Présentation

Données générales

Nom officiel : République démocratique de Timor-Est
Nature du régime : démocratie parlementaire
Chef de l’Etat : Francisco Guterres, Président de la République (depuis mars 2017)

Situation économique :

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/timor-oriental

Données géographiques

Superficie : 15 410 km²
Capitale : Dili
Villes principales : Bacau
Langues officielles : tetum, portugais
Langues courantes : tetum, portugais, indonésien
Monnaie : dollar américain (à partir d’1$) et centavos (en-dessous d’1 $)
Fête nationale : 20 mai

Données démographiques

Population (BM 2016) : 1,27 millions d’habitants
Densité : 82,5 h/km²
Croissance démographique : 3%
Espérance de vie (BM 2016) : 69 ans
Taux d’alphabétisation (2015) : 82,2 %
Religion (s) : catholique à plus de 95%
Indice de développement humain (2015) : 0,6 (136ème)

Ambassade de France à Djakarta : https://id.ambafrance.org/

Politique étrangère

Après l’occupation indonésienne entre 1976 et 1999 qui a pris fin avec la chute de Suharto, entrainant un climat de violences alimentées par les milices pro-indonésiennes, la population timoraise s’est prononcée à près de 80% en faveur de l’indépendance au cours d’un référendum d’autodétermination organisé en août 1999 sous l’égide de l’ONU, qui a administré provisoirement le pays, jusqu’à son indépendance en 2002. De violents affrontements entre l’armée et la police en mai 2006 ont conduit le président Gusmão à demander l’intervention de la communauté internationale. Une force militaire de 2 500 hommes, déployés par l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Malaisie et le Portugal, avait été envoyée pour rétablir l’ordre. Une nouvelle mission de police (la MINUT - mission des Nations unies au Timor) a été créée par le Conseil de sécurité des Nations unies (résolution 1704) en août 2006, notamment pour aider l’organisation des élections de 2007. Son mandat s’est achevé à la fin de l’année 2012.

La stabilisation politique du pays s’est confirmée avec le bon déroulement de la première élection présidentielle sans la supervision des Nations unies le 20 mars 2017. Soutenu par les deux principaux partis du pays, Francisco Guterres, a été élu à la tête du pays avec 57% des suffrages, à l’issue du premier tour de l’élection. Face à la paralysie politique qui a suivi les élections législatives de juillet 2017 et à la suite du vote de plusieurs motions de défiance à l’encontre du gouvernement, le président a prononcé la dissolution du Parlement national le 26 janvier 2018 et convoqué des élections législatives anticipées le 12 mai. Le projet électoral LEARN mis en œuvre par le PNUD avec des financements du Japon et de la Corée du Sud apportera cette année encore son soutien aux deux organes électoraux est-timorais afin d’assurer le bon déroulement de ces élections.

Timor-Est privilégie ses relations avec ses deux voisins immédiats que sont l’Indonésie et l’Australie, ainsi que son insertion en Asie du Sud-Est. Le pays a fait état de son souhait d’adhérer à l’ASEAN depuis 2011. Des liens très forts persistent avec le Portugal. Le portugais est l’une des deux langues officielles et est utilisé pour la rédaction des textes de loi. Depuis son indépendance, le Timor est membre de la Communauté des Pays de Langue Portugaise (CPLP), organisation regroupant les 8 pays lusophones. Timor-Est est le 4e bénéficiaire de l’aide au développement portugaise.

Les relations avec l’Indonésie se sont apaisées depuis la conclusion rendue en 2008 par la commission de réconciliation « Vérité et Amitié », établie pour faire la lumière sur les événements de 1999, reconnaissant la responsabilité institutionnelle de l’Indonésie. Le président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, avait alors exprimé ses profonds regrets. Il s’est rendu à trois reprises en visite officielle à Timor-Est au cours de ses deux mandats (2004 – 2014) tandis que le Premier ministre timorais s’est rendu à Jakarta en aout 2015.

Les deux pays ont établi en 2011 des consultations sur les questions stratégiques et de sécurité et la coopération entre leurs forces armées et renforcent leur coopération bilatérale dans le secteur de la Défense.

Avec l’Australie les questions liées au tracé de la frontière maritime entre les deux pays et au partage des richesses gazières du Timor ont longtemps été sources de tensions. Les deux pays ont signé le 8 mars 2018 un nouveau traité établissant leurs frontières maritimes, apportant ainsi un statut légal au gisement « Greater Sunrise » dont les ressources sont évaluées à plus de 50 Mds de dollars.

L’exploitation de ces ressources constitue l’enjeu économique le plus crucial pour le développement du Timor dans les années à venir. Avec près de 40% du total de l’aide internationale, l’Australie est le premier donateur bilatéral. Les deux pays ont signé, en novembre 2011, un accord de partenariat pour le développement (éducation, santé, infrastructures rurales et gouvernance).

Le Timor est devenu membre du FMI, de la Banque mondiale et de la BAsD en 2011. Sa candidature pour devenir membre de la Communauté du Pacifique (CPS), présentée lors du Comité des représentants des gouvernements et administrations (CRGA) de novembre 2014, n’a pas encore abouti à ce stade.

Mise à jour : juin 18

Informations complémentaires

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