Syrie - Q&R - Extrait du point de presse (29.01.2018)

Q – Suite à l’impasse des négociations à Vienne que le ministre avait considérées comme le dernier espoir, que pense la France du Congrès de la Syrie à Sochi ? Est-ce que Paris aura une représentation officielle ou seulement des observateurs ? Considérez-vous que le processus de Genève a échoué et que peut-on encore attendre dans un tel contexte du congrès de Sotchi ?

R – Nous déplorons que le régime de Bachar al-Assad ait une fois de plus refusé de s’engager dans les négociations intersyriennes du processus de Genève. Il est responsable du blocage des négociations de paix. Il incombe aux pays qui le soutiennent d’exercer les pressions nécessaires pour mettre fin à cette stratégie d’obstruction.

Les négociations sous l’égide des Nations unies demeurent le seul cadre légitime pour le règlement de la crise syrienne, conformément à la résolution 2254 du conseil de sécurité des Nations unies et du communiqué de Genève. Toutes les autres initiatives, comme la réunion de Sotchi organisée par la Russie, doivent venir en appui au processus onusien et s’inscrire dans ce cadre.

En effet, il n’y a pas d’alternative à une solution politique négociée agréée par les deux parties – le régime et l’opposition – sous l’égide des Nations unies. À ce titre, nous prenons note de la décision de l’opposition syrienne de ne pas se rendre à Sotchi. La France ne participera pas aux travaux qui y seront menés.

Q – Considérez-vous le YPG/PYD comme une organisation terroriste ? Est-ce que selon vous le général Mazlum Kobane ne fait pas partie du YPG ?

R – Au sein de la coalition internationale dont elle fait partie, la France a pu vérifier l’engagement dans la lutte contre Daech des forces démocratiques syriennes, au sein desquelles Kurdes et Arabes combattent côte à côte.

C’est grâce à elles que Raqqa a été libérée de Daech avec le soutien de la coalition internationale. Ces forces continuent de combattre dans le nord-est de la Syrie.

Par ailleurs, la France coopère étroitement avec la Turquie dans la lutte contre le PKK, qui figure quant à lui sur la liste des organisations terroristes désignées par l’Union européenne.

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