Présentation de l’Ouzbékistan

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Présentation du pays

OUZBÉKISTAN {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République d’Ouzbékistan
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’Etat : Chavkat Mirziyoïev (élu le 4 décembre 2016)

Données géographiques

Superficie : 447 400 km2
Capitale : Tachkent
Villes principales : Samarcande, Boukhara, Kokand
Langues officielles : ouzbek, russe
Monnaie : Soum (1E = 12629,7 S au 04 mai 2021)
Fête nationale : 1er septembre (jour de la déclaration d’indépendance vis-à-vis de l’URSS)

Données démographiques

Population : 34,2 M en 2020 (Banque mondiale)
Taux de croissance démographique : 1,9% en 2019 (Banque mondiale)
Espérance de vie : 72 ans (UNESCO, 2019)
Taux d’alphabétisation : 100% (UNESCO, 2019)
Composition ethnique : Ouzbeks (80%), Russes (5,5%), Tadjiks (5%), Karakalpaks (2,5%), Tatars (1,5%)
Religions : Islam sunnite (88%), Christianisme orthodoxe (9%)
IDH : 0,623 (Banque mondiale, 2020)

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Fort de 34,2 millions d’habitants, l’Ouzbékistan concentre la moitié de la population d’Asie centrale et représente la deuxième économie de la région. La mort du président Karimov en septembre 2016, chef de l’Etat depuis l’indépendance du pays, a ouvert une période de transition politique. L’ancien Premier ministre Chavkat Mirziyoïev lui a succédé le 4 décembre 2016. Longtemps replié sur lui-même, l’Ouzbékistan a mis depuis quatre ans en oeuvre plus de réformes qu’au cours de ses 25 premières années d’indépendance.

Sur le plan économique, une libéralisation progressive a été engagée et des mesures phares annoncées comme la libre convertibilité de la monnaie locale (le soum), en vigueur depuis septembre 2017, la libéralisation du change, la réforme fiscale, l’amélioration de la statistique et la réorganisation des ministères. L’Ouzbékistan accomplit actuellement les démarches nécessaires pour devenir membre de l’OMC et a accédé le 10 avril 2021 au mécanisme GSP+ de l’UE. Un meilleur respect des lois et règlements, une simplification des procédures administratives et des privatisations doivent contribuer à améliorer le climat des affaires et à encourager les investissements étrangers.

Des signaux encourageants sont observés en matière de droits de l’Homme, même si les organisations des droits de l’Homme appellent à la prudence. Les autorités ouzbèkes estiment que la question des droits de l’Homme n’est plus un tabou en Ouzbékistan : des progrès importants dans le domaine ont été réalisés depuis 2016 (libération des prisonniers politiques, fin du travail forcé organisé par l’Etat, notamment dans les champs de coton : l’OIT a reconnu la fin du travail forcé des enfants). La question des droits des personnes LGBTI+ reste cependant sensible, des incidents et des violences à caractère homophobe ont été rapportés à Tachkent au printemps 2021.

Politique étrangère

L’Ouzbékistan, pays doublement enclavé, mène une politique dite « multivectorielle », qui consiste à diversifier ses partenariats afin d’éviter un tête à tête pesant avec puissances régionales. Le Président Mirziyoïev a fait de la coopération régionale en Asie centrale une priorité de sa politique étrangère, confiée à son ministre des Affaires étrangères, Abdulaziz Kamilov. Des progrès significatifs ont été faits depuis quatre ans pour appaiser les relations entre l’Ouzbékistan et ses voisins, après 25 ans d’autarcie, et le pays cherche maintenant à se positionner comme tête de pont d’une politique d’ouverture et de bon voisinage. La démarcation des frontières héritées de l’URSS avec le Tadjikistan et le Kirghizstan est activement négociée (malgré des tensions locales qui subsistent, notamment dans les enclaves), et l’Ouzbékistan démine ses frontières pour faciliter les échanges avec ses voisins centrasiatiques.

L’Ouzbékistan entretient de bonnes relations avec la Russie et la Chine tout en développant les échanges avec les pays du Golfe, la Turquie, les pays occidentaux et d’autres pays d’Asie. La France est considérée comme un partenaire important de l’Ouzbékistan parmi les pays occidentaux.

L’Ouzbékistan considère également l’Afghanistan comme partie intégrante de l’Asie centrale dont la stabilisation, mise à mal par le retrait américain, permettrait aux Ouzbeks d’accéder au marché afghan ainsi que de réduire des coûts pesant sur le transit des biens vers l’Iran (port de Chabahar en particulier) et le Pakistan. L’Ouzbékistan qui possède des liens solides avec le Nord afghan et ses notables issus de la minorité ouzbèke, promeut et recherche activement des financements pour ses ambitieux projets de chemin de fer (Mazar-e-Charif-Herat-Iran ; Mazar-e-Charif-Kaboul-Peshavar) et se positionne dans les formats régionaux de paix et de stabilisation de l’Afghanistan.

Membre fondateur de la CEI, il s’est en revanche retiré de l’Organisation du traité de sécurité collective à deux reprises, en 1999 (retour en 2006) et en 2012. Il est membre observateur du Conseil turcique depuis 2018, et membre de l’Organisation de coopération économique (ECO). Depuis décembre 2020, l’Ouzbékistan est observateur auprès de l’Union économique eurasiatique, UEE.

L’Ouzbékistan est par ailleurs membre de l’Organisation de coopération de Shanghai, dont Tachkent accueille depuis 2002 le centre de coordination de la lutte anti- terroriste. L’Ouzbékistan a entammé des procédures d’adhésion à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) et à l’Organisation mondiale du Tourisme en 2021.

Situation économique

L’économie ouzbèke est la deuxième d’Asie centrale, derrière celle du Kazakhstan. Elle repose largement sur l’exploitation des matières premières. Les produits énergétiques (principalement gaz), le coton (1,3 M d’hectares cultivés), les métaux (or, uranium cuivre) et les engrais représentent les 3/4 des exportations. Des réformes sont en cours pour libéraliser l’économie, stimuler les initiatives privées et attirer les investissements étrangers, avec l’appui de bailleurs internationaux. Malgré le fort ralentissement mondial de l’économie lié à la pandémie de Covid-19 depuis 2020, l’Ouzbékistan est l’un des rares pays à avoir réussi à maintenir un taux de croissance positif (la croissance a été affectée et a perdu plusieurs points, mais résiste bien).

Mise à jour : 05.05.21

Informations complémentaires