Présentation

Données générales

Nota : Timor, comme pour tous les pays tirant leur nom d’une île, n’est pas masculin. Il est donc erroné de dire « le » Timor. En malais, le mot signifie « orient ».

Présentation du pays

Plus jeune État d’Asie (il a accédé à l’indépendance en 2002), Timor-Est a choisi, sous l’égide des Nations Unies et avec l’aide de la communauté internationale, de privilégier un développement durable dans un cadre démocratique. C’est également l’un des pays les plus pauvres de la région, qui porte les traces de son histoire récente (lutte pour l’indépendance du Portugal puis de l’Indonésie) et qui est, dans une certaine mesure, dépendant, pour sa croissance économique et son développement humain, de l’aide internationale (agences spécialisées des Nations unies comme le PNUD et l’UNICEF, Portugal, Japon, Australie, UE).

Nom officiel : République démocratique de Timor-Est
Nature du régime : démocratie parlementaire
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement :Francisco Guterres , Président de la République (depuis mars 2017)

Données géographiques

Données géographiques
Superficie : 15 410 km²
Capitale : Dili
Villes principales : Bacau
Langues officielles : tetum, portugais
Langues courantes : tetum, portugais, indonésien
Monnaie : dollar américain (à partir d’1$) et centavos (en-dessous d’1 $)
Fête nationale : 20 mai

Données démographiques

Données démographiques :
Population (2016) : 1,23 M
Densité : 82,5 h/km²
Croissance démographique : 3%
Espérance de vie (2015) : 68 ans
Taux d’alphabétisation (2015) : 82,2 %
Religion (s) : catholique à plus de 95%
Indice de développement humain (2015) : 0,6 (136ème)

Données économiques

PIB (BM 2014) : 1,442 milliards US$
PIB par habitant (2015) : 1 158 US$
Taux de croissance (BM 2015) : 4,3%
Taux de chômage : 4,4%, sous-emploi important
Taux d’inflation (FMI 2014) : 0.4%
Balance commerciale : -0,143 Md US$ (2012)
Principaux clients : Australie, Etats-Unis, Nouvelle-Zélande
Principaux fournisseurs : Indonésie, Singapour, Australie
Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB (2013) :

  • agriculture : 31,5 %
  • industrie : 15,9 %
  • services : 52,6%

Exportations de la France vers Timor-Est : 1 M €
Importations françaises depuis Timor-Est : 276 000 €

Site internet de la Direction Générale du Trésor

Présence française

Site internet de l’Ambassade
Consulat : aucun
Communauté française : environ 40 personnes Communauté timoraise en France : NC

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Après l’occupation indonésienne entre 1976 et 1999 qui a pris fin avec la chute de Suharto, entrainant un climat de violences alimentées par les milices pro-indonésiennes, la population timoraise s’est prononcée à près de 80% en faveur de l’indépendance au cours d’un référendum d’autodétermination organisé en août 1999 sous l’égide de l’ONU, qui a administré provisoirement le pays, jusqu’à son indépendance en 2002.

La première élection présidentielle sans la supervision des Nations unies s’est tenue le 20 mars 2017, après une campagne électorale sans incident notable. Soutenu par les deux principaux partis du pays, Francisco GUTERRES, a été élu à la tête du pays avec 57% des suffrages, à l’issue du premier tour de l’élection. Les élections législatives se sont tenues en juillet 2017, L’arrivée en tête du FRETILIN et du CNRT (29,5% des voix chacun) et l’entrée de deux nouvelles formations politiques au Parlement n’ont pas encore permis la constitution d’une nouvelle majorité gouvernementale.

Francisco GUTERRES deviendra officiellement le 4e président du pays après la cérémonie d’investiture qui aura lieu le 20 mai 2017. Il succède à José Maria DE VASCONCELOS, chef des forces de libération nationale de Timor-Est (Falintil) pendant la lutte pour l’indépendance (président de 2007 à 2012) ; José RAMOS HORTA prix Nobel de la paix et ancien Premier ministre, (2007-2012) et à Xanana GUSMAO, ancien chef de la résistance (2002-2007)

La situation politique et sécuritaire est cependant restée fragile. De violents affrontements entre l’armée et la police en mai 2006 ont conduit le président GUSMAO à demander l’intervention de la communauté internationale. Une force militaire de 2 500 hommes, fournis par l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Malaisie et le Portugal, a rétabli l’ordre dans les rues de Dili et sécurisé l’aéroport. Une nouvelle mission de police (la MINUT - mission des Nations unies au Timor) a été créée par le Conseil de sécurité des Nations unies (résolution 1704) en août 2006, notamment pour aider l’organisation des élections de 2007. Son mandat s’est achevé à la fin de l’année 2012. La stabilisation politique du pays s’est confirmée avec le bon déroulement des élections présidentielles et législatives de 2012 et 2017.

Situation économique

Timor-Est est l’un des pays les plus pauvres d’Asie. Selon le FMI, Timor-Est est le pays le plus dépendant du pétrole au monde ; en revanche l’aide internationale est devenue une ressource plutôt marginale. Le pays possède en effet des gisements de pétrole et de gaz naturel situés off-shore et dont l’exploitation a débuté en 2000, donte gisement de Bayu Undan qui est relié par gazoduc à Darwin, au nord de l’Australie. Les revenus qui en sont tirés, représentant en 2014 99 % des recettes d’exportations du Timor Oriental, 93 % de ses revenus budgétaires et 77 % du PIB national, sont principalement placés sur un fonds souverain, crée en 2005. Deux cent millions de dollars grossiraient chaque mois ce fonds qui s’élève fin 2015 à 16,4 Mds USD. La bonne gestion de ce fonds est essentielle pour la soutenabilité de l’économie timoraise. La stagnation de la valeur du Fonds entraine toutefois une certaine inquiétude, car l’exploitation des champs pétroliers actuels (Kitan et Bayu-Undan) a déjà atteint 70 %, et la moitié des réserves restantes seront extraites en 2015-2016. Si une solution n’est pas trouvée pour l’exploitation du gisement de Greater Sunrise (voir relations avec l’Australie), les champs du Timor pourraient être épuisés à l’horizon 2020-2021 et la valeur du Fonds devrait chuter jusqu’à devenir nulle à l’horizon 2025-2030.

La dépense publique, alimentée par les revenus pétroliers, reste de loin le premier facteur de croissance, avec une forte progression des dépenses d’investissement. Conscientes de leur très forte dépendance aux hydrocarbures, les autorités cherchent à identifier de nouvelles sources de croissance. Le marbre, à l’est du pays, ainsi que le manganèse, à Oecussi, attendent d’être exploités. Le tourisme compte également parmi les pistes retenues par les autorités timoraises. Le secteur privé étant faiblement développé, le pays dépend pour sa consommation domestique des importations, notamment en provenance d’Indonésie. Le chômage atteint des niveaux très élevés, surtout en ville (17%) et parmi les jeunes de moins de 25 ans (40%), tandis que le pays est confronté au manque de personnel qualifié. 65 % de la population active est employée dans le secteur agricole (contre 80% il y a dix ans). Les cultures sont essentiellement vivrières (riz, maïs, manioc), à faible productivité, et l’autosuffisance alimentaire est loin d’être assurée (le pays consomme quatre fois plus de riz qu’il n’en produit). Timor-Est produit du café qui commence à être labellisé et exporté.

Les autorités timoraises ont défini une stratégie ambitieuse de développement à travers un « plan stratégique de développement 2011-2030 » a été adopté en juillet 2011. L’un de ses objectifs est notamment d’éradiquer l’extrême pauvreté d’ici 2030 (41% de la population vivait en 2010 sous le seuil de pauvreté) et de faire en sorte que Timor-Est rejoigne le groupe des pays à revenus intermédiaires, en favorisant le développement humain, l’inclusion sociale etla réduction de la pauvreté. Le renforcement des infrastructures est également une priorité des autorités timoraises, qui bénéficient du soutien des bailleurs (modernisation de l’aéroport international de Dili, développement d’un nouveau port pour le transport de marchandises à Tibar, modernisation des routes).

Politique étrangère

Timor-Est est l’un des pays les plus pauvres d’Asie. Selon le FMI, Timor-Est est le pays le plus dépendant du pétrole au monde ; en revanche l’aide internationale est devenue une ressource plutôt marginale. Le pays possède en effet des gisements de pétrole et de gaz naturel situés off-shore et dont l’exploitation a débuté en 2000, donte gisement de Bayu Undan qui est relié par gazoduc à Darwin, au nord de l’Australie. Les revenus qui en sont tirés, représentant en 2014 99 % des recettes d’exportations du Timor Oriental, 93 % de ses revenus budgétaires et 77 % du PIB national, sont principalement placés sur un fonds souverain, crée en 2005. Deux cent millions de dollars grossiraient chaque mois ce fonds qui s’élève fin 2015 à 16,4 Mds USD. La bonne gestion de ce fonds est essentielle pour la soutenabilité de l’économie timoraise. La stagnation de la valeur du Fonds entraine toutefois une certaine inquiétude, car l’exploitation des champs pétroliers actuels (Kitan et Bayu-Undan) a déjà atteint 70 %, et la moitié des réserves restantes seront extraites en 2015-2016. Si une solution n’est pas trouvée pour l’exploitation du gisement de Greater Sunrise (voir relations avec l’Australie), les champs du Timor pourraient être épuisés à l’horizon 2020-2021 et la valeur du Fonds devrait chuter jusqu’à devenir nulle à l’horizon 2025-2030.

La dépense publique, alimentée par les revenus pétroliers, reste de loin le premier facteur de croissance, avec une forte progression des dépenses d’investissement. Conscientes de leur très forte dépendance aux hydrocarbures, les autorités cherchent à identifier de nouvelles sources de croissance. Le marbre, à l’est du pays, ainsi que le manganèse, à Oecussi, attendent d’être exploités. Le tourisme compte également parmi les pistes retenues par les autorités timoraises. Le secteur privé étant faiblement développé, le pays dépend pour sa consommation domestique des importations, notamment en provenance d’Indonésie. Le chômage atteint des niveaux très élevés, surtout en ville (17%) et parmi les jeunes de moins de 25 ans (40%), tandis que le pays est confronté au manque de personnel qualifié. 65 % de la population active est employée dans le secteur agricole (contre 80% il y a dix ans). Les cultures sont essentiellement vivrières (riz, maïs, manioc), à faible productivité, et l’autosuffisance alimentaire est loin d’être assurée (le pays consomme quatre fois plus de riz qu’il n’en produit). Timor-Est produit du café qui commence à être labellisé et exporté.

Les autorités timoraises ont défini une stratégie ambitieuse de développement à travers un « plan stratégique de développement 2011-2030 » a été adopté en juillet 2011. L’un de ses objectifs est notamment d’éradiquer l’extrême pauvreté d’ici 2030 (41% de la population vivait en 2010 sous le seuil de pauvreté) et de faire en sorte que Timor-Est rejoigne le groupe des pays à revenus intermédiaires, en favorisant le développement humain, l’inclusion sociale etla réduction de la pauvreté. Le renforcement des infrastructures est également une priorité des autorités timoraises, qui bénéficient du soutien des bailleurs (modernisation de l’aéroport international de Dili, développement d’un nouveau port pour le transport de marchandises à Tibar, modernisation des routes).

Mise à jour : 06.10.17

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