Mali - Q&R - Extrait du point de presse (12.06.18)

Q - La France martèle depuis 2015 la nécessité de mettre en œuvre les accords d’Alger sur le Mali. Comment expliquez-vous ce manque de volonté politique et pourquoi est-ce que l’élection présidentielle changerait la donne ?

R - L’élection présidentielle au Mali marquera une étape importante pour la démocratie malienne. Cela sera l’occasion d’une appropriation des enjeux collectifs, et particulièrement de la mise en œuvre de l’accord de paix. C’est pourquoi la crédibilité et la transparence sont des aspects clefs du processus électoral. La France, comme l’ensemble des partenaires du Mali, notamment le secrétaire général des Nations Unies, ainsi que l’observateur indépendant de l’accord de paix dans leurs rapports respectifs, a constaté des retards et un manque de volonté politique dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix. Elle a aussi noté les progrès réalisés au cours des derniers mois, qui doivent être poursuivis et amplifiés. Il s’agit notamment de consolider les mécanismes de patrouilles mixtes dans le nord du Mali, d’assurer le fonctionnement effectif des collectivités territoriales et de lancer le processus de désarmement, démobilisation et réintégration.

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