Présentation du Niger

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Présentation du pays

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Données générales

Nom officiel : République du Niger
Nature du régime : République
Chef de l’État : Mahamadou Issoufou (né en 1952)
Premier ministre : Brigi Rafini (né en 1953)
Fête nationale : 18 décembre (proclamation de la République)

Données géographiques

Capitale : Niamey
Villes principales : Niamey, Zinder, Maradi, Tessaoua, Agadez
Superficie : 1 267 000 kilomètres carrés
Monnaie : franc CFA, 1 EUR = 656 XOF
Langue officielle : français

Données démographiques

Population : 22,4 millions d’habitants (Banque mondiale, 2018)
Densité : 17,7 habitants au kilomètre carré (Banque mondiale, 2018)
Taux de croissance démographique : 3,8 % (Banque mondiale, 2018)
Croissance de la population urbaine : 4,3 % (Banque mondiale, 2018)
Espérance de vie à la naissance : 60,4 ans (Banque mondiale, 2017)
Taux de fertilité : 7,2 enfants par femme (Banque mondiale, 2017)
Taux d’achèvement de l’école primaire : 73,2 % (Banque mondiale, 2017)
Indice de développement humain : 189e sur 189 (PNUD, 2018)
Religions : islam (90 %, dont 95 % sunnites), christianisme, animisme

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Le président Mahamadou Issoufou a été élu en 2011 lors d’un scrutin organisé pour clore la transition mise en place après le coup d’État de Salou Djibo (2010), qui a destitué le président Tandja. Il a été réélu au second tour en 2016.

L’Assemblée nationale est dominée par la majorité présidentielle, autour du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS).
Les grands défis du Gouvernement sont la sécurité, face aux attaques terroristes dans la zone frontalière avec le Mali et dans la zone du Lac Tchad (Boko Haram) ainsi que le développement économique et social d’une population jeune et en forte croissance.

Le pays se prépare à une année électorale : les élections présidentielle, législatives, municipales et régionales se tiendront en 2020. Le second tour de l’élection présidentielle, pour laquelle le président en exercice n’est pas candidat, est prévu en février 2021.

Politique étrangère

Pays enclavé, le Niger entretient de bonnes relations avec ses voisins, dont il dépend pour ses échanges économiques et sa sécurité. De nombreux ressortissants nigériens travaillent en Afrique de l’Ouest côtière ainsi qu’en Libye et en Algérie.

Il fait partie de nombreuses organisations régionales (Union africaine, Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, G5 Sahel, Communauté des États sahélo-sahariens, Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel, Autorité du bassin du Niger, dont le siège est situé à Niamey). Il est membre de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), fondée à Niamey en 1970.
Elu le 29 juin 2019 pour un mandat d’un an, le président Issoufou assure la présidence de la CEDEAO.

Le Niger s’est engagé en faveur du règlement de nombreuses crises dans sa région et au-delà, avec l’envoi de casques bleus en Côte d’Ivoire de 2004 à 2015, puis en Centrafrique et en Haïti. Au Mali, il déploie aujourd’hui quelque 900 casques bleus. Le pays subit, depuis 2011, des attaques terroristes répétées et accueille plus de 59 000 réfugiés maliens, auxquels viennent s’ajouter 78 000 personnes déplacées internes. Boko Haram, qui a mené de nombreuses actions meurtrières au Niger, a provoqué des déplacements de populations nigériennes dans la région de Diffa ainsi que l’afflux de réfugiés nigérians (260 000 personnes déplacées).

Face à ces défis sécuritaires, Niamey est depuis 2014 moteur dans l’émergence de solutions régionales. Le Niger a cofondé la force multinationale mixte contre Boko Haram avec le Tchad, le Nigéria et le Cameroun. Il a lancé le G5 Sahel avec le Tchad, la Mauritanie, le Mali et le Burkina Faso. Le G5 met en œuvre depuis fin 2017 une force conjointe transfrontalière.

Le Niger, terre de transit pour les migrations irrégulières, s’attache à trouver des solutions en partenariat avec l’Union africaine et l’Union européenne ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
L’Union européenne a renforcé son appui au Niger face à ces défis multiples. Le Niger entretient également de bonnes relations avec les États-Unis ainsi qu’avec la Chine, présente dans les secteurs de l’uranium, du pétrole et des infrastructures.

Enfin, le Niger a été élu membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2020-2021.

Situation économique

La croissance du produit intérieur brut (PIB), soutenue, se situe autour des 5 % depuis plusieurs années (6,5 % en 2018). L’activité économique bénéficie du dynamisme des secteurs du BTP et des services (télécommunications) mais la croissance est absorbée en grande partie par la forte évolution démographique .

Le Niger fait face au tassement des recettes tirées de l’uranium et du pétrole, principales ressources du pays. Son solde commercial avec le Nigéria, principal débouché agricole, a été pénalisé par la dévaluation du Naïra.

Les tensions budgétaires sont caractérisées à la fois par la difficulté de recouvrer les recettes et les besoins liés à la sécurité dans un environnement régional instable (le Niger consacre 4,1 % de son budget aux dépenses militaires). L’endettement augmente, étant passé de 36,2 % du produit intérieur brut en 2014 à 53,8 % en 2018.

Le Niger bénéficie d’une facilité élargie de crédit du Fonds monétaire international, qui a été renouvelée pour trois ans début 2017.

Le pays est 143e sur 190 dans le classement sur la facilité de faire des affaires de la Banque Mondiale en 2018 et 23e dans le classement des 54 pays africains, en progression régulière.

Mise à jour : 15.11.19

Informations complémentaires