Syrie – Armes chimiques (19 ocotbre 2017)

Q - Comment analysez-vous les commentaires russes qui remettent en question le travail et l’avenir de l’enquête conjointe de l’OAIC sur l’utilisation des armes chimique en Syrie ?

R - Nous regrettons que la Russie remette en cause la qualité des travaux menés par les mécanismes d’enquête sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie depuis que ceux-ci ont conclu à la responsabilité des forces armées et de sécurité syriennes.

Nous ne pouvons accepter que la crédibilité et l’indépendance de ces mécanismes soit contestées au motif que leurs conclusions ne conviennent pas à la Russie. Ceci nuit au consensus international qu’il est de notre responsabilité de bâtir pour mettre fin à l’emploi de ces armes en Syrie.

L’équipe d’enquêteurs de l’organisation des armes chimiques - la mission d’établissement des faits (FFM) -, est en mesure de confirmer le recours à du gaz sarin sans se rendre sur le terrain où peu d’éléments d’information seraient encore disponibles sept mois après l’attaque et où les conditions de sécurité ne lui permettraient pas de travailler.

Le mécanisme d’enquête du JIM ("Mécanisme d’enquête conjoint") a conclu dans ses rapports d’août et octobre 2016 à la responsabilité des forces armées et de sécurité syriennes dans trois cas de recours au chlore, et à celle de Daech dans un cas. La méthodologie de l’enquête menée est indiscutable. Le conseil de sécurité doit renouveler le mandat de ce mécanisme qui arrive à échéance en novembre.

La France a présenté son évaluation de l’attaque au gaz sarin intervenue à Khan Cheïkhoun le 4 avril 2017 et démontré sans aucun doute possible la responsabilité de l’armée syrienne.

192 États ont renoncé à l’usage des armes chimiques. La Syrie s’y est engagée aussi en 2013. Il est de la responsabilité des États parties, y compris la Russie, de protéger la convention d’interdiction des armes chimiques et de s’engager pour n’accepter aucune impunité.

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