Présentation

Site du service européen pour l’action extérieure sur les relations entre le Pérou et l’Union Européenne : http://eeas.europa.eu/peru/index_fr.htm

Le Président Humala avait, durant son mandat (2011-2016), tenu à marquer son engagement personnel en faveur de l’entrée en vigueur progressive de l’Accord multipartite de libre-échange UE-Pérou-Colombie, en se rendant à Bruxelles et Strasbourg en juin 2012. Les dispositions commerciales de l’ALE sont ainsi appliquées entre les deux partenaires depuis le 1er mars 2013 (application provisoire dans l’attente de la ratification par chacun des 28 États-membres de l’UE). L’ALE organise la suppression des droits de douane sur les produits industriels et de la pêche et réduit les autres obstacles au commerce, notamment en établissant des normes communes en matière de propriété intellectuelle, de transparence et de concurrence. Il comporte également des clauses politiques relatives au désarmement et à la non-prolifération des armes de destruction massive, ainsi qu’une clause suspensive sur les droits de l’Homme et la mise en œuvre des conventions internationales relatives aux droits du travail et à la protection de l’environnement. Enfin, il comprend en annexe un protocole de coopération culturelle.

Ce dix-septième accord signé par le Pérou vient s’ajouter aux accords commerciaux (régionaux et de libre-échange) déjà en vigueur et permet à près de 95 % du commerce extérieur péruvien de bénéficier d’un accès privilégié, et désormais pérenne, aux principaux marchés mondiaux.

La balance commerciale de l’UE avec le Pérou est structurellement déficitaire : les exportations péruviennes (produits agricoles, produits miniers et carburants) à destination de l’UE ont représenté 5 Md€ en 2014 (17 % du total des exportations péruviennes), avec toutefois une baisse de 6 % comparativement à 2013. L’Espagne (26 %), l’Allemagne (19 %), les Pays Bas (13 %) et l’Italie (11 %) sont les principaux marchés de destination. Les importations péruviennes (machines, matériels de transport et d’équipement) en provenance de l’UE se sont établies à 3,2 Md€, en baisse de 7% par rapport à 2013.

En termes de coopération bilatérale, le Pérou fait partie des pays ayant perdu le bénéfice d’une enveloppe nationale dans le règlement sur l’Instrument de coopération pour le développement (ICD) pour la période 2014-2020, suite à l’introduction du principe de différenciation visant à concentrer les ressources là où elles peuvent avoir le plus d’impact pour faire reculer la pauvreté. En tant que pays de la tranche supérieure des pays à revenus intermédiaires, il est en revanche éligible à l’Instrument de partenariat (IP), destiné à promouvoir les intérêts stratégiques de l’UE ainsi qu’à renforcer sa visibilité et ses échanges commerciaux. Le Pérou peut également bénéficier de tous les programmes mondiaux, comme le « Mécanisme d’appui aux politiques » ou le programme TAIEX d’assistance technique et échange d’information.

Au niveau régional, la coopération se poursuit dans le cadre des programmes régionaux et thématiques de l’ICD (2,5 milliards d’euros pour la région Amérique latine pour la période 2014-2020) à travers des programmes tels qu’Erasmus Mundus II, ALFA III (formation professionnelle), AL-INVEST IV (promotion de l’investissement), @LIS (société de l’information) ou URB-AL III (coordination des politiques urbaines). Le Pérou bénéficie en outre de la LAIF (Facilité d’investissement pour l’Amérique latine), lancée en mai 2010.

Le 14 mars 2016, l’Union européenne et la ministre péruvienne des Relations extérieures, en présence du Président Humala, ont signé un accord à Bruxelles pour exempter les ressortissants péruviens de visa de court séjour dans les vingt-six pays européens de l’espace Schengen, et inversement. Cette mesure est appliquée depuis le 15 mars 2016.

Mise en ligne : 23.01.18

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