Présentation

Relations politiques et visites

Les contacts bilatéraux sont fréquents, à l’image des nombreuses consultations bilatérales ou sous la forme de contacts interministériels.

La visite du président de la République aux Pays-Bas, le 20 janvier 2014, première visite présidentielle depuis quatorze ans, a permis d’accentuer notre coopération. Une visite d’Etat du couple royal s’est déroulée les 10 et 11 mars 2016 et a permis de mettre en valeur nos liens économiques, culturels et politiques. Le ministre des affaires étrangères et du développement international Jean-Marc Ayrault s’est rendu aux Pays-Bas le 21 novembre 2016, où il est intervenu conjointement avec son homologue Bert Koenders lors d’un séminaire franco-néerlandais portant sur « l’intégration européenne : l’unité dans l’efficacité. ». Mark Rutte a rencontré à deux reprises le président de la République à Paris, le 16 juin et le 31 août 2017. Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a en outre rencontré son homologue néerlandais, M. Halbe Zijlstra, le 6 novembre 2017à Paris. Le président de la République s’est rendu aux Pays-Bas le 21 mars où il été reçu en audience par le Roi Willem-Alexander avant de s’entretenir avec Mark Rutte. La ministre chargée des affaires européennes Mme Loiseau a également reçu en entretien Mme Kajsa Ollongren, Vice-Première Ministre et ministre des affaires intérieures et des relations au sein du Royaume des Pays-Bas, à l’occasion de sa venue à Paris les 3 et 4 avril.

Relations économiques

Les relations économiques sont denses, comme en témoigne le volume global des échanges de l’ordre de 39,2 milliards d’euros en 2016 , : les Pays-Bas sont le 8ème partenaire commercial de la France. Les échanges économiques bilatéraux, en croissance continue depuis 2010, demeurent largement déficitaires pour la France (-7,1 Md € en 2016 ; cinquième déficit commercial de la France).Cela résulte notamment de la baisse de nos exportations vers les Pays-Bas (en recul de 0,6% depuis 2014), due à l’absence de grands contrats et à la baisse de la demande intérieure aux Pays-Bas. Le secteur des industries agro-alimentaires, qui constitue plus d’un quart de nos échanges, est notre premier poste déficitaire.
Dans le domaine de l’investissement, la France se situe au 3e rang en termes de stock d’IDE aux Pays-Bas et les Pays-Bas sont le 2ème investisseur en France en stock. Les investissements réciproques sont particulièrement visibles dans le domaine des transports et de l’énergie : fusion Air-France-KLM en 2004, partenariat entre Schiphol et Aéroport de Paris ; rachat de l’entreprise publique de transports Connexion par Transdev en 2007 ; achat par Total de Goal Petroleum et reprise des actifs de la NAM (société néerlandaise de production du gaz naturel) par GDF-Suez. Les entreprises françaises ont ainsi établi des synergies fructueuses avec leurs partenaires néerlandais pour donner parfois naissance à des leaders mondiaux dans leurs domaines d’activité (Air France-KLM, Danone-Numico).

Avec 1 350 entreprises qui emploient plus de 129 800 personnes, la présence française aux Pays-Bas est substantielle (chiffre d’affaires cumulé de 50,1 Mds€), plus particulièrement dans les transports, l’énergie, et l’agro-alimentaire. En sens inverse, avec plus de 2 400 implantations en France, pour plus de 260 000 emplois, (CA cumulé de plus de 51 Mds€), la présence néerlandaise en France est également importante.

L’année économique franco-néerlandaise, lancée à l’occasion du Départ du Tour de France à Utrecht le 3 juillet 2015 en présence du ministre français de l’économie et des finances, Emmanuel Macron, a permis d’approfondir nos relations économiques et de dynamiser l’innovation, les investissements et le commerce réciproques. Elle a été clôturée les 7-8 décembre 2016 à Paris en présence du Prince Constantijn des Pays-Bas.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Ces relations évoluent dans le cadre d’un accord bilatéral de 1946. La coopération scientifique bilatérale, dense et diversifiée, s’inscrit principalement dans le cadre de l’espace européen de la recherche (la France est le 4ème partenaire scientifique des Pays-Bas). La coopération universitaire est organisée autour du Réseau universitaire franco-néerlandais (RFN), installé pour la partie française à l’université de Lille III. La plupart des organismes de recherche français (CNRS, INRA, IFREMER, INSERM, ANVAR) ont signé des accords avec leurs homologues néerlandais. Nos actions, qui s’inscrivent dans une démarche communautaire, s’appuient sur le groupe de travail franco-néerlandais sur la science et la technologie, sur le RFN et sur le Programme Hubert Curien « Van Gogh » lancé en 1997 et facilitant la mobilité des chercheurs. Le prix Descartes-Huygens récompense chaque année depuis 1995 un chercheur français et un chercheur néerlandais, et le programme de bourses d’excellence Descartes, créé en 2011, permet d’attribuer neuf à dix bourses (montant moyen de 9 000 euros) par an afin de financer les études d’étudiants en niveaux Master et Doctorat.

Le français garde en outre son rang de troisième langue et reste largement enseigné (18% des élèves de terminale et 43% des élèves de la filière scientifique pré-universitaire passent le français au baccalauréat). Quatre universités ont des facultés de langue et de littérature françaises. Un programme d’assistants de langue a été créé. L’important réseau des 33 Alliances françaises dispensent des cours de français à plus de 8000 élèves par an.

La coopération culturelle s’appuie sur les opérateurs néerlandais (festivals, musées) afin de proposer au public les créations françaises notamment dans les domaines du cinéma, de l’architecture et de la sculpture. Cette coopération s’effectue très souvent directement entre les grandes institutions des deux pays (Rijksmuseum, Louvre, musée van Gogh, Concertgebouw, Opéra, etc).

Institut français des Pays-Bas : http://institutfrancais.nl/

Autres types de coopération

Coopération transfrontalière sur l’île de Saint-Martin/Sint-Maarten : partagée entre la France et les Pays-Bas depuis le traité de Concordia de 1648, instaurant la libre-circulation entre les deux parties l’île, il s’agit d’un cas unique de coopération territoriale européenne. La coopération entre les deux parties de l’île est indispensable notamment en matière policière et de lutte contre l’immigration irrégulière. Un accord sur la délimitation de la frontière maritime a pu être négocié les 26 et 27 mars 2015 et signé le 6 avril 2016.

Mise à jour : 11.04.18

Informations complémentaires

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