Présentation de la République démocratique du Congo

Présentation

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République démocratique du Congo
Chef de l’Etat : Joseph Kabila Kabange (depuis janvier 2001, élu pour la première fois en décembre 2006, réélu pour un second et dernier mandat en 2011)
Chef du Gouvernement : Bruno Tshibala (nommé le 7 avril 2017)

Données géographiques

Superficie : 2.345.409 km²
Capitale : Kinshasa (10 millions d’habitants)
Villes principales : Lubumbashi (1,8), Mbuji-Mayi (1,7), Goma (1,1), Kananga (1,1), Kisangani (0,9), Bukavu (0,8)
Langue officielle : français
Langues courantes : lingala, kikongo, tshiluba et swahili
Monnaie : franc congolais (1 590 FC = 1 dollar US)
Fête nationale : 30 juin.

Données démographiques :

Population : 78 millions d’hab. (estimation Banque mondiale pour 2016)
Densité : 32 hab./km²
Croissance démographique : +3,3 % (Banque mondiale, 2016)
Espérance de vie (à la naissance) : 59 ans (Banque mondiale, 2016)
Taux d’alphabétisation (15 ans et plus) : 67% (Rapport PNUD, 2014)
Religion(s) : catholiques (40 à 50%), protestants (40 à 50%), musulmans (5 à 10%), kimbanguistes (5 à 10%)
Indice de développement humain : 0,433 – 176e sur 187 (PNUD, 2016)

Données économiques

PIB (2016) : 31,9 Md USD courants (Banque mondiale)
PIB/habitant (2016) : 444 USD (Banque mondiale)
Taux de croissance (2016) : + 2,4 % (Banque mondiale) ; + 3,2 % en 2017 (estimation Banque centrale du Congo)
Taux de chômage (estimation du gouvernement congolais, 2014) : 43 %
Taux d’inflation (2017) : 48,95 % en moyenne annuelle (estimation Banque centrale du Congo) (contre 53% en 2009, 13% en 2011, 1% en 2015 dans un contexte de quasi-dollarisation de l’économie)
Balance commerciale (2015) : - 1,5 Md USD
Principaux clients (2014, OMC) : Chine (37%), Zambie (19%), Italie (8%), Belgique (4%), Finlande (3%), Etats-Unis (2%)
Principaux fournisseurs (2014, OMC) : Chine (20%), Afrique du sud (18%), Zambie (11%), Belgique (6%), Inde (3%), France (3%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (OMC, 2016) : services : 40% ; mines : 24% ; agriculture : 18% ; industrie manufacturière : 10%.
Production de pétrole brut : 25 000 barils/jour (OMC, 2016)
Exportations de la France vers la RDC : 237 M€ en 2016 (DG Trésor)
Importations françaises depuis la RDC : 14 M€ en 2016 (DG Trésor)
Part de marché de la France : 3,1 % (2015)
Entreprises françaises : 30 filiales, chiffre d’affaires cumulé de 0,6 Md€

Composition du gouvernement (investi le 16 mai 2017)

Premier ministre : M. Bruno TSHIBALA

• Vice-Premier ministre ministres :

Affaires étrangères et Intégration régionale : Léonard She Okitundu
Intérieur et Sécurité : Emmanuel Ramazani Shadary
Transport et communication : José Makila

• Ministres d’Etat

Justice : Alexis Thambwe Mwamba
Plan : Modeste Bahati
Economie : Joseph Kapika
Budget : Pierre Kangudia
Décentralisation et réformes institutionnelles : Azarias Ruberwa
Commerce extérieur : Jean-Lucien Bussa
Travail : Lambert Matuku Memas
Fonction publique : Michel Bongongo
Relations avec le Parlement : Jean-Pierre Lisanga Bonganga

• Ministres

Défense : Crispin Atama Tabe
Finances : Henri Yav Mulang
Communication et Médias : Lambert Mende
Portefeuille : Wivine Mumba Matipa
Potes, Télécommunications et NTIC : Emery Okundji
Mines : Martin Kabwelulu
Affaires foncières : Lumeya Dhu-Maleguy
Aménagement du territoire : Félix Kabange Numbi
Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction : Thomas Luhaka
Urbanisme et Habitat : Kokonyangi Witanene
Hydrocarbures : Aimé Ngoy Mukena
Industrie : Marcel Ilunga Leu
Energie et Ressources hydrauliques : Ingele Ifoto
Environnement et Développement durable : Amy Ambatobe Nyongolo
Tourisme : Franck Mwe Di Malila
Petites et moyennes entreprises : Bienvenu Liyota
Coopération au développement : John Kwet Mwan Kwet
Agriculture : Georges Kazadi Kabongo
Enseignement primaire, secondaire et professionnel : Gaston Musemena
Genre, enfant et Famille : Chantal Safu
Affaires sociales : Eugène Serufuli
Solidarité et action humanitaire : Bernard Byango Sango
Sport et Loisirs : Papy Nyango Iziamay
Enseignement supérieur et universitaire : Steve Mbakayi
Formation professionnelle, métier et artisanat : Pierrot Uweka Ukaba
Recherche scientifique : Heva Muakasa
Développement rural : Justin Bitakwira
Droits humains : Marie Ange Mushobekwa
Santé : Oly Ilunga Kalenga
Jeunesse et Initiation à la nouvelle citoyenneté : Maguy Kiala
Pêche et élevage : Paluku Kisaka
Affaires coutumières : Guy Mikulu
Culture et Art : Astrid Madiya
Ministre délégué chargé des Congolais de l’étranger : Emmanuel Ilunga Ngoie
Ministre délégué près le 1er ministre : Tshibangu Kalala

• Vice-ministres :
Affaires étrangères : Agée Matembo Toto
Coopération internationale : Freddy Kita Bukusu
Intérieur et Sécurité : Basile Olongo
Budget : Maguy Rwakabuba
Finances : Jean-François Mukuna
Postes, Télécommunications et NTIC : Omer Egwake
Infrastructures travaux publics et reconstruction : Papy Mantezolo
Travail et Prévoyance sociale : Athys Kabongo Kalonji
Agriculture : Noël Botakile Botanga
Urbanisme et Habitat : Willy Bolio Emina
Plan : Jean-Pierre Zekpele-Mondombe

Présence française

Site de l’ambassade de France à Kinshasa : http://www.ambafrance-cd.org/
Consulats de France : Kinshasa (consulat général), Lubumbashi et Bukavu (consuls honoraires)
Communauté française en RDC : 2 693 inscrits au registre consulaire au 31 décembre 2016
Communauté congolaise en France : 66 492 (2016, ministère de l’Intérieur)

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Les dernières élections présidentielle et législatives se sont déroulées le 28 novembre 2011 dans un climat tendu, marqué par des incidents et des irrégularités relevées par la mission d’observation européenne et le Centre Carter. Selon les résultats proclamés par la Cour suprême de Justice, le président Kabila a obtenu 49% des suffrages, Etienne Tshisekedi 32% et Vital Kamerhe 7%. Les élections législatives ont été remportées par les partis proches du président Kabila. L’opposition, dont l’UDPS est la composante principale, a néanmoins plus d’une centaine de sièges sur les cinq cents que compte l’Assemblée nationale.

Confronté à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est, le président Kabila a convoqué en septembre 2013 des « concertations nationales » ouvertes aux différentes forces politiques, à l’issue desquelles un nouveau gouvernement « de cohésion nationale » a été formé le 7 décembre 2014, puis remanié en octobre 2015.

Selon la Constitution, le Président Kabila ne peut pas se représenter après l’expiration de son mandat le 20 décembre 2016. Le 11 mai 2016, la cour constitutionnelle congolaise a toutefois autorisé J. Kabila à rester en place tant que les élections n’auront pas été organisées. Le non-respect du délai constitutionnel fixé au 19 septembre 2016 pour la convocation de l’élection présidentielle a entrainé des manifestations les 19 et 20 septembre 2016, puis de nouveau les 20 et 21 décembre à l’échéance fixée par la Constitution pour la fin du mandat du Président Kabila. Les violences ont fait près d’une centaine de morts selon les Nations Unies.

Une médiation de la conférence épiscopale congolaise (CENCO) a permis de trouver le 31 décembre un accord politique entre le gouvernement et l’opposition, qui prévoit des mesures de décrispation politique, la tenue des élections au plus tard en décembre 2017 et qui confie à l’opposition la présidence d’un Conseil national de suivi de l’accord (CNSA) ainsi que le poste de Premier ministre. La CENCO a mis fin à ses bons offices le 27 mars, constatant une incapacité à conclure les discussions sur la mise en œuvre de l’accord. Etienne Tshisekedi, leader historique de l’opposition, est décédé le 1er février 2017 à Bruxelles à l’âge de 84 ans. Le Président Kabila a nommé le 7 avril au poste de Premier ministre, Bruno Tshibala, dont le gouvernement est entré en fonction le 16 mai. Joseph Olenghankoy a été nommé à la présidence du CNSA le 22 juillet 2017. Ces deux nominations ont été contestées par le Rassemblement de l’opposition.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a publié le 5 novembre 2018 un calendrier électoral fixant les trois scrutins présidentiel, législatif et provincial au 23 décembre 2018. Des manifestations organisées les 31 décembre 2017, 21 janvier et 25 février 2018 pour réclamer la mise en œuvre de l’accord politique du 31 décembre 2016, ont donné lieu à des violences qui ont fait plusieurs victimes.

Situation sécuritaire

En dépit de la défaite en novembre 2013 du groupe armé M23 (qui avait pris Goma en novembre 2012), l’Est de la RDC reste déstabilisé par l’action d’autres groupes armés, notamment les forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) qui comptent dans leurs rangs certains responsables du génocide rwandais de 1994 ; les Allied Democratic Forces (ADF) rebelles islamistes originaires de l’Ouganda et auteurs présumés de nombreuses attaques dans le Nord-Kivu (plus de 500 morts depuis octobre 2014) ; les « maï-maï » milices locales d’autodéfense constituées au plus fort des hostilités de 1999-2002. L’activité de ces groupes, auteurs d’exactions et souvent impliqués dans l’exploitation illégale de ressources naturelles, continue d’être source d’une grave crise humanitaire dans l’Est de la RDC. S’y ajoutent des affrontements intercommunautaires. D’autres provinces du pays sont aussi frappées par une forte insécurité, tout particulièrement dans les provinces du Kasaï, où des violences à large échelle ont lieu depuis août 2016, marquées par des affrontements entre la milice locale Kamuina Nsapu et les forces de sécurité congolaises. On compte plusieurs centaines de morts, 1,4 millions de déplacés, 30 000 réfugiés en Angola. Deux experts des Nations unies ont été assassinés dans la région en mars 2017. Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a adopté, le 23 juin 2017, une résolution prévoyant l’envoi d’une équipe d’experts internationaux pour enquêter, en coopération avec les autorités congolaises.

Situation économique

Les années 2000 s’étaient accompagnées d’un redémarrage de l’économie congolaise. Cette reprise tenait à l’amélioration des conditions de sécurité dans le pays, mais surtout à un appui massif des bailleurs de fonds. Les indicateurs macro-économiques se sont toutefois détériorés en 2009, en raison de l’impact de la crise financière internationale sur le prix des matières premières, qui a touché de plein fouet l’industrie minière (cuivre, cobalt, zinc, diamants), un des principaux vecteurs de croissance de la RDC. Le taux de croissance est passé de 9,5 % en 2014 à 2,4% en 2016, et 2,8 % pour 2017 selon une projection du FMI. Depuis janvier 2017, l’inflation et la dévaluation de la monnaie nationale vis-à-vis du dollar américain sont supérieures à 30%.

Politique étrangère.

Relations régionales

Dans les Grands Lacs, la situation régionale a été marquée par des évolutions progressives et encourageantes à partir de la transition congolaise entamée en 2003. Un accord-cadre régional proposé par le Secrétaire général des Nations Unies a été signé le 24 février 2013 à Addis-Abeba entre onze Etats de la région, en présence de quatre garants – les Nations Unies, l’Union africaine, la SADC et la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL). L’accord engage les autorités de la RDC à réformer leurs forces de sécurité afin de réaffirmer l’autorité de l’Etat à l’est du pays, outre d’autres réformes de fond à conduire. De leur côté, les pays de la région s’engagent à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de leurs voisins, et notamment « à ne pas tolérer ni porter assistance ou soutien à aucune forme de groupe armé ».

La RDC est membre de la CEEAC (dont elle a assuré la Présidence en 2008), de la SADC (dont elle a assuré la présidence en 2009-2010), de la COMESA et de la Communauté économique des pays des Grands Lacs africains (CEPGL). Le Président Joseph Kabila a effectué plusieurs visites bilatérales en 2016 2017 et 2018 dans les pays de la région, notamment au Congo (27 juin 2016), en Ouganda (4 août), au Rwanda (12 août) et en Tanzanie (4 octobre), puis en Egypte (22 avril 2017), au Gabon (24 avril), en Afrique du Sud (25 juin), au Congo (7 septembre) et en Zambie (17-18 février). Il a pris part au Sommet de l’Union africaine les 3 et 4 juillet 2017 à Addis-Abeba, et à l’investiture du Président angolais Lourenco le 26 septembre à Luanda, au Sommet de la CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands lacs) le 19 octobre 2017 à Brazzaville et à une réunion tripartite RDC-Congo-Angola le 9 décembre 2017 à Brazzaville.

Mise à jour : 28.02.18

Informations complémentaires

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