Présentation du Soudan du Sud

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République du Soudan du Sud.
Nature du régime : Présidentiel, avec un Gouvernement de Transition d’Unité Nationale depuis le 30 avril 2016 et pour une durée de 30 mois.
Organisation de l’État : République fédérale, 28 Etats fédérés, refonte de la carte des Etats en cours.
Chef de l’Etat : Général Salva Kiir, de l’ethnie DINKA, élu en avril 2010, puis désigné pour se succéder dans le cadre du Gouvernement de Transition d’Unité Nationale jusqu’en novembre 2018.
Premier Vice-Président : Taban DENG, de l’ethnie NUER, nommé le 25 juillet 2016
Vice-président : James Wani Igga, Equatorien, nommé le 23 août 2013.

Données géographiques

Superficie : 644 329 km².
Capitale : Djouba.
Villes principales : Wau, Malakal.
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : anglais, arabe (jubarabic), langues locales (dinka, nuer, shillouk, zande, bari).
Monnaie : livre sud-soudanaise (SSP, depuis le 18 juillet 2011).
1 € = 153 SSP au 14 décembre 2017
Fête nationale : 9 juillet.

Données démographiques

Population : 12.23 millions d’habitants (2016).
Croissance démographique : +2.9 %
Espérance de vie (2016) : 56 ans. (Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation (2009) : 29 %
Religion (s) : majorité chrétienne, minorités musulmanes et animistes.
Indice de développement humain (2016) : 189ème au classement mondial.

Données économiques

PIB (2016) : 9.02 milliards $ en 2016(Banque mondiale)
PIB par habitant (2015) : 820 $ (Banque mondiale)
Taux de croissance réel (2016) : -6.3 % en 2016 (Banque mondiale - FMI)
Taux d’inflation (2016) : 102 % (Trading Economics)
Déficit Budgétaire 2016 : -25% du PIB
Dette publique (2014) : 22,7 % du PIB (FMI)
Balance des paiements (2013) : +4,0 % du PIB (FMI).

Principaux clients : Chine, Inde, Pays-Bas (Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie)
Principaux fournisseurs : Ouganda, Kenya, Soudan (Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie)

Exportations de la France vers le Soudan du Sud (2014) : 16,4 M€ (pharmaceutique, agro-alimentaire, matériel de transport)

Lien : http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/soudan-du-sud

Composition du gouvernement

Président de la République : Salva KIIR Mayardit (DINKA)
Premier Vice-Président : Taban DENG (NUER)
Vice-président : James Wani Igga (Equatorien)

Ministres :

Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : Deng Alor Kuol

Ministre des Affaires gouvernementales : Martin Elia Lomoro
Ministre des Affaires parlementaires : Peter Bashir Bandi
Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Kuol Manyang Juuk
Ministre de l’Intérieur : Alfred Ladu Gore
Ministre de la Justice  : Paulino Wanawila
Ministre auprès du Président de la République : Mayik Ayii Den
Ministre du Service de Sécurité Nationale auprès du Président de la République  : Obutu Maboe Mete
Ministre des Finances et de la Planification économique : David Deng Athorbei
Ministre du Commerce et de l’industrie : Stephen Dhieu Dau
Ministre du Travail, des Services publics et du Développement des Ressources humaines : Peter Marcello Nasir Jelenge
Ministre de l’Information, de la Communication, de la Technologie et des Services postaux : Michael Makuei Lueth
Ministre de la Santé : Dr. Riak Gai Kok
Ministre du Tourisme et des Ressources animales : Jemma Nunu Kumba
Ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire : Dr Lam Akol Ajawin
Ministre de l’Education : Deng Deng Hoc Yai
Ministre de l’Enseignement supérieur et des Technologies  : Dr Peter Adwok Nyaba
Ministre des Terres, du Logement et de l’Aménagement du territoire : Mary Alphone Lodira
Ministre de l’Irrigation et des Ressources hydrauliques : Mabior Garang de Mabior
Ministre des Routes et des Ponts : Rebecca Joshua Okwaci
Ministre des Transports : John Luk Jok
Ministre du Pétrole et des Mines : Dak Duop Bichock
Ministre de l’Energie : Dr. Dhieu Mathok Diing
Ministre de l’Environnement des Forêts : Josephine Napon
Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports : Dr. Nadia Arop Dudi
Ministre du Genre, de l’Enfance et du Développement social : Awut Deng Acuil
Ministre des Affaires Humanitaires et de la gestion des désastres : Hussein Mar Nyuot

Présence française

La France a ouvert une Ambassade au Soudan du Sud le 9 juillet 2011 (site internet de l’Ambassade : http://www.ambafrance-sds.org//), et une section consulaire au sein de l’Ambassade de France à Djouba en mai 2013.
Communauté française au Soudan du Sud (2015) : 130.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Indépendant depuis le 9 juillet 2011 après des décennies de guerre civile, le Soudan du Sud connaît, depuis le 15 décembre 2013, un conflit dramatique, conséquence de rivalités politiques internes. La médiation conduite par l’organisation régionale de l’Autorité intergouvernementale pour le Développement (IGAD), l’adoption par le CSNU de sanctions individuelles à l’encontre de 3 individus impliqués dans des massacres ainsi que les intenses pressions américaines ont aboutis à la signature d’un accord de paix en août 2015 (ARCISS : Agreement on the Resolution of the Conflict in South Sudan).

La situation sécuritaire n’est pour autant pas stabilisée et la mise en place du processus de transition se poursuit.

A l’occasion de leur sommet du 12 juin 2017, les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’IGAD ont décidé de la convocation d’un Forum de revitalisation de l’ARCSS avec 3 objectifs : restauration d’un cessez-le-feu permanent, mise en œuvre intégrale des dispositions de l’accord, révision de l’échéance de la période de transition et adoption d’un calendrier réaliste pour l’organisation d’élections.

Les affrontements sont à l’origine d’une crise humanitaire majeure : on compte, en décembre 2017, 1.9 millions de déplacés (principalement dans le Nord-Est du pays) et 2.1 million de réfugiés dans les pays limitrophes (Ethiopie, Kenya, RDC), dont plus d’1 million en Ouganda.

Le niveau d’insécurité alimentaire est sans précédent : 4,8 millions de personnes sont en situation de crise alimentaire (IPC 3, 4 et 5). La famine a été déclarée en février 2017 avant d’être résorbée en août 2017 (25 000 personnes sont toujours en situation de famine : IPC 5)

L’accès humanitaire est fortement restreint, tant pour des raisons logistiques que du fait des mauvaises conditions de sécurité dans lesquelles opèrent les acteurs humanitaires et de l’obstruction systématiques qui leur est opposée par les autorités.

En l’absence de véritable amélioration de la situation, l’IGAD a lancé à l’automne 2017 un forum de revitalisation (High Level Revitalization Forum) de l’accord de paix de 2015, avec l’ambition de relancer le processus politique et la mise en œuvre effective de l’ARCiSS.

Sur ce volet des sanctions, les Etats-Unis ont fait le choix de mettre sous sanctions à titre unilatéral Paul MALONG (ancien CEMA), Michael MAKUEI (Ministre de la communication) et Malek Reuben RIAK (général de l’armée sud-soudanaise), ainsi que trois compagnies liées à ces individus.

A l’approche de la seconde session du Forum de revitalisation (février 2018), l’UE annonçait pour sa part la mise sous sanctions de ces trois mêmes personnes (2 février 2018), tandis que les Etats-Unis décidaient une restriction unilatérale sur la vente d’armes et de matériel de défense au Soudan du Sud.

Situation économique

Le pays dispose d’importantes ressources agricoles et pétrolières : il produisait plus de 320 000 barils/jour jusqu’en 2012. Du fait du conflit, la production s’établit aujourd’hui autour de 160 000 barils/jour. La chute des cours et les mauvaises conditions d’exploitations liées aux affrontements autour des champs de pétrole rendent incertaines les recettes budgétaires issues des exportations (90% de ses recettes budgétaires). L’agriculture est totalement désorganisée par les conflits. Enfin, le Soudan du Sud manque cruellement d’infrastructures et de ressources humaines suffisamment formées.

Politique étrangère

Principaux partenaires  : le Soudan du Sud entretient de bonnes relations avec ses partenaires régionaux, l’Ethiopie, l’Ouganda, le Kenya, qui sont, avec le Soudan les acteurs de la médiation de l’IGAD. Par ailleurs, Djouba est liée par un accord de défense avec l’Ouganda.

Riverain du Nil, le Soudan du Sud entretient aussi des relations nourries mais complexes avec l’Egypte. Un conflit territorial gelé continue d’opposer le Soudan et le Soudan du Sud sur la souveraineté de la région d’Abyei, ou la FISNUA est déployée depuis 2011.Par ailleurs, Khartoum et Djouba s’accusent régulièrement de soutien à leurs rébellions respectives.

Enfin, ses liens avec la Chine sont étroits et les relations avec la Troïka ( Etats-Unis, Norvège, Grande-Bretagne) sont fortes mais difficiles.

Relations avec les institutions multilatérales : le 14 juillet 2011, le Soudan du Sud a été admis aux Nations Unies, devenant le 193e Etat membre. Il a intégré l’Union Africaine (54e Etat membre) le 15 août de la même année et l’IGAD, le 25 novembre. Le Soudan du Sud a également adhéré à l’Initiative du Bassin du Nil en août 2013. Il a demandé un statut d’observateur au sein de l’EAC (communauté des Etats d’Afrique orientale).

En avril 2012, le Soudan du Sud a adhéré au Fond Monétaire International (FMI) et à la Banque Mondiale. Un fonds multi-bailleurs de 11M$ sur une période de quatre ans a été mis en place au sein du FMI, pour le renforcement des institutions macroéconomiques du Soudan du Sud (administration fiscale et douanière, gestion des finances publiques, banque centrale, politique de change).

Mise à jour : 08.02.18

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