trentaine de composantes couvrent tout le spectre politique (dont AD et COPEI). La principale est à ce jour « Primero Justicia », le parti d’Henrique Capriles. La MUD recueille 44% des suffrages à la présidentielle d’octobre 2012 (bulletins multi-partisans), et 49% à celle avril 2013 ( bulletin unique « MUD »). Les élections législatives de décembre 2015 marquent un tournant majeur : la MUD remporte sur le PSUV et ses alliés une victoire écrasante, avec près de 66% des voix. Bien qu’entériné par le Conseil national électoral dans un premier temps, le résultat est finalement contesté et la MUD doit renoncer, jusqu’à nouvel ordre, à 3 de ses élus, ce qui la prive de la super-majorité qualifiée des 2/3 (mais elle conserve à ce jour celle des 3/5).

Évolution politique et sociale

Aux affaires de février 1999 à mars 2013 (réélu en 2000, 2006 et 2012), le président Chavez a engagé le Vénézuéla dans la « révolution bolivarienne », un processus de profonde transformation politique et sociale. Il revendiquait l’instauration d’un « socialisme du XXIe siècle » visant un idéal de démocratie participative, dans le cadre d’un Etat dirigiste concentrant l’essentiel du pouvoir. S’appuyant sur d’importants revenus pétroliers, le régime a mis en place une ambitieuse politique de redistribution de cette manne. Des programmes sociaux (34 « Missions ») visent à améliorer l’accès des plus démunis à la santé, au logement, à l’éducation, à l’alimentation, à l’emploi. Ils sont mis en œuvre avec l’aide d’environ 40 000 coopérants cubains, dont une majorité de professionnels de santé. Ces programmes (45,7% du budget de l’Etat en 2010) ont permis de réduire la pauvreté qui, selon la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), recule de 54% à 23,8% de 2003 à 2009.

Le décès d’Hugo Chavez marque le début d’une période de forte instabilité politique et sociale, qui commence avec la contestation des résultats de l’élection présidentielle de 2013 par l’opposition. Les manifestations qui s’ensuivent prennent un tour violent et font 11 morts (bilan officiel). Un audit électoral de l’Union des Nations sud-américaines (UNASUR), lui-même contesté par l’opposition, confirme l’élection de N. Maduro. Le chavisme remporte également les élections municipales du 8 décembre 2013 (49,2% des suffrages, contre 42,7 % à l’opposition, 255 municipalités sur 337), même si la MUD confirme sa bonne implantation dans les grands centres urbains.

Au printemps 2014, une nouvelle vague de manifestations est initiée par des étudiants pour protester contre les pénuries qui se font jour dans un contexte de baisse des recettes pétrolières, et contre la criminalité galopante. Rapidement politisées par les tenants de l’aile dure de l’opposition réclamant le départ anticipé du Président Maduro (« la salida »), elles donnent lieu à des violences de rue qui se soldent par 43 décès. La stratégie de confrontation du parti « Voluntad popular » suscite des réserves au sein de la MUD. Son dirigeant, Leopoldo Lopez, est arrêté pour incitation à la violence et condamné à plus de 13 ans de détention. Le dialogue national initié sous l’égide de l’UNASURr et du Nonce apostolique au lendemain des violences tourne court, malgré la constitution d’une troïka (ministres des affaires étrangères du Brésil, de l’Equateur et de la Colombie).

La victoire de l’opposition aux législatives de décembre 2015 ouvre une nouvelle séquence politique, marquée par une paralysie politique et institutionnelle quasi-totale depuis l’installation de la nouvelle majorité, en janvier 2016. Pendant ce temps, la crise économique, sanitaire et sécuritaire du pays s’aggrave dans des proportions alarmantes, et le climat social se tend un peu plus chaque jour, donnant lieu à de nombreuses manifestations spontanées et à des pillages dans tout le pays.

Une nouvelle médiation politique a été initiée en octobre 2016, placée sous l’égide de l’UNASURet conduite par les anciens présidents M. Leonel Fernandez (République dominicaine), M. Martin Torrijos (Panama) et l’ancien Premier ministre espagnol M. José Luiz Rodriguez Zapatero et. Le dialogue s’est à nouveau interrompu au bout de cinq semaines, faute de compromis sur les points à l’agenda (sort des prisonniers politiques, approvisionnement alimentaire et sanitaire du pays, droits du parlement et Etat de droit, calendrier électoral).

La décision du Tribunal suprême de justice du 27 mars 2017 de s’arroger les prérogatives de l’Assemblée nationale conduit, malgré son retrait dans les jours suivants, à une importante mobilisation de l’opposition. En quatre mois, les manifestations quasi-quotidiennes et les affrontements entre opposants et forces de sécurité font 124 morts et plus de 2000 blessés. Le 31 mars, la Procureure générale de la République, Luisa Ortega, dénonce une « rupture de l’ordre constitutionnel », cette chaviste historique entre en dissidence et condamne les violations aux droits de l’homme commise par les forces de sécurité. Face au mouvement de contestation le Président Maduro annonce l’élection d’une Assemblée nationale constituante présentée comme un espace de dialogue pour trouver une solution à la crise. L’opposition refuse de participer à une élection qu’elle juge « frauduleuse » et un mode de scrutin « biaisé », elle se mobilise pour empêcher la tenue de l’élection, appelant à deux grèves générales et organisant son propre référendum qui signifie à 98% le rejet de l’initiative présidentielle. Le 31 juillet, malgré les nombreuses condamnations internationales, l’Assemblée nationale constituante est élue, elle est uniquement composée de députés chavistes et prend ses décisions à l’unanimité par acclamation. Parmi ses premières décisions, la Constituante décide de destituer la Procureure générale qui se réfugie en Colombie. L’Assemblée constituante s’arroge également les prérogatives législatives de l’Assemblée nationale et décide de la destitution et des poursuites judiciaires à l’encontre de plusieurs responsables de l’opposition.

Situation économique

Bien que détenteur des plus grandes ressources pétrolières prouvées du monde (297 Mds de barils), le Vénézuéla traverse depuis trois ans une crise économique grave (chute de 4% du PIB en 2014,8% en 2015 et 13,7% en 2016 ; perspectives très négatives pour 2017).
La baisse drastique des cours du brut sur la même période n’a fait que révéler les faiblesses structurelles d’une économie dont la dépendance à la rente pétrolière ne cesse de croître (96% des rentrées de devises et 50% de ses recettes budgétaires). La complexité du système de change, et un bolivar très surévalué (taux officiel : 1$ = 10 bolivars ; taux parallèle : 1$ = 1100 bolivars) aggravent le rationnement des devises et pèsent gravement sur les importations, y compris des biens de base. Les pénuries alimentaires, de médicaments et de matières premières dégradent les conditions de vie et de production. La création monétaire à laquelle se livre l’Etat vénézuélien pour pallier son manque de liquidité génère une hyperinflation qui fait baisser le niveau de vie (180% en 2015 selon la Banque centrale vénézuélienne, 800% en 2016, près de 2000% annoncés par le FMI pour 2017).

Bien que les autres ressources naturelles abondent (minières : or, bauxite, fer, nickel, charbon, mais aussi ressources hydrauliques et agricoles), la production nationale hors pétrole est devenue résiduelle et le pays importe l’essentiel de ce qu’il consomme, traduisant un cas de maladie hollandaise. En effet, la politique de redistribution de la manne pétrolière, moteur de la croissance, a progressivement découragé l’investissement dans les autres secteurs, si bien que l’Etat cherche aujourd’hui de nouveaux financements, notamment auprès de ses nouveaux partenaires stratégiques (Chine, Russie).

Pérenniser la politique sociale reste toutefois une priorité politique du gouvernement, qui doit cependant composer avec des moyens en constante diminution.

Politique étrangère

Sur le plan international

La rhétorique « anti-impérialiste » vis-à-vis des Etats-Unis a forgé la politique étrangère d’Hugo Chavez et amené Caracas à nouer des relations étroites avec la Russie ou l’Iran. Au-delà de cette posture, Hugo Chavez avait cherché à bâtir une diplomatie sud-sud, émancipée des Occidentaux, et à promouvoir un monde multipolaire (nouvelles alliances stratégiques avec la Chine, la Russie et l’Iran ainsi que, dans une moindre mesure, avec la Biélorussie, l’Ukraine et la Syrie). Ces orientations sont fidèlement reprises par son successeur, Nicolas Maduro, avec un accent sur les partenaires de l’OPEP (Qatar, Emirats arabes unis, qui a fait de la baisse de la production pétrolière mondiale son principal objectif diplomatique.

Avec la Chine, où Hugo Chavez s’est rendu à plusieurs reprises et où Nicolas Maduro a déjà effectué plusieurs visites, le Vénézuéla a développé des relations étroites sur les plans économique et financier. Avec la Russie, l’accent est mis sur la coopération industrielle et militaire, le Vénézuéla espérant obtenir d’importants transferts de technologie. Mais la dimension politique n’est pas absente puisque le Président Chavez a reconnu l’indépendance des régions séparatistes géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, et que le Kremlin soutient publiquement le régime vénézuélien. Dans le même esprit, le Vénézuéla s’est efforcé de se construire une politique africaine, en accueillant en septembre 2009 le deuxième sommet Afrique-Amérique du Sud, et en ouvrant plusieurs ambassades en Afrique. Avec 18 représentations, il y détient désormais le troisième réseau latino-américain après Cuba et le Brésil. La crise politique qu’il traverse l’a toutefois poussé à se recentrer sur ses priorités politiques et régionales.

Les Etats-Unis demeurent le premier partenaire économique et commercial du Venezuela (1er client pour le pétrole). En revanche, la relation politique est empreinte de méfiance et les deux pays ne sont plus représentés que par des chargés d’affaires depuis 2010. L’avènement de Nicolas Maduro n’a apporté aucune amélioration, malgré une brève tentative de rapprochement en 2013. En mars 2015, l’adoption de sanctions unilatérales par les Etats-Unis contre plusieurs hauts fonctionnaires, après les violences du printemps 2014, a provoqué une nouvelle hausse des tensions, régulièrement réactivées depuis malgré les contacts politiques informels qui se poursuivent. La crise du printemps 2017 et l’élection de l’Assemblée constituante entrainent l’adoption de nouvelles sanctions individuelles et économiques par les Etats-Unis. Entre le 26 juillet et le 9 août, 22 hauts-responsables vénézuéliens sont sanctionnés pour avoir participé à la répression violente des manifestations et à l’organisation de l’élection de la Constituante, d’autres sont visés pour leur rôle clé dans l’appareil économique. Le 31 juillet, le Président Maduro est sanctionné personnellement. Le 25 août, un décret présidentiel américain met en place les premières sanctions économiques, elles interdisent aux banques américaines d’acheter les titres de dette nouvellement émises par l’Etat vénézuélien ou par PDVSA et limitent les échanges sur le marché secondaire en interdisant d’échanger tout ou partie des titres déjà sur le marché émis par l’Etat et les entreprises publiques vénézuéliennes.

Le régime chaviste soutient la cause palestinienne (rupture des relations diplomatiques avec Israël après l’opération « plomb durci » dans la bande de Gaza). Le Venezuela a siégé comme membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies en 2015-2016 (présidence du CSNU en février 2016).

Sur le plan régional

L’intégration régionale, deuxième volet de la politique étrangère du Vénézuéla, n’est pas étrangère à l’histoire, notamment à la « grande Colombie » de Simon Bolivar. Elle se développe selon deux modalités :

  • un axe idéologique (« bolivarien »), dans le cadre de l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA), qui regroupe neuf pays d’Amérique latine et des Caraïbes dont la Bolivie, Cuba, l’Équateur, le Nicaragua, en lien avec l’initiative énergétique régionale Petrocaribe (fourniture de pétrole, à des conditions préférentielles, à plusieurs États d’Amérique centrale et des Caraïbes) ;
  • une logique plus « géographique », à travers l’Union des Nations sud-américaines (UNASUR) et la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC), instituée les 2 et 3 décembre 2011 à Caracas. Cette communauté regroupe tous les États du continent à l’exception des États-Unis et du Canada. Le Vénézuéla a quitté la CAN (Communauté andine des Nations) en 2006 pour adhérer au Mercosur (31 juillet 2012). Il ne participe toutefois pas aux négociations commerciales avec l’Union européenne. Le pays a été suspendu du Mercosur à partir du 1er décembre 2016, pour n’avoir transposé que partiellement l’acquis juridique commun du bloc. Le 5 août, le Venezuela est suspendu de manière indéfinie de l’organisation régionale en application de la clause démocratique du Protocole d’Ushuaïa

Le Vénézuéla a dénoncé la Convention Interaméricaine des droits de l’Homme de 1969, se retirant ainsi du système de protection interaméricain des droits de l’Homme. Ce retrait est devenu effectif le 10 septembre 2013. Le Venezuela a également annoncé son retrait de l’Organisation des Etats américains en mai 2017, tout en participant au Sommet de Cancun le 19 juin 2017 où le Venezuela est parvenu à réunir une minorité de blocage pour empêcher l’adoption d’une résolution le condamnant.

La relation avec la Colombie, conflictuelle sous la Présidence d’Alvaro Uribe qui s’est normalisée avec l’arrivée au pouvoir du Président Juan Manuel Santos en août 2010, a connu une nouvelle dégradation ces derniers mois. Les autorités colombiennes ont dénoncé à de multiples reprises les agissements de leurs homologues vénézuéliens, qualifiant le régime de « dictature ». Le gouvernement colombien a en outre offert l’asile à l’ancienne Procureure générale, Luisa Ortega. La frontière est le théâtre de montées de tension épisodiques et voit un nombre croissant de Vénézuéliens confrontés aux pénuries et à la violence chercher un refuge ou des biens (nourriture, médicaments) en Colombie. Le Venezuela fait toutefois partie des Etats parrains du processus de paix colombien.

Le lien avec Cuba est à la fois idéologique (amitié entre Hugo Chavez et Fidel Castro) et économique. Cuba reste l’un des principaux bénéficiaires du programme Petrocaribe, moyennant l’envoi au Venezuela de dizaine de milliers de coopérants, notamment dans le domaine de la santé. Cette amitié reste structurante pour le Venezuela malgré la disparition de Chavez et de Castro, et le rapprochement cubano-américain depuis décembre 2014.

Mise à jour : 08.11.17

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