Présentation

Site de l’Ambassade de France en Thaïlande : http://www.ambafrance-th.org

Données générales

thailande

Présentation du pays

La Thaïlande, membre fondateur de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), joue un rôle important dans la région, notamment en matière de développement économique. Elle y est un partenaire majeur de la France.

Nos relations bilatérales sont anciennes et de qualité. Elles ont été marquées, en dernier lieu, par les visites de la Première ministre, Mme Yingluck SHINAWATRA à Paris en juillet 2012, et du Premier ministre, M. Jean-Marc AYRAULT à Bangkok en février 2013.

Nom officiel : Royaume de Thaïlande
Nature du régime : Monarchie, régime militaire
Chef de l’Etat : Maha Chakri Boindradebayavarangkun VAJIRALONGKORN (Rama X), règne depuis le 2 décembre 2016
Premier Ministre : Général Prayuth CHAN-OCHA

Données géographiques

Superficie : 513 120 km2
Capitale : Bangkok (8,2 millions d’habitants)
Villes principales : Chiang Mai (métropole de près d’un million d’habitants), Nakhon Ratchasima (Korat) (146 000 habitants), Udon Thani (143 000 habitants), Hat Yai (157 000 habitants), Pattaya (105 000 habitants).
Langue officielle : thaï
Monnaie : Baht
Fête nationale : 5 décembre (anniversaire du Roi Rama X)

Données démographiques

Population : 68,8 millions d’habitants (2016, Banque mondiale)
Densité : 133 habitants/km2 (2015, Banque mondiale)
Croissance démographique : 0,3 % (2015, Banque mondiale)
Espérance de vie : 74,6 ans (2015, Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation : 94 % (2013, DG Trésor)
Religions : bouddhisme (plus de 90%), islam (5%), christianisme, chamanisme, hindouisme
Indice de développement humain : 87e rang (2015, PNUD)

Données économiques

PIB : 373,8 Mds USD (2015, DG Trésor)
PIB par habitant : 14 354,3 USD (2015, DG Trésor)
Croissance : 3,2 % en 2016 (DG Trésor)
Chômage (au sens du BIT) : 0,63 % (2016, Banque mondiale)
Taux d’inflation : 0,2 % (2015, Banque mondiale)
Solde budgétaire : -2,2 % en 2015-2016 (2015 DG Trésor)
Balance commerciale : -2.5 milliards USD en 2014 (2015, DG Trésor)
Principaux clients : la Chine (11,2 % des exportations totales) les Etats-Unis (10,6%) et le Japon (9,7%).
Principaux fournisseurs : Le Japon (15,7%) et la Chine (16,9%).
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016, DG Trésor)

  • agriculture : 9,1 %
  • industrie : 28,5 %
  • services : 62.4 %

Exportations de la France vers la Thaïlande : 1,75 Mds € (2016, DG Trésor)
Importations françaises depuis la Thaïlande : 2,6 Mds € (2016, DG Trésor)
Déficit : 0,86 Md € (2016, DG Trésor)
Part de marché française en Thaïlande : 1,06 % (2015, DG Trésor)

Pour plus de renseignements :
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/thailande

Eléments d’actualité

Politique intérieure

L’histoire contemporaine de la Thaïlande est celle d’un ancrage mouvementé des institutions et des pratiques démocratiques, dans le contexte d’une vie politique très bipolarisée.

La Thaïlande traverse depuis 2013 une crise politique. Le général Prayuth CHAN-OCHA, chef de l’armée de terre thaïlandaise, a annoncé, le 22 mai 2014, la prise de pouvoir par l’armée ainsi que la suspension de la Constitution. Cette prise de pouvoir a clôturé une crise politique débutée en octobre 2013, entre partisans du gouvernement de Mme Yingluck SHINAWATRA, les « chemises rouges », et l’opposition conservatrice et monarchiste des « chemises jaunes ». Le mouvement d’opposition, mené par l’ancien vice-Premier ministre Suthep THAUGSUBAN, a réclamé la démission de la Première ministre et de son gouvernement. Après la démission en bloc des députés de l’opposition, Mme SHINAWATRA a dissout l’Assemblée nationale en décembre 2013 et des élections législatives anticipées se sont tenues le 2 février 2014, avant d’être invalidées en mars 2014.

Depuis sa prise de pouvoir, la junte militaire, incarnée par le Conseil national pour la Paix et l’Ordre (CNPO), a mis en place une « feuille de route » institutionnelle. La Constitution provisoire a institué une Assemblée nationale législative composée de personnalités désignées par la junte, un Conseil national de réforme et une commission de rédaction de la nouvelle Constitution. Après un premier projet avorté en septembre 2015, une nouvelle Constitution a finalement été adoptée par référendum le 7 août 2016, puis promulguée par le Roi Rama X le 6 avril 2017. Les élections législatives sont désormais prévues d’ici la fin 2018, avec un retard de trois ans sur la feuille de route initiale.

Le CNPO a pris les dispositions nécessaires pour se protéger et assurer son influence à moyen-terme : l’article 48 de la Constitution provisoire accorde une immunité totale à ses membres ; la nouvelle Constitution permet au CNPO de reprendre le contrôle du pouvoir en cas de crise pendant 5 ans (à partir des prochaines élections générales, soit un an de plus que la durée de la législature).

Les libertés publiques sont toujours limitées : les manifestations sont interdites et les médias ainsi que les réseaux sociaux restent strictement contrôlés. Le crime de lèse-majesté n’est plus passible de la Cour martiale depuis septembre 2016 pour les nouveaux cas mais les peines prononcées pour les cas pendants sont lourdes et peuvent atteindre plusieurs décennies. Les opposants politiques font l’objet de manœuvres d’intimidation (convocation par la justice, interdiction de quitter le territoire). L’Assemblée nationale législative a condamné fin janvier 2016 Mme SHINAWATRA à 5 ans d’inéligibilité et ouvert des poursuites pénales à son encontre, dans le cadre d’allégations de corruption liées à un programme de subvention du prix du riz. Le procureur a requis une amende d’un milliard de dollars dans cette affaire. L’ancienne Première ministre risque par ailleurs jusqu’à 10 ans de prison.

Situation économique

L’économie de la Thaïlande se caractérise par son dynamisme et sa forte capacité de résilience. Après avoir déjà beaucoup souffert de la crise asiatique de 1997-1998, la Thaïlande a été durement frappée par la crise financière et économique mondiale de 2008, notamment en raison de l’ouverture très large de son économie.

Les tensions politiques depuis novembre 2013 ont pesé sur l’économie du pays. La croissance est passée de 6,5 % en 2012 à 3,1 % en 2013 et 0,7 % en 2014. Le gouvernement issu du coup d’Etat militaire a fait de l’économie une priorité. Il a rapidement pris un certain nombre de décisions conjoncturelles pour relancer l’économie (paiement des arriérés dus aux riziculteurs, plafonnement du prix des carburants), reprenant notamment le projet de modernisation des infrastructures de transports lancé par l’ancien gouvernement.

La croissance n’a pas retrouvé son potentiel de croissance (de l’ordre de 5 à 6 %) mais a atteint 2,8 % en 2015 et 3,2 % en 2016. Le secteur touristique (11 % du PIB) est resté vigoureux malgré les attentats d’août 2015 mais semble souffrir de ceux d’août 2016.

Politique étrangère

  • La Thaïlande joue depuis longtemps un rôle actif en Asie du Sud-Est. Membre fondateur de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN), la Thaïlande attache beaucoup d’importance à cette organisation, qui a vu le jour à Bangkok en 1967. Elle en a assuré la présidence en 2008-2009 et assure pour 2016-2019 la coordination des relations UE-ASEAN dont le dernier sommet s’est tenu en octobre 2016 à Bangkok.
  • Les Etats-Unis sont le troisième partenaire commercial de la Thaïlande (35 Mds $ par an). Le Président OBAMA y a effectué une visite en novembre 2012. La Thaïlande, partenaire traditionnel des États-Unis en Asie, a obtenu le statut « d’allié majeur hors OTAN » en 2003. Le reprise d’exercices militaires communs (« cobra gold ») a été confirmée en septembre 2015.
  • La Chine est le 2e fournisseur de la Thaïlande et son premier client. Le vice-président chinois. XI Jinping s’était rendu en Thaïlande en décembre 2011, et le Premier ministre WEN Jiabao en novembre 2012. Le Premier ministre thaïlandais, Prayuth CHAN-OCHA, s’est rendu à Pékin en décembre 2014, juste après avoir accueilli en Thaïlande une visite officielle de son homologue chinois, LI Keqiang.
  • Le Japon est le premier investisseur étranger en Thaïlande, et son premier partenaire commercial. Avec 10 Mds USD d’IDE en 2013, le Japon représente à lui seul 52 % des flux entrants et 34,5 % des stocks d’IDE dans le pays. 1 800 entreprises japonaises sont présentes en Thaïlande. Le Premier ministre Shinzo ABE a effectué une visite à Bangkok, les 17 et 18 janvier 2013. Son homologue thaïlandais, Prayuth CHAN-OCHA, s’est rendu en visite officielle au Japon en février 2015.
  • Les tensions entre la Thaïlande et le Cambodge autour d’une zone contestée de 4,6 km2, située aux abords du temple khmer de Preah Vihear, se sont ravivées en juillet 2008 après l’inscription du temple au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Des affrontements meurtriers ont même eu lieu en 2011. Après une intervention du ministre des Affaires étrangères indonésien, les deux pays sont parvenus à un accord de principe prévoyant l’arrêt des hostilités et le déploiement d’observateurs indonésiens chargés de surveiller le cessez-le-feu. Le Cambodge a demandé à la Cour Internationale de Justice une interprétation de l’arrêt du 15 juin 1962 relatif au temple de Preah Vihear. Cet arrêt en interprétation en date du 11 novembre 2013 confirme la souveraineté du Cambodge sur le temple lui-même, ainsi que sur tout l’éperon rocheux sur lequel il se trouve. En revanche, il ne délimite pas la frontière. La décision a été acceptée par les deux pays, qui doivent désormais procéder à la délimitation de la frontière.

Les flux économiques entre la Thaïlande et le Cambodge sont conséquents et en hausse de 9,4 % en 2015 (5,6 Mds USD en 2015 de volume d’échange, dont 4,9 Mds USD d’exportations thaïlandaises contre seulement 640 MUSD d’importations de produits cambodgiens). De nombreux travailleurs migrants cambodgiens sont par ailleurs installés en Thaïlande.

  • Le Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne a décidé, le 23 juin, la suspension des visites officielles avec la Thaïlande et le report de la signature de l’Accord de Coopération et de Partenariat (APC) entre la Thaïlande et l’UE. La Thaïlande (Etat observateur) a été également provisoirement suspendue de l’Organisation internationale de la Francophonie lors de la 92ème session du Conseil permanent de la Francophonie du 27 juin 2014, en application de l’article 5 de la Déclaration de Bamako.

Les relations entre l’Union européenne et la Thaïlande sont fondées sur l’accord de coopération UE-ASEAN de 1980 sur l’économie, le commerce et le développement. Elles sont formalisées par des rencontres régulières et la dernière réunion ministérielle s’est déroulée en octobre à Bangkok (la Thaïlande assure depuis début 2016 pour 3 ans la coordination de la relation UE-ASEAN).
L’UE est le troisième partenaire commercial de la Thaïlande (après le Japon et la Chine, devant les Etats-Unis et la Malaisie) ; la Thaïlande est le 25ème partenaire commercial de l’UE (le troisième au sein de l’ASEAN après Singapour et la Malaisie). Les échanges commerciaux ont représenté 32 Mds € en 2013 (soit 9 % du commerce extérieur de la Thaïlande et 1 % de celui de l’UE).

Mise à jour : 20.11.17

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