Présentation de la Turquie

Données générales

Présentation du pays

Carte de la Turquie

Nom officiel : République de Turquie
Nature du régime : République parlementaire fondée le 29 octobre 1923
Date de la Constitution en vigueur : 1982
Chef de l’Etat : M. Recep Tayyip ERDOĞAN
Chef du Gouvernement : M. Binali YILDIRIM
Fête nationale : 29 octobre

Données géographiques
Superficie : 780 576 km²
Capitale : Ankara
Villes principales : Istanbul, Ankara, Izmir, Bursa, Eskisehir, Gaziantep, Kayseri, Konya
Langue officielle : turc
Monnaie : livre turque

Données démographiques
Population : 79,5M (2016)
Croissance démographique : 1,5% (2016)
Espérance de vie : 75 ans (2016)
Taux d’alphabétisation : 95,7 % (2016)
Religions : la laïcité est affirmée par la Constitution. 99% des citoyens sont musulmans, en majorité sunnites. Il existe une minorité alévie (environ 20% de la population) et des minorités chrétiennes (grecs orthodoxes, rites arméniens grégoriens, syriaques, catholiques latins) et juive
Indice de développement humain (IDH, 2016) : 0,76 (72ème rang mondial)

Données économiques

PIB (2016) : 707 Mds€
PIB/hab (2016) : 9289€
Taux de croissance (2016) : + 3,2%
Taux de chômage (2016) : 12,7%
Taux d’inflation (2016) : 8,5%
Solde budgétaire en % du PIB (2016) : -1,60%
Principaux clients (2016, en pourcentage des exportations turques) : Allemagne (9%), Royaume-Uni (8,1%), Irak (5,3%)
Principaux fournisseurs (2016, en pourcentage des importations turques) : Chine (12,8%), Allemagne (10,8%), Russie (7,6%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

Composition du gouvernement

65ème gouvernement de la République de Turquie, formé le 24 mai 2016

M. Binali YILDIRIM, Premier ministre
Bekir BOZDAǦ
Vice-Premier ministre
Prof. Recep AKDAĞ
Vice-Premier ministre
Hakan ÇAVUŞOĞMU
Vice-Premier ministre
Fikri IŞIK
Vice-Premier ministre
Mehmet ŞIMŞEK
Vice-Premier ministre

Ministres

Abdülhamit GÜL : Ministre de la Justice
Naci AĞBAL : Ministre des Finances
Fatma Betül SAYAN KAYA : Ministre de la Famille et des Affaires sociales
Ömer ÇELIK : Ministre des Affaires Européennes
Faruk ÖZLÜ : Ministre de la Science, de l’Industrie et de la Technologie
Nurettin CANİKLİ : Ministre de la Défense nationale
Julide Sarı EROĞLU : Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale
Mehmet ÖZHASEKİ : Ministre de l’Environnement et de l’Urbanisme
Mevlüt ÇAVUŞOĞLU : Ministre des Affaires étrangères
Nihat ZEYBEKCI : Ministre de l’Economie
Berat ALBAYRAK : Ministre de l’Energie et des Ressources Naturelles

Osman Aşkın PAK : Ministre de la Jeunesse et des Sports
Ahmet Eşref FAKIBABA : Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de l’Elevage
Bülent TÜFENKÇI : Ministre des Douanes et du Commerce
Süleyman SOYLU : Ministre de l’Intérieur
Prof. Numan KURTULMUŞ : Ministre de la Culture et du Tourisme
Ismet YILMAZ : Ministre de l’Education nationale
Prof. Veysel EROĞLU : Ministre des Eaux et Forêts
Ahmet DEMIRCAN : Ministre de la Santé
Ahmet ARSLAN : Ministre des Transports, de la Marine et de la Communication
Lütfi ELVAN : Ministre du Développement

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://tr.ambafrance.org/
Consulat général : Istanbul
Communauté française : 9 851 enregistrés
Communauté turque en France : 326 375 inscrits sur les listes électorales

Eléments d’actualités

Politique intérieure

Une tentative de coup d’Etat a eu lieu le 15 juillet 2016. Elle a entraîné l’instauration de l’état d’urgence et des purges au sein de l’appareil d’Etat et dans les institutions publiques. Si ces purges ont dans un premier temps visé la confrérie fondée par Fethullah Gülen, accusé d’avoir fomenté le putsch, elles touchent désormais la société civile, en particulier le milieu universitaire, les médias et les militants des droits de l’Homme, mais aussi les secteurs économiques. 150 000 fonctionnaires ont été mis à pied , 45 000 personnes ont été incarcérées. Plusieurs organismes internationaux, dont la Commission européenne et la Commission de Venise, ainsi que les ONG alertent sur l’usage qui est fait des pouvoirs de l’état d’urgence et sur la situation dégradée des droits de l’Homme. La question du respect des droits fondamentaux fait l’objet d’un suivi très vigilant de la part de la France, lors des entretiens politiques avec les autorités turques et via notre ambassade et notre consulat général à Ankara et Istanbul. L’ancrage de la Turquie au sein de la Convention européenne des droits de l’homme est à cet égard essentiel. Le gouvernement a soumis à référendum un projet de présidentialisation des institutions, adopté le 16 avril 2017 à 51,4%. La mission d’observation de l’OSCE et du Conseil de l’Europe a relevé que le scrutin s’était déroulé dans un cadre « inéquitable » et a regretté une utilisation disproportionnée de l’état d’urgence et des pressions contre les partisans du « non ». Les prochaines élections sont prévues en 2019 : en mars pour les élections locales, en novembre pour les élections législatives et présidentielle.

Situation économique

Avec un PIB de 707 Mds€ en 2016, et une population de 79,5 millions d’habitants, la Turquie occupe le 17ème rang des économies mondiales. Après la forte croissance des années 2000 (5,2% en moyenne entre 2002 et 2012) et après avoir plutôt bien surmonté et rebondi après la crise des années 2008 et 2009 (progression du PIB de 9,2% en 2010 et 8,8% en 2011), le pays a vu son rythme de croissance ralentir ces dernières années (+2,9% en 2014, +3,8% et +3,2% en 2016).

Politique étrangère

Depuis 2002, l’activité diplomatique de la Turquie s’est accrue grâce à une forte croissance du réseau diplomatique et au développement des échanges extérieurs. La Turquie a siégé pour la première fois en 2009-2010 au Conseil de sécurité de l’ONU. Membre du Conseil de l’Europe depuis 1949 et de l’OTAN depuis 1952, elle a en outre développé un discours mettant en avant son ouverture vers les autres régions, même si des invariants demeurent (attachement réitéré à l’adhésion à l’UE, avec laquelle les liens demeurent étroits, tensions persistantes avec plusieurs voisins, approche des questions régionales à travers un angle avant tout sécuritaire).

Grèce : la relation avec Athènes reste difficile, malgré un rapprochement au cours des vingt dernières années, notamment dans le contexte du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE et de développement des échanges économiques. De nombreux irritants bilatéraux persistent, en particulier autour des îles de la mer Egée et du statut des minorités. Le président Erdoğan a effectué en Grèce en décembre 2017 la première visite d’un président turc depuis 65 ans.

Chypre : la Turquie occupe, depuis 1974, 37% de l’île, un territoire autoproclamé en 1983 « République turque de Chypre du Nord » (uniquement reconnue par Ankara). La Turquie ne reconnaît pas la République de Chypre et refuse d’appliquer le protocole d’Ankara de 2005, qui devait étendre l’Union douanière entre la Turquie et l’UE aux Etats ayant adhéré à l’UE en 2004. Etat garant de la sécurité de l’île depuis 1960, au même titre que la Grèce et le Royaume-Uni, la Turquie a été impliquée dans la dernière phase des négociations, relancées en 2015 sous l’égide de l’ONU mais suspendues après l’échec de la Conférence de Crans Montana le 7 juillet 2017.

Arménie : la Turquie a fermé sa frontière avec l’Arménie en 1993 (début de l’occupation arménienne du Haut-Karabakh). Les tentatives de normalisation n’ont pas abouti à ce stade.
Israël : si la Turquie a été le premier Etat à population majoritairement musulmane à reconnaître Israël, en 1948, la relation entre les deux pays reste complexe, compte tenu des divergences entre les deux Etats sur le conflit israélo-palestinien.

Russie : la Russie est un partenaire important d’Ankara sur les plans économique, énergétique, mais aussi politique, avec un rapprochement depuis juin 2016 (coopération anti-terroriste, dialogue sur les questions régionales avec notamment la mise en place du processus d’Astana sur la Syrie avec l’Iran).

Syrie : la répression des manifestations en Syrie et le soutien turc aux groupes d’opposition ont entraîné la rupture des relations avec Damas. La progression du PYD, considéré comme la filiale syrienne du PKK, est un facteur majeur d’inquiétude pour la Turquie, présente en Syrie depuis le lancement, le 24 août 2016, de l’opération Bouclier de l’Euphrate. Cette présence militaire est renforcée depuis le lancement le 20 janvier 2018 de l’opération « rameau d’olivier ». Tout en participant aux négociations d’Astana, la Turquie soutient les discussions à Genève en vue d’une solution politique et est membre depuis 2015 de la Coalition contre Daech.

Irak : les relations avec Bagdad, complexes, ont fait l’objet d’une amélioration depuis début 2017. Si des irritants demeurent (interventions militaires turques dans le nord de l’Irak), les perspectives de coopération économique favorisent la poursuite du dialogue. Il en va de même pour le Gouvernement régional du Kurdistan irakien, même si les relations ont récemment été affectées par la tenue d’un référendum d’autodétermination le 25 septembre 2017.

Mise à jour : 07.03.18

Informations complémentaires

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