Soudan - Q&R - Extrait du point de presse (6 juin 2019)

Q : Suite au massacre de plus de 100 manifestants par les forces armées soudanaises, le département d’État américain a dénoncé auprès des autorités saoudiennes (qui soutiennent financièrement et politiquement les forces armées soudanaises) "la répression brutale des manifestants pacifiques" et plaidé pour un transfert du pouvoir aux civils. La France a-t-elle transmis un message similaire à ses partenaires stratégiques émiratis et saoudiens ?

R :
La France est très préoccupée par l’évolution de la situation au Soudan.

Elle a condamné et réitère dans les termes les plus forts sa condamnation des violences commises dans la répression brutale de manifestations pacifiques, qui a fait de très nombreuses victimes ces derniers jours. Elle demande que les auteurs de ces violences en répondent devant la justice et qu’une enquête indépendante soit mise en place par les autorités soudanaises.

La France rappelle au Conseil militaire de transition sa responsabilité première dans la sécurité de tous les Soudanais. Elle appelle à la reprise du dialogue entre le Comité militaire de transition et l’opposition afin qu’un accord inclusif soit rapidement trouvé sur les institutions de la transition et qu’un gouvernement civil soit mis en place. Cela a été demandé par l’Union africaine, qui vient de suspendre le Soudan tant qu’une autorité de transition dirigée par des civils ne serait pas effectivement instituée.

La France est déterminée à poursuivre son action auprès de l’Union africaine et de l’ensemble des acteurs régionaux et internationaux concernés pour qu’une transition pacifique puisse aboutir, dans l’intérêt du peuple soudanais.

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