Présentation d’Oman

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Données générales

OMAN {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : Sultanat d’Oman
Nature du régime : monarchie
Chef de l’Etat et/ou du gouvernement : Sultan Qabous bin said Al Said

Données géographiques

Superficie : 312.460 km2
Capitale : Mascate
Villes principales : Salalah, Sur, Sohar, Nizwa
Langue (s) officielle (s) : arabe
Monnaie : rial omanais (1 OMR = 2.25€ le 17/10/18)
Fête nationale : 18 novembre

Données démographiques

Population (2017) : 4,6 millions dont 2 m d’étrangers
Densité : 15 hab/km2 (2017)
Croissance démographique (2017) 4.7 %
Espérance de vie (2017) : 77 ans
Taux d’alphabétisation (2017) : 91 %
Religion (s) : islam ibadite 75 % (minorités sunnite et chiite), hindouisme, christianisme
Indice de développement humain ( 2017) : 0.82

Données économiques

PIB (2017) : 72.643 Mds USD
PIB par habitant (2016) : 17 000 USD (FMI)
Croissance -0.3% (2017)
Chômage (au sens du BIT) (2017) : 17 % (estimation)
Inflation (2017) : 9.0% (Banque Mondiale)
Solde budgétaire (2016) : -20,5 % du PIB
Balance commerciale (2017) : 8.8 Mds USD
Solde courant (2017) :-15,5 % du PIB

Principaux clients (2017) : Chine (34.4 % des exportations générales ; 69.8 % des exportations de pétrole) , Emirats Arabes Unis (42.8% des exportations générales), Inde, Taiwan.
Principaux fournisseurs (2016) : Chine, Inde, Japon.
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2017) :

  • agriculture et pêche : 2 %
  • industrie : 47 %
  • services : 41%

Exportations de la France vers Oman (2017) : 295 millions d’euros
Importations françaises d’Oman (2017) : 20 millions d’euros
Excédent commercial (2017) : +315 millions d’euros

Présence française

779 inscrits au registre

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Exposé par sa situation géographique à plusieurs menaces transversales (trafics, migrations illicites, piraterie), Oman est un partenaire essentiel pour la sécurisation des routes maritimes régionales. Partageant avec l’Iran le contrôle du détroit d’Ormuz, naturellement tourné vers l’Asie et l’Afrique, le Sultanat reste fermement attaché à son rôle de médiateur entre l’Iran et l’Occident.

Héritant du pouvoir à 30 ans, en 1970, le sultan Qabous a employé les premières années de son règne à réduire la révolte séparatiste du Dhofar. Une fois la paix revenue, il a lancé le développement de son pays et l’édification d’une administration qui ont fait d’Oman un pays moderne. Le Sultan Qabous a également fortement contribué à l’émergence d’une identité nationale en gommant les particularismes communautaires et en affaiblissant le rôle des tribus. Dès la fin des années 1990, il a engagé un processus d’ouverture constitutionnelle toujours en cours avec la création d’une commission nationale des droits de l’homme, de conseils municipaux, l’adoption d’une Loi fondamentale en 1996.

Sans remettre en cause l’autorité du sultan, des revendications se sont fait jour dans la foulée des printemps arabe, auxquelles il a été répondu par une série de mesures sociales et politiques.Affaibli par la maladie depuis 2014, le sultan n’a pas d’héritier direct et sa succession alimente les rumeurs depuis un certain nombre d’années.

Situation économique

Moins riche que ses voisins en hydrocarbures, Oman fait de la diversification économique sa priorité. Après avoir connu une croissance annuelle de plus de 4% entre 2012 et 2015, l’activité a fléchi depuis 2016 avec la chute des cours du pétrole. La croissance, négative en 2017 (-0.3%), pourrait repartir en 2018 (4% selon les estimations). Le poids des hydrocarbures dans l’économie a baissé mais reste prépondérant (27 % du PIB et 68 % des recettes budgétaires). La diversification de l’économie vers cinq secteurs prioritaires (programme TANFEEDH : industrie manufacturière, tourisme, logistique, pêches et mines) est en cours mais sera lente. Les comptes externes et publics sont dégradés (déficit courant de -15,5 % du PIB, déficit budgétaire de – 20,5% en 2017). Un processus d’ajustement des comptes publics a été initié en 2016.

Les autorités omanaises ont annoncé début 2018 la privatisation de plusieurs entreprises publiques, pour un montant global de 700 M OMR, d’ici à 2021. Cependant, la lenteur du processus décisionnel, le manque de transparence et les conditions de marché peu favorables risquent à nouveau de retarder la mise en œuvre du programme de privatisations, continuellement repoussée depuis une dizaine d’années.

La Zone Economique Spéciale de Duqm (ZESD), officiellement créée en 2011, constitue le plus important projet de développement de long terme du Sultanat d’Oman.

Politique étrangère

La diplomatie omanaise est fondée sur quelques principes constants : assurer à tout prix la sécurité régionale, en particulier celle du Détroit d’Ormuz ; ne rompre les liens diplomatiques avec personne ; ne jamais s’impliquer dans les conflits régionaux, mais proposer sa médiation chaque fois qu’elle est acceptée. L’indépendance de la politique étrangère du Sultanat lui a permis d’entretenir des relations de bon voisinage avec l’ensemble des pays de la région, notamment l’Iran, à rebours de ses partenaires du CCEAG.

Le Sultanat s’est aussi positionné comme facilitateur des relations entre l’Iran et l’Occident ; c’est en Oman que s’est engagé discrètement le dialogue qui a abouti à l’accord sur le nucléaire iranien du 14 juillet 2015. Le sultanat tente également de jouer un rôle d’intermédiaire discret dans la crise yéménite et s’efforce de soutenir la reprise du processus de transition politique. Les relations avec l’Arabie saoudite, bonnes dans l’ensemble, ne sont pas exemptes de certaines crispations au sujet du dossier yéménite,, les Saoudiens jugeant parfois la politique omanaise ambigüe vis-à-vis des rebelles Houthis tandis que les Omanais s’interrogent sur la présence croissante d’intérêts saoudiens dans la province yéménite de Mahra, à ses frontières.

L’insécurité régionale a tout de même conduit Oman à rejoindre, en 2017, la coalition islamique militaire contre le terrorisme, formée par l’Arabie en 2015.

Oman entretient des liens privilégiés avec la Grande-Bretagne, longtemps présente en Oman, et avec les Etats-Unis, garants de la sécurité du pays (accord de défense de 1980, accord de libre-échange en 2006). Les liens sont également forts avec la Chine (premier partenaire commercial) et avec l’Inde (700 000 travailleurs indiens en Oman).

Oman est aussi le pays du Golfe qui est allé le plus loin dans le rapprochement avec Israël : la visite de Netanyahu à Oman le 26 octobre 2018 a été la première visite publique d’un dirigeant israélien dans l’État du Golfe depuis 1996. En février 2019, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré le ministre omanais des Affaires étrangères Yusuf bin Alawi bin Abdullah en marge de la conférence de Varsovie sur le Moyen Orient.

Le 26 juin, le ministère omanais des Affaires étrangères a également annoncé son intention d’ouvrir une ambassade à Ramallah en Cisjordanie. Par ce geste, le Sultanat a souhaité signifier, en dépit des marques de rapprochement public avec Israël, son attachement au processus de paix au Proche-Orient.

Mise à jour : 19.07.19

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