Relations bilatérales

Partager

Relations politiques

La relation bilatérale entre la France et la Namibie est bonne. Elle bénéficie de l’engagement pris dès 1980 par la France de soutenir le combat de la SWAPO pour l’indépendance. Le Président Hage Geingob s’est rendu en visite officielle en France en novembre 2016, afin notamment de développer les liens commerciaux et d’investissement avec la France.

Mme Valérie Létard, Vice présidente du Sénat a conduit en février 2020 une délégation économique et universitaire des Hauts-de-France en Namibie. Ce déplacement a permis de conforter la coopération décentralisée entre les Hauts-de-France et la Namibie dans les domaines économiques, universitaires et culturels. Le premier programme de coopération concerne l’énergie, avec, du côté namibien, le succès de la joint venture entre Innovent (Villeneuve d’Ascq) et des investisseures namibiennes et, du côté de la Région, le programme "Energie pour l’Afrique". Le second est la coopération entre le grand port maritime (GPMD) de Dunkerque et Namport, emportant avec lui les aspects de transport et de logistique. En appui opérationnel du protocole d’accord entre le GPMD et Namport, l’Agence française de développement propose un Fonds d’expertise technique et d’échanges d’expériences (FEXTE) de 650 000 euros, dont la convention a été signée entre les différents partenaires lors de la mission.

En matière universitaire, des synergies ont été trouvées avec la Namibie, à travers le consortium F’SATI (French south african technological institute dont l’ESIEE d’Amiens est membre fondateur) qui s’ouvre à la Namibie. Enfin, en matière culturelle, un programme de travail a été initié par les Hauts-de-France dans le domaine des arts.

Présence française

Consulat de France : Consulat général de France à Johannesburg
Communauté française en Namibie : 239 inscrits
Communauté namibienne en France : 57 inscrits

Visites

  • Le Président Hage Geingob s’est rendu en visite officielle en France en novembre 2016, afin notamment de développer les liens commerciaux et d’investissements avec la France.
  • Mme Valérie Létard, Vice-présidente du Sénat a conduit en février 2020 une délégation économique et universitaire des Hauts-de-France en Namibie.

Relations économiques

Les échanges commerciaux bilatéraux sont modestes. Nos exportations sont de l’ordre de 10 millions d’euros par an en moyenne depuis 2015, sujettes à de fortes hausses en cas de grands contrats. Ces chiffres méritent néanmoins d’être considérés avec prudence, une partie des produits destinés à la Namibie étant enregistrée en direction de l’Afrique du Sud. Nos importations s’élèvent à environ 130 millions d’euros par an, essentiellement des produits agricoles.
En 2019, le commerce bilatéral total entre la France et la Namibie a progressé de 9 %, pour atteindre 61 millions d’euros. Cette évolution résulte en grande partie de la hausse de nos importations (+7 % à 52 millions d’euros ), liée essentiellement au rebond des achats d’uranium. Celles-ci restent toutefois nettement inférieures au niveau des dernières années (103 millions d’euros en moyenne sur cinq ans). Nos exportations ont également progressé (+23 %), soutenues par les ventes de produits pharmaceutiques. Avec 9 millions d’euros , leur niveau demeure toutefois très faible – 175e débouché à l’exportation de la France au niveau mondial. Alors qu’il se réduisait depuis 2015, avec la baisse des importations d’uranium, le déficit commercial qu’enregistre structurellement la France vis-à-vis de la Namibie s’est creusé de 4 % en 2019, atteignant 43 millions d’euros.

Une quinzaine d’entreprises françaises sont implantées en Namibie, employant plus de 300 personnes. Il s’agit principalement de grandes entreprises opérant dans les secteurs minier (Orano, mine d’uranium de Trekkopje), énergétique (Total et Innosun, qui exploite notamment les parcs solaire d’Omburu et éolien d’Ombepo) et du transport et de la logistique (Bolloré et CMA-CGM). Les autres secteurs représentés sont : l’eau et l’assainissement avec Veolia (traitement des eaux usées de Windhoek) et Altereo (études d’ingénierie) ; les gaz industriels et médicaux (Air Liquide) ; la construction automobile (avec une petite unité d’assemblage, Peugeot Opel Assembly Namibia, co-entreprise possédée à 51 % par PSA) ; le BTP (Colas avec une usine d’émulsion et de bitume et Freyssinet) ; l’agroalimentaire (Pernod-Ricard) ; les services (JCDecaux, Bureau Veritas et BNP-Paribas via sa filiale RCS – crédit à la consommation).

Coopération culturelle, scientifique et technique

La coopération bilatérale est aujourd’hui essentiellement portée par le Centre culturel franco-namibien (CCFN), établissement binational inauguré en 1991, qui assure la promotion du français, de la francophonie et des cultures française et namibienne dans toutes leurs expressions.

L’Agence française de développement intervient également en Namibie depuis 1998 principalement dans les secteurs de l’énergie, de l’économie verte et de l’appui au développement des PME. En octobre 2018, les ministres de la planification et des finances ont signé avec l’AFD une convention de subvention de 400 000 euros pour promouvoir l’émergence des partenariats publics-privés (PPP) en Namibie.

Un protocole d’accord entre le port de Dunkerque, et l’autorité portuaire namibienne NamPort, avait été signé fin février 2019. Cet accord de coopération vise à promouvoir les échanges d’informations, d’expériences et d’expertises dans les domaines de la gestion portuaire, de la formation du personnel et de la promotion de la liaison logistique entre Walvis Bay et Dunkerque
De nouveaux accords de coopération entre la Namibie (région du port de Walwis Bay) et la région des Hauts-de-France ont été signés en février 2020, notamment sur les volets économique (coopération portuaire, spatiale et de recherche), culturel et universitaire.

Union européenne

En novembre 2018, l’Union européenne a officiellement décidé d’ôter la Namibie de la liste noire des pays non-coopératifs en matière fiscale. Le pays avait été placé sur cette liste en décembre 2017, lors de sa première publication par l’Union européenne. Cette décision a été permise grâce aux engagements pris par le gouvernement namibien de mettre en œuvre des mesures visant à lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.

Diplomatie environnementale

Pays côtier et largement désertique, la Namibie a investi avec volontarisme tout le champ de la diplomatie environnementale et se singularise par l’ambition de sa contribution nationale dans le cadre de l’accord de Paris (réduction de 89 % des émissions de gaz à effet de serre et 70 % d’énergies renouvelables d’ici 2030).

Mise à jour : 23.04.21

Informations complémentaires