Présentation

Ancien condominium franco-britannique indépendant depuis 1980, très lié culturellement à la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu entretient avec la France une relation particulière, qui se traduit par des entretiens réguliers (visite à Paris du premier ministre vanuatais en novembre 2015 à l’occasion du Sommet France-Océanie ; entretiens avec le ministre français des Affaires étrangères en janvier 2017 à Paris puis en mai 2018 à Nouméa).

Les actions de coopération sont notamment encadrées par une convention France - Nouvelle-Calédonie - Vanuatu, conclue en 2002, et renouvelée une quatrième fois le 23 février 2015. La réunion annuelle de la commission mixte installée par la convention définit les projets à mettre en œuvre. Par le biais de l’AFD, du Fonds Pacifique, et de l’ambassade de France à Port-Vila, la France soutient des projets relatifs à la francophonie, à commencer par le développement de l’université nationale qui a été inaugurée le 17 février 2017.

Pays trilingue (l’Anglais, le Français et le Bichlamar sont reconnus par la constitution comme langues officielles – on estime à environ 40% de la population les francophones, surtout concentrés dans l’île de Santo), le Vanuatu est l’unique Etat océanien de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), rejoint lors du dernier sommet à Madagascar du 27 novembre 2016 par la Nouvelle-Calédonie (en tant qu’observateur).

Bien que le Vanuatu ne dispose pas d’armée à proprement parler, les Forces Armées de Nouvelle Calédonie (FANC) entretiennent des relations avec les gardes côtes notamment pour la surveillance de la ZEE du Vanuatu, la formation et l’assistance civile. Les FANC interviennent également dans le domaine des infrastructures avec l’opération dite « Castor », dont la dernière édition s’est tenue en juin 2017 (en grande partie sur financement du Fonds Pacifique, abondé par le Département).

L’un des quatre pays les moins avancés (PMA) que compte l’Océanie, la République du Vanuatu présente une forte vulnérabilité aux risques naturels (les dégâts liés au cyclone Pam représentent deux tiers du PIB, selon la Banque mondiale). Dans le cadre des accords FRANZ (France-Australie-Nouvelle-Zélande, pour la coordination de la réponse post-catastrophes), la France s’est massivement engagée dans les opérations humanitaires qui ont suivi le dévastateur cyclone Pam ainsi que, plus récemment, à la suite de l’éruption volcanique sur l’île d’Ambaé.

Mise à jour : 14.06.18

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