Syrie - Q&R - Extrait du point de presse (19 mars 2018)

Q – Est-ce que la prise d’Afrin par l’armée turque et les milices syriennes pose un « réel problème » pour la France comme le président l’a laissé entendre en Janvier et si oui qu’est-ce que la France a l’intention de faire ?

Q – Quelle est la réaction de la France à la prise d’Afrin par l’armée turque, qui y a délogé la milice kurde YPG alliée de la coalition internationale anti EI ?

R –
La France exprime sa vive préoccupation face à la situation humanitaire à Afrin où des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées et où de très nombreux civils se trouvent dans une situation critique. Elle demande le respect du droit international humanitaire et rappelle que la résolution 2401 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée à l’unanimité le 24 février, exige une cessation des hostilités sur l’ensemble du territoire syrien, ce qui inclut Afrin.

Notre position est constante : les préoccupations légitimes de la Turquie concernant la sécurité de sa frontière ne doivent pas conduire à une implantation militaire dans la profondeur du territoire syrien. Comme M. Jean-Yves Le Drian l’a déclaré, il ne peut être question d’ajouter la guerre à la guerre en Syrie.

Nous continuerons donc d’œuvrer pour une désescalade des tensions dans le nord de la Syrie. Il est notamment nécessaire d’assurer le libre retour, dans des conditions de sécurité satisfaisante, de la population civile déplacée. Il faut aussi qu’une gouvernance représentative et inclusive de l’ensemble des composantes de la société locale soit mise en place.

La France rappelle que sa priorité reste la destruction de Daech, à laquelle les Forces démocratiques syriennes ont apporté une contribution décisive dont elle leur est reconnaissante. Leurs capacités doivent être préservées.

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