Relations avec l’Union européenne

La Roumanie est entrée dans l’Union européenne le 1er janvier 2007, mais reste à ce stade en dehors de l’espace Schengen et de la zone euro. L’appartenance à l’UE fait largement consensus parmi la classe politique et l’opinion publique roumaines. Le président Iohannis représente la Roumanie au Conseil européen.

Présidence du Conseil de l’UE  : Bucarest assurera la présidence du Conseil de l’UE pour la première fois au 1er semestre 2019. Ses priorités annoncées portent sur l’Europe de la convergence, l’Europe de la sécurité, l’Europe acteur mondial, l’Europe des valeurs communes. Un Sommet informel sera organisé à Sibiu le 9 mai 2019.

Présence dans les institutions européennes  : Corina Crețu est Commissaire européenne pour la politique régionale. Bucarest dispose de 32 députés au Parlement européen.

Avenir de l’UE  : La Roumanie souhaite une relance du projet européen sur le fondement des traités et un approfondissement de l’intégration européenne. Elle est réticente à une Europe à plusieurs vitesses, au sein de laquelle elle craint d’être marginalisée, et reste attachée à la politique de cohésion et à la PAC.

Brexit : La Roumanie regrette le Brexit, tout en respectant la décision britannique. Elle souhaite le maintien de liens aussi étroits que possible entre Londres et les 27, notamment sur les questions de politique étrangère, et reste très attentive aux conséquences budgétaires du Brexit (notamment sur les fonds structurels), ainsi qu’aux droits de ses ressortissants au Royaume-Uni (environ 410.000 personnes).

Défense européenne : La Roumanie manifeste un intérêt croissant pour la PSDC (participation à la coopération structurée permanente), en restant attachée à sa complémentarité avec l’OTAN. Elle participe à l’ensemble des missions et opérations de l’UE (sauf EUBAM Rafah), avec des contributions significatives à EUFOR Althea, EULEX Kossovo, EUMM Géorgie et EUCAP Sahel Mali.

Réfugiés : Relativement épargnée par la crise migratoire, la Roumanie se veut cependant un partenaire responsable et solidaire : malgré un refus initial des décisions du Conseil JAI de septembre 2015, elle s’est finalement engagée à accueillir 4 260 personnes au titre des relocalisations et réinstallations (771 l’avaient effectivement été début mars 2018, en provenance essentiellement de Grèce).

Politique régionale
 : Pour la période 2014-2020, la Roumanie bénéficie de 30,8 Mds € de fonds européens structurels et d’investissement (env. 1 570 € par habitant), dont 22,5 Mds € au titre des fonds structurels et de cohésion et 8,3 Mds € au titre de la PAC (pilier développement rural, sachant que 45% de la population roumaine est rurale). L’impact de ces fonds est important pour la croissance économique du pays et le développement de ses infrastructures. La Roumanie a absorbé 90% de son enveloppe 2007-2013 et environ 20% de son enveloppe 2014-2020. La négociation du cadre financier pluriannuel de l’UE post-2020 sera l’un des principaux chantiers de la présidence roumaine du Conseil au premier semestre 2019.

Travailleurs détachés : La Roumanie a voté en faveur de la révision de la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs lors du Conseil EPSCO du 23 octobre 2017.

Climat
 : Le président Iohannis a promulgué le 10 avril 2017 la loi ratifiant l’accord de Paris (texte approuvé par la Chambre des députés le 7 novembre 2016, puis par le Sénat le 13 mars 2017).

Euro
 : La Roumanie se fixe pour objectif d’adopter la monnaie unique à l’horizon 2024, mais n’a pas déterminé de date pour rejoindre au préalable le mécanisme de taux de change européen (MCE II).

Schengen : La Roumanie participe à plusieurs composantes de Schengen et utilise ses bases de données. Conformément aux décisions prises au niveau européen en mars 2017 pour renforcer la sécurité de l’espace européen, elle a mis en place des contrôles renforcés à toutes ses frontières, y compris pour les ressortissants européens. Cependant, la levée des contrôles aux frontières internes, dans un premier temps au moins pour ses aéroports, demeure un objectif central de la Roumanie. En juin 2011, le Conseil a adopté des conclusions relevant un niveau de préparation de Bucarest et Sofia suffisant sur le plan technique, mais il n’y a pas eu d’unanimité des Etats membres en vue de l’adhésion des deux pays. L’examen de la question a été renvoyé à une date ultérieure au Conseil JAI de décembre 2013.

Mise à jour : 03.08.18

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