Données générales

Présentation du pays

Le site de l’ambassade de France au Pérou : http://www.ambafrance-pe.org/

Source des données chiffrées : Ambassade de France au Pérou, Ministère de l’Economie et des Finances
PNUD, FMI, Banque mondiale.

Nom officiel : République du Pérou
Chef d’État : M. Martín Alberto VIZCARRA CORNEJO (depuis le 23 mars 2018)

Données géographiques

Superficie : 1 285 220 km²
Population : 31,1 millions (estimation 2015), dont 30 % de moins de 15 ans ; 6 % de plus de 65 ans
Capitale : Lima (8,7 millions d’habitants)
Régions principales hors Lima (estimations 2013) : La Libertad (1,8 millions), Piura (1,8), Cajamarca (1,5), Puno (1,4), Junín (1,3), Cuzco (1,3), Arequipa (1,2), Lambayeque (1,2) Áncash (1,1), Loreto (1).
Villes principales hors Lima (estimations 2013) : Arequipa (850 000), Trujillo (770 000), Chiclayo (590 000), Piura (420 000), Iquitos (420 000), Cuzco (410 000), Chimbote (360 000), Huancayo (360 000), Tacna (280 000), Ica (240 000).
Langue officielle : espagnol. Le quechua, l’aymara et les langues amazoniennes sont également pratiqués.
Monnaie : Nouveau Sol péruvien (PEN) sol. 1 PEN = 0,287 euro au 01-01-2017 (taux de chancellerie)
Fête nationale : 28 juillet (indépendance, le 28 juillet 1821)

Données démographiques

Taux de croissance démographique : 1,1% par an
Espérance de vie : 74,6 ans ; mortalité infantile : 16 pour 1000
Taux d’alphabétisation (personnes âgées de plus de 15 ans) : 97 % (hommes), 91 % (femmes)
Religion (s) : catholiques (estimé à 85 %), évangéliques (estimé à 15 %).
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,734 (84ème rang sur 188)
Coefficient de GINI : 0,45

Données économiques

PIB 2015 : 195 Mds USD (2016, FMI)
PIB brut par habitant : 6 200 USD (2016, FMI)
Taux de croissance (2017) : 3, %
Taux de chômage : 6,71% en 2016 selon le FMI (mais emploi informel important)
Taux d’inflation 2017 : 3,1%
Solde budgétaire 2016 : -2.34 % du PIB
Dette publique 2016 : 7,5% du PIB
Balance commerciale 2015 : -3,7 Md$

Principaux clients : Chine (17%), États-Unis (13,3%), Suisse (11,2%)
Principaux fournisseurs : États-Unis (18,7%), Chine (18,4%), Brésil (6,1%)

Exportations de la France vers le Pérou : 318,138,000 euros (DGT, 2016)
Importations françaises du Pérou : 445,201,000 euros (DGT, 2016)

Site du Service Economique de Lima : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/perou/

Consulat de France : section consulaire de l’ambassade de France à Lima, consulats honoraires à Arequipa, Cuzco et Piura.
Communauté française au Pérou : 3 888 inscrits (88 % à Lima).
Communauté péruvienne en France : estimée à 10 000 personnes

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Institutions

  • Régime présidentiel (Constitution de 1993).
  • Pouvoir exécutif : Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Il ne peut pas prétendre à un deuxième mandat consécutif. Le Président nomme les membres du gouvernement.
  • Pouvoir législatif : Congrès monocaméral de 130 membres élus pour 5 ans au scrutin de liste à la proportionnelle. Le Congrès ne peut être dissout par le président de la République qu’une seule fois par mandat présidentiel.
  • Pouvoir judiciaire : Cour suprême (un président et 18 juges).
  • Prochaines élections : élections régionales et municipales prévues en octobre 2018. Elections générales (présidentielle et législatives) prévues en avril 2021.

Partis politiques

 Parti « Fuerza Popular » (anciennement « Fuerza 2011 ») – droite populaire –, présidé par Mme Keiko Fujimori (fille de l’ancien président Alberto Fujimori), majorité au Congrès depuis les élections parlementaires d’avril 2016 (73 sièges sur 130 originellement mais son groupe s’est divisé avec la dissidence de Kenji Fujimori).
 Parti « Peruanos por el Kambio » – centre-droit – de l’ex Président Pedro Pablo Kuczynski (PPK) ; 18 sièges au Congrès.
 Frente Amplio por Justicia, Vida y Libertad, coalition de gauche : dirigeante Verónika Mendoza (19% au 1er tour de l’élection présidentielle en avril 2016) ; 20 sièges au Congrès. Inclut le parti « Tierra y Libertad » dirigé par M. Marco Arana.
 Parti « Alianza para el Progreso » – centre-droit – présidé par l’ancien maire de Trujillo et ancien gouverneur régional de La Libertad, M. César Acuña ; 9 sièges au Congrès ;
 Parti Apriste péruvien (APRA : Alliance populaire révolutionnaire américaine), centre droit ; 5 sièges au Congrès (l’ex-président Alan Garciadirigeait ce parti),
 Parti nationaliste péruvien (PNP) – centre-gauche – : ce parti qui avait permis l’élection de M. Ollanta Humala en 2011, n’a plus de représentation parlementaire depuis son retrait des listes de candidats aux élections générales d’avril et juin 2016 (sa présidente était Mme Nadine Heredia, épouse de l’ex-président Humala).


Situation politique

Pedro Pablo Kuczynski, dit PPK, a été élu le 5 juin 2016 Président de la République du Pérou à l’issue d’un scrutin particulièrement serré : 50,12% des suffrages contre 49,88%, soit 42 597 voix d’écart avec son adversaire Keiko Fujimori. Cette élection a été marquée par un fort taux d’abstention (20%), alors que le vote est obligatoire au Pérou.

PPK ne disposait toutefois que de 18 sièges au Congrès et a dû composer avec le parti de Mme Fujimori, « Fuerza Popular », majoritaire au Congrès à l’issue des élections d’avril 2016. La situation politique interne est devenue plus instable dans le contexte des révélations liées au scandale de corruption Odebrecht. A la veille d’un vote du Congrès sur sa destitution, PPK a démissionné de la présidence le 21 mars 2018. Il a été immédiatement remplacé par son Premier Vice-Président Martín Alberto VIZCARRA, qui doit achever le mandat de son prédécesseur prévu en 2021. Le nouveau président a affirmé vouloir faire de la lutte contre la corruption, qui mine la confiance des péruviens dans leurs institutions, la priorité de son action.

Situation économique

Site du Service Economique : http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/perou/

Économie de taille moyenne avec un PIB d’environ 195 Mds USD (2016, FMI) , le Pérou connaît l’un des plus forts développements de la région, même si cette croissance a sensiblement marqué le pas en 2014 (+2,4% du PIB) et 2015 (+3,25%),du fait de la baisse des prix des matières premières (minerais) sur le marché international, elle-même liée à la diminution de la demande chinoise (premier client du Pérou).

Si, en termes de PIB, le pays se situe dans le premier tiers des économies de la planète (50ème place), il n’occupe que la 85e place s’agissant de son PIB/habitant (de l’ordre de 7000 USD pour 30 M d’habitants). Le pays possède un IDH relativement élevé (0,734) mais il reste marqué par la pauvreté, même si celle-ci est en recul (de 58,7 % en 2004 à 22,7 % en 2014), par le poids de l’économie informelle (60 % de la population active) et par les disparités sociales, ethniques et géographiques. Trois zones économiques coexistent : une économie moderne située à Lima et Callao (plus d’1/3 du PIB), les villes de la côte qui ont bénéficié du boom de ces dernières années et une économie de subsistance dans les zones rurales de la Sierra et l’Amazonie (hors champs de gaz de CAMISEA).

Caractérisé par une situation macro-économique saine (endettement et déficit budgétaire limités, réserves budgétaires), le Pérou a fondé son expansion sur le secteur primaire (mines, pêche, agriculture), l’ouverture avec la multiplication des accords de libre-échange (14 accords en vigueur, notamment avec l’Union européenne et les Etats-Unis, l’Alliance du Pacifique avec le Chili, la Colombie et le Mexique) et une politique juridique et fiscale favorable aux investisseurs. Il est candidat à une adhésion à l’OCDE.

Le pays se classe parmi les cinq premiers producteurs mondiaux d’argent, de cuivre, de zinc, d’étain, de plomb et d’or. Il bénéficie en outre du développement de la production de gaz du gisement de CAMISEA. Malgré des efforts de diversification, le pays est dépendant de la bonne santé du secteur minier (56% des exportations totales et 1/3 de l’impôt sur les revenus). Le défi de l’évolution vers des secteurs à plus forte valeur ajoutée reste encore à relever dans un contexte de maintien des prix des matières premières à des niveaux élevés à moyen-long terme. L’activité touristique est devenue en 2012 le 2e secteur récepteur de devises, tandis que la vulnérabilité externe a été considérablement réduite, notamment grâce à l’accumulation de réserves de change (64,72 Mds USD en juin 2014, soit environ 15 mois d’importations).

Le pays connaît toutefois un faible niveau d’exécution des investissements publics et une décentralisation inachevée (manque de compétences humaines, réticences des régions pourtant bien pourvues financièrement). Les agents économiques se plaignent de l’indigence des infrastructures de transport, de celle des services d’assainissement et de la politique de prix appliquée à la distribution électrique. Le pays se maintient dans le classement Compétitivité Globale 2013-14 du WEF à la 69e place sur 140, mais les carences du système éducatif (136e place) et du dispositif d’innovation (116e rang) constituent d’autres freins à la compétitivité du pays.

Le Pérou est devenu l’un des deux premiers producteurs mondiaux de cocaïne (derrière la Colombie) et ces activités représentent 5,3 Mds USD selon l’ONUDC. Ces cinq dernières années, les autorités ont renforcé l’arsenal législatif en application des recommandations du GAFI (nouvelle loi sur le financement du terrorisme) et les moyens financiers et humains de l’UIF (Unité d’Investigation Financière).

Politique étrangère

Le Pérou suit une diplomatie ouverte et pragmatique, tant au plan régional qu’au plan international. Au plan régional, il est l’un des quatre piliers, avec le Chili, la Colombie et le Mexique, de l’Alliance du Pacifique, zone de libre commerce lancée en avril 2011, à l’initiative du Pérou, avec un fort tropisme asiatique (le Pérou est également membre de l’APEC –Forum de coopération économique Asie-Pacifique- depuis 1998).

Au niveau multilatéral, le Pérou s’est impliqué sur plusieurs fronts. Lima a ainsi été chargée de l’organisation, en décembre 2014, de la vingtième édition de la Conférence des Parties (COP 20) sur les changements climatiques.

Dans le domaine du maintien de la paix, le Pérou participe activement à diverses Missions de l’ONU, dont la MINUSCA en République Centrafricaine. Le pays siège comme membre non-permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU pour la période 2018-2019.

Dans la lutte contre les stupéfiants, le Pérou, indépendamment de son approche nationale (adoption en 2011 d’une « Stratégie anti-drogue 2012-2016 »), a cherché à promouvoir son rôle au plan international : il a signé le 10 mai 2012 l’accord de Paris sur la lutte contre le trafic transatlantique de stupéfiants.

Au plan bilatéral, le même principe d’ouverture prévaut : les États-Unis et la Chine sont les deux principaux partenaires commerciaux du Pérou, mais les échanges avec l’Union européenne se renforcent, à la faveur de l’accord de libre-échange UE-Pérou appliqué depuis le 1er mars 2013. Le Pérou prête aussi attention à ses relations avec la Russie (déclaration d’association stratégique signé le 30 novembre 2015) et avec le monde arabe : reconnaissance de l’indépendance de la Palestine en janvier 2011 ; organisation à Lima en octobre 2012 du 3e Sommet ASPA Amérique latine et Caraïbes / Pays arabes.

Le Pérou est membre du G 77 et du Mouvement des Non-Alignés.

Au niveau régional, le Pérou a fait montre d’une grande fermeté contre le régime du Président Maduro au Venezuela (constitution du « groupe de Lima » à partir de 2017).

Mise à jour : 31.07.18

Informations complémentaires

PLAN DU SITE