Syrie – Armes chimiques - Q&R- Extrait du point de presse (25.06.18)

Q – Le ministère des Affaires étrangères russe a présenté ce 22 juin son évaluation des travaux de l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l’usage d’armes chimiques en Syrie.
La Russie estime infondées les conclusions du mécanisme d’enquête de l’OIAC et des Nations unies (JIM) qui a déterminé que les forces armées et de sécurité syriennes sont responsables de quatre cas d’utilisation de chlore et de sarin en Syrie. Quelle est votre réaction ?

R – Pour la France, comme pour la majorité des États dans le monde, il n’y a aucun doute sur le fait que la Syrie a employé des armes chimiques et des substances toxiques comme arme contre sa population depuis 2012.

Les mécanismes d’enquête de l’OIAC et des Nations unies ont été mis en place avec l’accord de la Russie en 2015 qui a validé leurs méthodes d’enquête. Elle ne conteste ces méthodes que depuis que le mécanisme a rendu ses premières conclusions en 2016.

La France souhaite travailler, avec tous ses partenaires, pour rétablir l’interdiction d’utiliser des armes chimiques, et à déterminer les responsables de l’emploi de ces armes, en Syrie et dans le monde.

Elle propose, avec d’autres États, la mise en place à l’OIAC d’un nouveau mécanisme d’enquête et d’attribution pour les cas de recours à ces armes, seule façon d’établir la véracité des faits de façon indépendante, ce que la Russie souhaite également. Ce sera l’un des objectifs de la réunion extraordinaire de la conférence des États parties de la convention sur l’interdiction des armes chimiques qui se tiendra à partir du 26 juin à La Haye.

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