Syrie - Q&R - Extrait du point de presse (18 octobre 2017)

Q - Après la chute de Raqqa, l’EI n’a quasiment plus de fief en Syrie et le "califat" n’existe plus. Quelle est la prochaine étape ? Allez-vous pousser pour une solution politique en Syrie et que fait concrètement le groupe de contact ?

R - Des territoires sont encore sous l’emprise de Daech en Syrie.

La France poursuivra donc son combat contre cette organisation, aux côtés de ses partenaires de la coalition.

Les progrès significatifs accomplis dans la lutte contre le terrorisme renforcent la nécessité d’aboutir rapidement à une solution politique qui réconcilie les Syriens, seule manière de prévenir durablement toute résurgence du terrorisme. Les efforts de la France pour rassembler au sein d’un groupe de contact les pays exerçant une influence en Syrie visent à faciliter l’aboutissement d’une telle solution.

Q - Qu’est-ce que vous aimeriez voir comme administration pour remplacer le type de gouvernance à Raqa que l’État islamique avait mis en place ? Que fait la France pour aider les populations civiles et avez-vous l’intention d’aider à restaurer l’infrastructure de base dans la ville ? Êtes-vous prêt à débourser de l’aide financière pour la reconstruction de la région au long-terme ?

R - Dans la phase de stabilisation qui s’ouvre, la mise en place d’autorités de gouvernance efficaces et légitimes est une nécessité. C’est une priorité pour la France qui entretient un dialogue étroit à ce sujet avec ses partenaires de la coalition internationale contre Daech.

La France a débloqué des fonds supplémentaires pour l’aide humanitaire et la stabilisation des territoires libérés de Daech (aide d’urgence aux déplacés, déminage, santé, accès à l’eau, etc.).

S’agissant de la reconstruction, la France et ses partenaires européens se sont exprimés clairement. Il ne peut y avoir de reconstruction durable sans perspective politique claire et sans retour volontaire et en toute sécurité des réfugiés et des populations déplacées. Ces conditions ne sont pas encore réunies.

Q - Que va-t-il se passer pour les familles de djihadistes français qui se sont réfugiées dans des camps près de Raqa et demandent à rentrer en France, selon des témoignages confiés à des médias sur place ?

R - Notre priorité est aujourd’hui d’obtenir une victoire complète contre Daech.

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