Syrie - Q&R - Extrait du point de presse (18 mars 2019)

Q : Deux avocats attaquent l’Etat français devant le comité contre la torture de l’ONU pour réclamer le rapatriement de tous les enfants de djihadistes français retenus en Syrie. Ils déclarent que le seul retour d’enfants orphelins constitue une "discrimination" à l’encontre de ceux dont la mère est toujours en vie. Quelle est votre réaction ?

R : Nous avons pris connaissance de cette nouvelle requête des avocats des familles de djihadistes.
Notre position est constante : s’agissant des enfants, leur situation est examinée au cas par cas et évaluée dans l’intérêt supérieur de l’enfant, conformément au droit international.
La décision du retour en France de plusieurs mineurs orphelins et isolés, âgés de 5 ans et moins, a été prise au regard de la situation de ces très jeunes enfants particulièrement vulnérables.
Leur situation diffère de celle d’enfants accompagnés de leur mère qui assure l’autorité parentale.
Ce sont les parents qui sont responsables au premier chef de la situation dans laquelle ils ont placés leurs propres enfants, au sein d’une organisation terroriste et dans une zone de guerre.
S’agissant des ressortissants français adultes, combattants et djihadistes ayant suivi Daech au Levant, la position de la France n’a pas changé : ils doivent être jugés sur le territoire où ils ont commis leurs crimes.
Notre décision répond à la fois à des impératifs de justice et de sécurité.

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