Présentation du Malawi

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Présentation du pays

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Nom officiel : République du Malawi
Nature du régime : République (régime présidentiel)
Chef de l’Etat et du Gouvernement : Dr Lazarus Mc Carthy Chakwera (né le 5 avril 1955)

Données géographiques

Superficie : 118 484 km²
Capitale : Lilongwe
Villes principales : Blantyre, Zomba, Mzuzu
Langues officielles : anglais, chichewa (langue nationale)
Langue courante : chitumbuka, chiyao, makua, chisena
Monnaie : Kwacha (1 EUR = 826 MKW au 07/07/2020)
Fête nationale : 6 juillet (indépendance : 6 juillet 1964)

Données démographiques

Population (Banque mondiale, 2019) : 18,6 millions d’habitants
Taux de croissance démographique (Unesco, 2019) : 2,9 %
Espérance de vie (Banque mondiale, 2018) : 63,8 ans
Taux d’alphabétisation (2018) : 68,6 %
Religions : christianisme (environ 75 %), islam (18 %)
Indice de développement humain (PNUD, 2018) : 172e/187 (0,485)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le 6 juillet 1964, le Malawi accès à l’indépendance. Dès lors, le pays est dominé par le régime autoritaire de Hastings Kamuzu BANDA, à la tête du parti unique du pays, le Malawi Congress Party (MCP). Le Malawi connaît ses premières élections générales libres en mai 1994, remportées par l’United Democratic Front (UDF) de Bakili MULUZI.

Depuis, le pays a connu plusieurs élections pacifiques (juin 1999 : réélection du président MULUZI (UDF) ; mai 2004 : élection de Bingu Wa MUTHARIKA (UDF) ; 2009 : réélection de Bingu Wa MUTHARIKA (DPP - Democratic Progressive Party – fondé en 2005 suite à de graves dissensions au sein de l’UDF de M. Muluzi). En 2012, le Président Bingu Wa MUTHARIKA décède. Malgré la tentative de coup d’Etat et la crainte d’un coup de force militaire, la Constitution est respectée et Joyce BANDA, vice-Présidente, devient Présidente par intérim.

Marquées par des incidents violents et des soupçons de manipulation des élections, les élections de mai 2014 sont remportées par Peter MUTHARIKA, issu du DPP et frère de l’ancien Président, Bingu Wa MUTHARIKA (2004-2012) avec 36,4 % des voix contre 27,8 % pour Lazarus CHAKWERA (MCP) et 20,2 % seulement pour la Présidente sortante Joyce BANDA (PP – People’s Party).

La dernière élection présidentielle s’est déroulée en deux étapes : le 21 mai 2019, un premier scrutin est organisé. Celui-ci, contesté par l’opposition en raison d’irrégularités (feuilles d’émargement non conformes, ratures sur les bulletins et les procès-verbaux) et d’un écart entre les deux premiers candidats de seulement 160.000 voix sur 5,1 millions de votants, est d’abord confirmé par la commission électorale du Malawi (MEC) en juin 2019, puis annulé par la Haute cour du Malawi le 3 février 2020. Un second scrutin est ainsi organisé le 23 juin 2020, remporté dès le premier tour par Lazarus CHAKWERA (MCP) avec plus de 59 % des suffrages, contre moins de 40 % pour l’ancien Président Peter MUTHARIKA.

Entre les deux tours, les manifestations de contestation se sont succédées et la situation a fréquemment dégénéré en incidents violents avec les forces de l’ordre, causant la mort de manifestants et policiers. Le scrutin du 23 juin s’est néanmoins déroulé dans le calme, avec une participation en hausse selon les observateurs.

Le Malawi est ainsi le deuxième pays d’Afrique subsaharienne à avoir annulé une élection présidentielle, après le Kenya en 2017. C’est cependant le premier à permettre une alternance.

Le Président CHAKWERA a fait de la lutte contre la corruption la priorité de son action. Dès le 28 juin, il met en œuvre son programme de lutte contre la corruption en ordonnant la dissolution des conseils d’administration de soixante institutions et entreprises publiques du pays (sur une centaine au total), dont les compagnies pétrolière et d’électricité, les universités ou la radiotélévision, suspectées de mauvaise gestion ou de corruption. Les contrats publics ont également été suspendus "afin de vérifier qu’il n’ont pas nourri la corruption et qu’ils ont été attribués selon les règles".

Politique étrangère

Après avoir été mis au ban des nations pendant l’ère Hastings BANDA, du fait de la dictature et de ses liens avec le régime de l’apartheid (accord capitaux et armement contre travailleurs), le pays s’est ouvert à la démocratie en 1994 et a normalisé ses relations extérieures dans le nouvel environnement régional et mondial. Du fait notamment de son enclavement et de sa diaspora, le Malawi a toujours gardé de bonnes relations avec ses voisins. Le pays accueille environ 30.000 réfugiés sur son sol (originaires du Burundi, du Rwanda et de RDC). Un différend perdure cependant depuis les années 60 avec la Tanzanie au sujet des eaux du lac Malawi (« lac Nyassa » selon la Tanzanie), potentiellement riche en hydrocarbures. Pour autant, cette dispute ancienne n’est pas un irritant grave entre les deux pays et leur coopération se développe depuis 2017.

Le Malawi est membre du COMESA (marché commun de l’Afrique orientale et australe), de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe) et de l’Union africaine. Il est également partie au Mouvement des non-alignés et à la Cour pénale internationale (depuis 2002). Le Malawi contribue aux opérations de maintien de la paix de l’ONU et a ratifié l’Accord de Paris sur le climat fin juin 2017.

L’Union européenne intervient au Malawi via le 11e FED 2014-2020 (560 M euros) signé en mai 2015 et axé sur la gouvernance (120 M euros), l’agriculture durable (250 M euros) et l’éducation (160 M euros). Un appui à la société civile (15 M euros) et des mesures de soutien (15 M d’euros) complètent le dispositif.

Situation économique

PIB (Banque mondiale, 2019) : 7,667 milliards USD
PIB par habitant (Banque mondiale, 2019) : 390 USD
Taux de croissance (Banque mondiale, 2019) : 4,5 %
Taux d’inflation (Banque mondiale, 2019) : 9,4 % en 2019
Taux de chômage (Banque mondiale, 2018) : 6,75 %

Avec un PIB par habitant de 390 USD, le Malawi est l’un des pays les plus pauvres au monde. L’économie du pays est très peu diversifiée, particulièrement dépendante du secteur agricole et donc très vulnérable aux chocs externes et aux effets du changement climatique – volatilité des prix, conditions météorologiques, épidémies. Le pays est aussi très dépendant de l’aide internationale. La conclusion d’un nouveau programme avec le FMI en 2018 a eu des effets bénéfiques sur la stabilisation du cadre macroéconomique, malgré quelques difficultés sur le plan de l’assainissement des finances publiques et sur la mise en œuvre des réformes structurelles visant à réduire les vulnérabilités du pays et à diversifier la base productive – dans un climat politique par ailleurs très instable et peu propice à attirer des investissements.

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Mise à jour : 15.07.20

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