Relations bilatérales

Relations politiques et principales visites

Au sein de l’Union européenne, notre partenariat est particulièrement étroit dans les domaines suivants : changement climatique, technologies et normes environnementales, Europe sociale, migrations. Les contacts entre parlementaires français et suédois sont fréquents (visite en France d’une délégation suédoise du groupe d’amitiés en mai 2015 et février 2017), et témoignent notamment de l’intérêt que suscite le modèle suédois sur des thèmes aussi variés que la fonction publique, les énergies nouvelles, ou les questions sociales.

Une visite d’Etat du Roi de Suède en France (Paris et Toulouse) a eu lieu du 2 au 4 décembre 2014. Le Roi était accompagné par les ministres de l’énergie, des entreprises et de l’emploi.
Le Premier ministre et le ministre de l’intérieur suédois ont participé à la Marche républicaine du 11 janvier 2015 à Paris.
Le Premier ministre, accompagné du secrétaire d’Etat aux affaires européennes, s’est rendu à Stockholm les 17-18 septembre 2015, où il a rencontré le Premier ministre Stefan Löfven. Un communiqué franco-suédois a été adopté à cette occasion. M. Löfven a été reçu à Paris par le président de la République et le Premier Ministre en mai 2015 et juin 2016, puis le 31 juillet dernier à Paris par Emmanuel Macron.

M. Harlem Désir s’est rendu à Stockholm en février 2015, où il a notamment rencontré la ministre des affaires étrangères, Mme Margot Wallström. Cette dernière a aussi rencontré M. Fabius à Paris le 30 avril 2015, et a reçu Jean-Marc Ayrault à Stockholm le 13 mars 2017. Un entretien avec Jean-Yves Le Drian s’est tenu le 31 octobre à New-York en marge de la présidence française du Conseil de Sécurité des Nations unies.

Relations économiques

Avec près de 16 Md€ d’échanges de biens (10,5 Md€) et services (5,2 Md€), la France et la Suède sont, au plan commercial, des partenaires de rang intermédiaire l’un pour l’autre. Dans les échanges de biens, la Suède est en effet en 13e position vu de France (17e fournisseur avec 1,1 % de part de marché et 16e client), et la France est en 9e position vu de Suède (9e fournisseur avec 4,1 % de part de marché et 9e client).

Le déficit commercial bilatéral n’est plus un sujet, car nos performances sont en nette amélioration, avec une réduction de 80% du déficit commercial bilatéral entre 2013 et 2015 (de -1,2 Md€ à -200 M€). En revanche, la présence française reste en-dessous de son potentiel alors que le PIB par habitant en Suède est de 30% supérieur au nôtre, et la croissance forte.

Les investissements croisés sont un pilier structurant de la relation économique bilatérale. La plupart des grandes entreprises suédoises ont investi en France, où elles emploient 100 000 personnes (chiffre stable ces dernières années). Les patrons suédois ont une bonne image des ingénieurs et cadres français, de notre R&D et de nos infrastructures, mais critiquent nos réglementations sociales et fiscales.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La France est au 6e rang des pays d’accueil des étudiants suédois, derrière les pays anglo-saxons, l’Allemagne et l’Espagne (mais reste la première destination des étudiants Erasmus suédois).

La coopération scientifique franco-suédoise repose sur un volume d’échanges important : nombreux liens entre laboratoires, programmes de recherches bilatéraux entre les universités, agences et organismes des deux pays promus et animés notamment par l’Association franco-suédoise pour la recherche (AFSR), succès des appels d’offres remportés par nos deux pays dans le cadre de l’Espace Européen de Recherche , en liaison avec l’ensemble des opérateurs œuvrant dans ce domaine. Un partenariat Hubert Curien (PHC) Gustaf Dalén a par ailleurs été créé en 2011 avec la fondation suédoise pour la recherche stratégique.

L’ESS (European Spallation Source) est un projet majeur d’infrastructure de recherche dédié à l’exploration et à l’étude de la matière, en cours de construction à Lund. 17 pays joignent leurs forces pour faire fonctionner l’ESS ; ESS AB est une société appartenant aux États hôtes, Suède et Danemark. Elle travaille en partenariat avec près de 60 entreprises et organismes de recherche. La France est le premier pays à avoir annoncé la signature d’une lettre d’intention d’engagement. Elle s’est engagée à régler 8% du total des frais de construction. Dans ce cadre bien particulier, sept accords scientifiques bilatéraux ont été signés en 2010 et en 2011 (avec le CEA et le CNRS) pour un montant avoisinant les 70 millions d’Euros. Au-delà de son intérêt scientifique majeur, le projet ESS est donc structurant pour l’avenir de la coopération scientifique franco-suédoise.

Sur le plan culturel, les artistes français sont régulièrement présentés dans les galeries et lieux d’exposition du pays . Des manifestations telles que les journées du patrimoine ou la fête de la Musique (« Make Musik STHLM »), organisées conjointement par l’Institut français de Suède et la municipalité de Stockholm, rencontrent un franc succès.

La Suède accueille chaque année un grand nombre d’écrivains français et francophones ce qui a conduit, en moins de dix ans, à plus de 750 traductions d’ouvrages littéraires. La foire du livre de Göteborg est la 11ème foire la plus prescriptrice pour les éditeurs français. L’invitation des pays nordiques au salon du livre de Paris en 2011 a entrainé une intensification des relations professionnelles entre éditeurs suédois et français. L’attribution des prix Nobel à Patrick Modiano et Jean Tirole en 2014 a permis de donner une visibilité accrue à notre politique culturelle et scientifique.

Autres types de coopération

Coopération militaire, policière

Les relations bilatérales avec la Suède sont bonnes même si la coopération militaire est modeste, les Suédois privilégiant les échanges avec leurs voisins nordiques. Cette coopération est essentiellement opérationnelle et a permis, à l’occasion de la crise libyenne notamment, aux avions de chasse Gripen suédois de s’insérer dans les opérations aériennes de l’OTAN. Au sein de l’Union européenne, cette coopération est plus développée. La Suède a en effet participé à toutes les opérations militaires de l’UE. Ainsi, les forces armées suédoises ont coopéré à plusieurs reprises, et de manière efficace, avec les forces françaises en Afrique, en particulier lors des opérations Artémis, FINUL navale et EUFOR Tchad. Participant à l’opération Atalante de lutte contre la piraterie dans le golfe d’Aden, la Suède a assuré le commandement de l’état-major de force en 2010 et 2013.

En bilatéral, la principale coopération militaire concerne les forces spéciales avec des exercices conjoints et des échanges opérationnels. Cette coopération est également très bonne dans le domaine du renseignement militaire. L’école de guerre accueille depuis de nombreuses années un stagiaire suédois par promotion. Un officier de liaison interarmées (OLIA) suédois est affecté au centre de planification et de conduite des opérations (CPCO).

En tant que membre de la LOI (six principaux pays européens producteurs d’armes : France, Suède, Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne, Italie), la Suède participe à plusieurs projets communs en matière d’armement : démonstrateur d’avion sans pilote NEURON, radio logicielle ESSOR en particulier.

Mise à jour : 31.10.17

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