Présentation de la Slovénie

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Données générales

SLOVÉNIE {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : République de Slovénie
Nature du régime : parlementaire
Chef de l’Etat : Borut PAHOR (élu le 2 décembre 2012, réélu le 12 novembre 2017)
Chef du gouvernement : Marjan ŠAREC (depuis le 13 septembre 2018)

Données géographiques

Superficie : 20 273 km²
Capitale : Ljubljana
Villes principales : Maribor, Kranj, Celje, Koper, Nova Gorica, Novo Mesto
Langue officielle : slovène
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2007)
Fête nationale : 25 juin

Données démographiques

Population (2018) : 2,077 millions d’habitants (Office statistique slovène)
Densité : 102,1 habitants par km² (Office statistique slovène)
Croissance démographique (2018) : 0,5 % (Office statistique slovène)
Espérance de vie (2017) : 80,9 ans (Office statistique slovène)
Taux d’alphabétisation (2014) : 99,7 % (Unesco)
Religions (recensement de 2002) : catholiques 57,8 %, musulmans 2,4 %, orthodoxes 2,3 %, protestants 0,9 %, croyants non-affiliés 3,5 %, athées 10,1 %, n.s.p.p. 15,7 %, inconnus 7,1 % (Office statistique slovène)
Indice de développement humain (2018 - PNUD) : 0.896 (25e rang mondial)

Données économiques

PIB (2018) : 45,947 Md EUR (eurostat)
PIB par habitant (2018) : 22 200 EUR (eurostat)
Croissance (2018) : 4,5 % (eurostat)
Chômage (2018) : 5,1 % (eurostat)
Inflation (2018) : 1,9 % (eurostat)
Solde budgétaire (2018) : +0,7 % du PIB (Office statistique slovène)
Dette publique (2018) : 70,1 % du PIB (Office statistique slovène)
Principaux clients (2018) : Allemagne, Italie, Croatie, Autriche, France (Office statistique slovène)
Principaux fournisseurs (2018) : Allemagne, Italie, Autriche, Croatie, France (Office statistique slovène)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2017) (Banque mondiale) :

  • agriculture : 2 %
  • industrie : 29 %
  • services : 69 %

Exportations de la France vers la Slovénie (2018) : 1,017 Md EUR (Douanes françaises)
Importations françaises depuis la Slovénie (2018) : 1,633 Md EUR (Douanes françaises)
Balance commerciale (positive pour la Slovénie) (2018) : 615 M EUR (Douanes françaises)

Pour plus d’informations : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/Pays/slovenie

Présence française

La France dispose d’une ambassade bilatérale à Ljubljana.
Site internet de notre ambassade : http://www.ambafrance-si.org/

Représentation consulaire : section consulaire de l’Ambassade de France à Ljubljana.
Communauté française en Slovénie : 740 Français inscrits au registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2017.
Communauté slovène en France : communauté estimée à près de 20 000 personnes.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Organisation des pouvoirs publics

Indépendante depuis 1991, la République de Slovénie est dotée d’un régime parlementaire comprenant certains éléments de démocratie directe. La fête nationale slovène est fixée au 25 juin, jour de l’adoption, en 1991, de la charte constitutionnelle fondamentale sur la souveraineté et l’indépendance de la République de Slovénie. Le pays est régi par la Constitution du 23 décembre 1991.
L’assemblée nationale (Državni zbor, chambre basse) comprend 90 députés élus pour 4 ans au suffrage universel direct selon une formule de représentation proportionnelle corrigée (seuil de 4% pour l’accès au parlement). Elle adopte les amendements constitutionnels à la majorité des deux tiers de ses membres. Elle peut convoquer un référendum de sa propre initiative et y est tenue si un tiers des députés en font la demande. Elle décide de l’emploi des forces armées. La présidence de plusieurs commissions (lois, contrôle budgétaire, défense, renseignement…) est traditionnellement assurée par les partis d’opposition.
Le conseil national (Državni svet, chambre haute) comprend 40 membres désignés par les collectivités locales ainsi que par les organisations professionnelles, syndicales et associatives. Il peut soumettre à l’assemblée nationale des propositions de loi et exiger de sa part une 2e lecture d’une loi. Il peut aussi exiger la convocation d’un référendum.
Le Premier ministre (Predsednik vlade) est élu par l’assemblée nationale, sur proposition du président de la République ou des députés. Il est responsable de la coordination interministérielle mais ne dispose pas d’un pouvoir de directive sur ses ministres. Ces derniers sont individuellement responsables devant l’assemblée nationale.
Le président de la République (Predsednik republike) est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Outre ses fonctions de représentation, il est commandant en chef des armées et désigne les juges de la cour constitutionnelle, le gouverneur de la banque centrale et le médiateur (nominations soumises à l’approbation de l’assemblée nationale).

Les communautés italienne et hongroise disposent d‘un siège réservé chacune à l’assemblée nationale. Les citoyens disposent d’un droit de pétition étendu : l’assemblée nationale est tenue d’examiner toute proposition de loi émanant d’au moins 5 000 électeurs, et toute proposition de loi constitutionnelle soumise par au moins 30 000 électeurs. Elle est également tenue de convoquer un référendum si au moins 40 000 électeurs en font la demande.
La cour constitutionnelle peut être saisie par un particulier par voie d’exception.

La constitution reconnaît des droits spécifiques aux « communautés nationales autochtones italienne et hongroise » en matière de préservation de leur identité nationale (usage des symboles nationaux, presse, enseignement, liens avec les pays d’origine, représentation parlementaire…). Elle reconnaît aussi des droits spécifiques aux Roms.

Un chemin européen sans équivoque

L’adhésion de la Slovénie à l’Union européenne a constitué un axe central de l’action conduite par les autorités du pays depuis l’indépendance en 1991. Cet ancrage européen a permis, dès 1996, la signature d’un accord d’association avec l’UE, précédant l’ouverture de négociations d’adhésion en 1998. Près de 90% des électeurs slovènes ont soutenu l’adhésion à l’UE lors du référendum du 14 avril 2003. Etat-membre depuis le 1er mai 2004, la Slovénie a poursuivi sa politique d’intégration européenne à travers l’adoption de l’euro au 1er janvier 2007 et l’adhésion à l’espace Schengen le 21 décembre 2007. La Slovénie a assuré la présidence du Conseil de l’UE au premier semestre 2008. La prochaine présidence slovène aura lieu au second semestre 2021.

La Slovénie est dirigée par des coalitions

Depuis la déclaration de son indépendance, la Slovénie n’a connu que des gouvernements de coalition. De 2010 à 2014, 3 gouvernements se sont succédé. Les élections anticipées du 13 juillet 2014 ont vu la victoire du juriste Miro Cerar, dont le parti SMC, centriste, a remporté 36 des 90 sièges de l’Assemblée nationale qui a permis la mise en place d’une coalition centriste, qui est restée au pouvoir jusqu’à ce que le Premier ministre annonce sa démission le 14 mars 2018, à la suite de l’annulation par la Cour constitutionnelle du résultat d’un referendum portant sur la construction d’une deuxième voie ferrée desservant le port de Koper, projet phare du gouvernement sortant.

Des élections législatives anticipées ont eu lieu le 3 juin 2018.
Dirigé depuis 1993 par Janez Janša, Premier ministre à deux reprises (2004-2008, puis 2012-2013), le parti conservateur SDS est arrivé en tête, mais n’est pas parvenu à former une coalition. Arrivé second avec une liste formée de personnalités rassemblées autour de son nom, Marjan Šarec, personnalité du monde des media, élu local et candidat surprise ayant réussi à se hisser au second tour de l’élection présidentielle de 2017, a été désigné par le Parlement pour tenter de constituer un gouvernement.

Après une série d’auditions des ministres pressentis, le Parlement a voté le 13 septembre 2018 l’investiture du gouvernement de coalition de M. Šarec qui rassemble 4 partis centristes - liste Marjan Šarec (LMŠ), parti du centre moderne (SMC), parti d’Alenka Bratušek (SAB), parti des retraités (DeSUS) - et le parti social-démocrate (SD). Il s’agit du premier gouvernement minoritaire de l’histoire du pays.

Situation économique

Membre de l’Union européenne, de la zone euro et de l’espace Schengen, la Slovénie a achevé avec succès sa transition économique. Elle constitue un marché ouvert, les opérateurs économiques ayant eu de longue date l’habitude de commercer avec les pays voisins, que ce soit avec les autres Républiques de l’ex-Yougoslavie ou avec l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie, ses trois principaux partenaires. Plus de 50% du PIB sont créés grâce aux exportations vers l’Union européenne, en particulier des produits industriels provenant des secteurs automobile, électronique, pharmaceutique et de l’électroménager. Son tissu de PME performantes est reconnu pour ses capacités d’innovation et de réactivité et son respect de l’environnement. Plateforme entre l’Europe occidentale et la région du Sud-Est de l’Europe, la Slovénie, dont le PIB est supérieur à ceux de la Croatie, de la Serbie et de la Bulgarie, est le second pays étranger investisseur dans les Balkans. La Slovénie a engagé un ensemble de privatisations (dans les secteurs de la banque, du tourisme et des infrastructures).

Après une brutale récession en 2008 qui a entrainé une contraction du PIB de 10%, l’économie slovène a enregistré un net rebond à partir de 2014, qui s’est poursuivi depuis (4,5 % de croissance en 2018). Ces évolutions favorables ont facilité la consolidation budgétaire et contribué à la révision à la hausse de la notation de la dette souveraine de la Slovénie. Le chômage a également largement diminué ces dernières années, atteignant en 2018 son niveau le plus bas depuis la crise économique (5,1 %).

Politique étrangère

La Slovénie poursuit une activité diplomatique importante en Europe du Sud Est en faveur du rapprochement des pays des Balkans occidentaux avec l’Union européenne. Elle a développé des coopérations techniques (jumelages institutionnels, envoi d’experts, etc.) qui lui ont donné un rôle de formateur ou de conseil. Elle se montre disponible pour des missions de dialogue et de bons offices. Les autorités slovènes sont également à l’initiative de la relance, en 2010, du processus d’intégration régionale de Brdo-Brijuni. La dernière rencontre dans ce format a eu lieu à Tirana, en Albanie, les 8 et 9 mai 2019.

Les relations bilatérales avec les pays des Balkans occidentaux sont étroites. La Slovénie veille particulièrement au développement de ses intérêts économiques dans cette région où son commerce extérieur enregistre des excédents. Les relations avec la Serbie sont étroites, les entreprises slovènes ayant massivement investi dans ce pays. Le déplacement à Belgrade le 27 août dernier du Premier ministre slovène a porté sur la coopération économique et sur les questions encore pendantes de succession entre les Etats issus de l’ex-Yougoslavie. S’agissant du Kosovo, la Slovénie est présente au sein de la KFOR avec près de 250 soldats. Il s’agit du plus fort engagement slovène à l’étranger. Malgré une relation économique dynamique, les relations étroites avec la Croatie n’ont pas permis de régler un différend territorial portant sur le tracé de la frontière (principalement en baie de Piran), en dépit de la sentence rendue le 29 juin 2017 par un tribunal dépendant de la Cour permanente d’arbitrage.

La Slovénie entretient des relations très denses, en particulier sur le plan économique, avec l’Allemagne, l’Italie et l’Autriche. Ces trois pays figurent parmi ses principaux partenaires commerciaux, et partagent des convergences avec Ljubljana sur les Balkans occidentaux.

Les relations avec les pays d’Europe centrale se sont renforcées dans le cadre de la crise migratoire. Les intérêts communs sur certaines questions de politique européenne (politique de cohésion) renforcent ces liens.

Avec la Russie, la Slovénie entretient traditionnellement de bonnes relations, placées sous le signe du pragmatisme et dominées par les questions économiques. La Russie est la 5ème destination des IDE slovènes et les visites entre les deux pays sont fréquentes. Marjan Šarec s’est rendu à Moscou les 10 et 11 septembre 2019 accompagné de plusieurs ministres et d’une importante délégation d’hommes d’affaires. En ce qui concerne la crise russo-ukrainienne, Ljubljana soutient le processus de Minsk et les négociations en format Normandie qui restent selon elle le cadre adapté pour résoudre la crise.

Dans le cadre du développement de sa diplomatie économique, la Slovénie s’est d’abord tournée vers les pays arabes, cherchant ainsi à regagner la position qu’occupait la Yougoslavie sur le marché des pays non alignés. Depuis plusieurs années, les pays de l’ex-CEI (Azerbaïdjan, Kazakhstan) sont les pays cibles de l’agence slovène de promotion des échanges. La Slovénie a également signé en 2011 un accord de partenariat stratégique avec la Turquie, qui constitue un des pays cibles de sa diplomatie économique. En outre, la Slovénie participe au forum dit « 17+1 » qui associe la Chine à 17 Etats d’Europe centrale et orientale et cherche à développer les échanges avec la Chine, de façon ciblée, en se concentrant sur certains secteurs (produits laitiers, poissons, miel, bois…).

S’agissant des questions de sécurité, la Slovénie cherche à concilier son attachement à l’OTAN (dont elle est membre depuis 2004) avec un soutien à la politique européenne de sécurité et de défense. Les moyens limités de la Slovénie ne lui permettent cependant pas d’actions ambitieuses dans ce domaine.

Fortement attachée au multilatéralisme et aux actions de promotion des droits de l’Homme, la Slovénie a présidé en 2018 le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU (Genève). Elle est en outre à l’origine de la reconnaissance de la journée du 20 mai comme journée mondiale des abeilles par l’Assemblée générale des Nations unies.

Relations avec l’Union européenne

Nombre de députés au Parlement européen : 8 / 751
Commissaire européen : Janez Lenarčič, en charge de la gestion des crises.

Depuis son accession à l’UE en 2004, la Slovénie s’est attachée à renforcer son ancrage européen. Elle a assuré une présidence efficace du Conseil de l’UE au premier semestre 2008, centrée notamment autour de la ratification du traité de Lisbonne, le soutien à la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi, la lutte contre les dérèglements climatiques, la promotion du dialogue interculturel et le rapprochement européen des Balkans occidentaux.

La Slovénie est favorable au renforcement de la gouvernance économique européenne. Elle a rappelé l’importance de la stabilité financière et fiscale dans l’Union et plaidé en faveur d’une plus grande convergence des politiques économiques et monétaires. A cet égard, la Slovénie a été l’un des premiers Etats à ratifier le pacte budgétaire européen (30 avril 2012).

La Slovénie plaide en faveur d’un maintien du budget européen, la partie orientale de son territoire bénéficiant des fonds de cohésion. Sur l’avenir de l’Europe, la Slovénie est favorable à une plus grande intégration et souhaite une Commission européenne forte qui tienne compte des petits Etats, seul moyen pour la Slovénie de peser sur la scène internationale. La Slovénie a lancé en 2017 une réflexion sur l’Europe, une Europe marquée par l’égalité et la solidarité entre les Etats membres, en référence notamment aux crises financière et migratoire.

En raison de l’importance de son territoire alpin, la Slovénie est fortement impliquée dans la stratégie macro-régionale alpine de l’Union européenne. Elle a accueilli la conférence de lancement de cette stratégie le 25 janvier 2016.

Lors des élections européennes du 26 mai 2019, qui ont mobilisé un faible nombre d’électeurs (taux de participation de 28 %), la liste conjointe du SDS et du SLS (Parti populaire slovène), tous deux affiliés au PPE au sein du Parlement européen, s’est placée en tête (26,4 % contre 24,8 % en 2014) ce qui lui assure 3 sièges dont un pour le SLS. Les sociaux-démocrates (S&D) se placent en 2ème position (18,6 % contre 8 % en 2014) et obtiennent 2 sièges (+1 par rapport à 2014). Le parti du Premier ministre, le LMŠ (Renew Europe), obtient 15,5 % des voix et 2 sièges. Le dernier siège slovène va au parti conservateur NSi (Nouvelle Slovénie), membre du PPE, qui réunit 11 % des suffrages (contre 16,6 % – 2 sièges en 2014)./.

Mise à jour : 09.01.20

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