République démocratique du Congo - Q&R - Extrait du point de presse (5 octobre 2020)

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Q : Le 1er octobre dernier est le dixième anniversaire du Rapport Mapping qui traite des crimes commis en République démocratique du Congo entre 1993 et 2003 publié par le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Mais dix ans après, les recommandations de cette enquête ne sont pas appliquées. La société civile congolaise, rejointe par le prix Nobel de la paix 2018 le docteur Denis Mukwege, a appelé la communauté internationale à réagir pour faire juger les responsables de ces crimes. Qu’est-ce que la France a fait ou peut faire pour la mise en œuvre des conclusions du Rapport Mapping ?

R : La France est activement engagée en faveur de la lutte contre l’impunité en République démocratique du Congo et rappelle sa condamnation des exactions qui continuent d’être commises dans l’est du pays.

Au Conseil de sécurité des Nations unies, elle veille à ce que la MONUSCO soit dotée d’un mandat exigeant dans ce domaine. Elle a également encouragé l’adoption, au niveau des Nations unies et de l’Union européenne, de mesures restrictives contre des personnalités responsables de graves violations des droits de l’Homme. Elle soutient l’action de la Cour pénale internationale, qui est saisie de la situation en République démocratique du Congo. Sur le plan bilatéral, notre pays travaille avec les autorités congolaises à consolider le secteur de la justice, notamment en matière de formation à travers un appui à l’Institut national de formation du personnel judiciaire et pénitentiaire (INAFORJ).

S’agissant du « Rapport Mapping » des Nations unies concernant les graves violations des droits de l’Homme commises en République démocratique du Congo entre 1993 et 2003, il appartient aux autorités congolaises de se prononcer sur les suites qu’elles entendent y donner.

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