Syrie - Q&R -Extrait du point de presse (12.06.18)

Q - Craignez-vous que le mécanisme de coordination entre le "small group" et Astana sur la Syrie soit déjà compromis au vu de l’offensive sur Idlib à laquelle contribuent selon des observateurs des frappes russes ?

R - La France rappelle qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit. A cet égard, elle exprime sa préoccupation à la suite des attaques aériennes contre les villes de Zardana, Taftanaz et Binnish dans la province d’Idlib, qui ont coûté la vie à 61 personnes ces derniers jours et ont mis hors service un hôpital pédiatrique et l’hôpital de la ville de Binnish, en violation du droit international humanitaire.
Nous souhaitons renforcer le consensus international sur les conditions d’une sortie de crise en Syrie. C’est la raison pour laquelle le président de la République et le président Poutine se sont accordés sur la mise en place d’un mécanisme de coordination bilatéral susceptible de permettre un rapprochement des vues exprimées au sein du Small group et du groupe d’Astana. Notre objectif est « de construire ensemble les convergences qui permettront une solution politique à la crise syrienne ». Nous poursuivons nos consultations à ce sujet avec la Russie et l’ensemble des acteurs internationaux qui partagent cet objectif.

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