Syrie - Q&R - Extrait du point de presse du 31 mars 2017

Q - L’administration américaine a officiellement déclaré que le sort d’Assad n’était plus une priorité. Quelle est votre réaction ?

R - Je vous renvoie aux propos tenus ce matin par M. Jean-Marc Ayrault en marge de la réunion ministérielle de l’OTAN :

"La question ne se pose pas en ces termes. Certains veulent à tout prix que l’on place le débat sur la question de savoir si l’on garde ou non Bachar al-Assad. La question est de savoir si la communauté internationale respecte ses propres engagements, à savoir, une résolution adoptée à l’unanimité par les membres du conseil de sécurité en décembre 2015.

Au vu de la situation en Syrie, il faut une négociation pour sortir de la crise, de la violence, des exécutions de prisonniers, une crise qui a fait des millions de réfugiés et de personnes déplacées. Il faut une négociation et une transition politique.

Aujourd’hui, à Genève il y a d’un côté de la table des négociations l’opposition, dans toute sa diversité, et de l’autre, les représentants du régime. C’est dans ce cadre que les négociations devraient se faire pour une transition politique, qui doit passer par une nouvelle constitution, mais aussi des élections. C’est par étape, avec méthode, qu’il faut procéder. Il faut tenir bon. S’il faut combattre Daech, l’éradiquer à Mossoul comme à Raqqa, car c’est indispensable, il faut aussi la stabilité nationale, il faut la réconciliation."

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