Syrie - Q&R - Extrait du point de presse (05.02.18)

Q – Quelle est la réaction de la France suite à l’intensification des frappes russes sur des secteurs tenus par les rebelles dans la province syrienne d’Idlib ?

R – La France condamne avec force les bombardements indiscriminés du régime syrien et de ses alliés dans la province d’Idlib, et plus particulièrement ceux visant des zones habitées et des infrastructures civiles, notamment médicales. Le respect du droit international humanitaire s’impose à l’ensemble des parties.

À cet égard, une responsabilité particulière incombe aux États garants des accords d’Astana, qui prévoient l’instauration de cessez-le-feu et de zones de désescalade, notamment à Idlib.

Il n’y aura de stabilité durable en Syrie que sur la base d’une solution politique négociée, conforme aux orientations de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Q – Plusieurs articles récents mettent en cause le Quai d’Orsay dans l’affaire Lafarge. Quelle est votre réaction ?

R – Ni le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, ni aucun de ses agents ne sont mis en cause par la procédure judiciaire en cours.

Il est de notre devoir de contribuer à la manifestation de la vérité dans cette affaire.

Dans ce cadre, des diplomates sont entendus comme témoins parce qu’ils ont eu, au titre de leurs fonctions, des contacts avec le groupe Lafarge. De même, nous communiquons à la justice les informations ou les documents qu’elle nous demande.

Les autorités françaises ont toujours dit de la manière la plus nette que les sanctions applicables en Syrie, qui prohibent toute transaction avec Daech, devaient être parfaitement respectées. Nous n’admettons aucune forme de collusion avec des groupes terroristes, en Syrie comme ailleurs.

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