Présentation de la Lituanie

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Présentation du pays

LITUANIE {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République de Lituanie
Nature du régime : République parlementaire
Président de la République : M. Gitanas Nausėda (12 juillet 2019)
Premier ministre : Mme Ingrida Šimonytė (11 décembre 2020)

Données géographiques

Superficie : 65 286 km²
Capitale : Vilnius
Villes principales : Kaunas, Klaipėda, Šiauliai, Panevėžys
Langue(s) courante(s) : lituanien
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2015)
Fêtes nationales : 16 février (indépendance de 1918), 11 mars (indépendance de 1990) et 6 juillet (couronnement du roi Mindaugas)

Données démographiques

Population (2019) : 2 794 184 millions d’habitants
Densité : 44,7 hab/km²
Croissance démographique (2018) : -1 %
Espérance de vie (2019) : 70,1 ans pour les hommes, 81,2 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation (2019) : 99,8 %
Religion(s) : Pas de religion officielle. Catholicisme romain (79 % de la population)
Indice de développement humain (2018) : 0,869 (34e rang)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

À l’issue du second tour de l’élection présidentielle du 26 mai 2019, l’économiste indépendant Gitanas Nausėda a été élu avec 66,72 % des voix (contre 33,28 % pour la candidate conservatrice Ingrida Šimonytė). Il a succédé le 12 juillet à Dalia Grybauskaitė qui, après deux mandats consécutifs (2009-2014 puis 2014-2019), ne pouvait pas en briguer de troisième.

Le second tour des élections législatives du 25 octobre 2020 a vu la défaite de l’ensemble des partis de la coalition sortante de centre-gauche au profit des conservateurs de l’Union de la Patrie – Chrétiens-démocrates lituaniens (50 sièges sur 141), menée par l’ancienne Ministre des Finances (2008-2010) Ingrida Šimonytė. Le parti du Premier ministre sortant Saulius Skvernelis, l’Union des Paysans et des Verts, obtient 32 sièges (soit une perte de 22 sièges par rapport au scrutin de 2016), suivi par le Parti Social-démocrate (13 sièges), le Mouvement Libéral (13 sièges) et le Parti de la Liberté (11 sièges). Sur la base de ces résultats, le Président Nausėda a désigné le 19 novembre 2020 Ingrida Šimonytė en tant que Premier ministre et un nouveau gouvernement de coalition regroupant l’Union de la Patrie – Chrétiens-démocrates lituaniens, le Parti de la Liberté et le Mouvement Libéral, a été formé sur cette base. Dans un Seimas renouvelé à 40%, la nouvelle coalition de centre-droit dispose d’une courte majorité de 74 sièges sur 141. Le programme du gouvernement met avant tout l’accent sur la réforme de l’éducation et du système de santé, la lutte contre les inégalités, la mise en place d’une fiscalité plus juste et d’un environnement plus propice aux investissements étrangers.

Politique étrangère

Politique européenne

La Lituanie est entrée dans l’Union européenne le 1er mai 2004, dans l’espace Schengen en décembre 2007 et dans la zone euro en janvier 2015.
Présence dans les institutions européennes  : Virginijus Sinkevicius, ancien ministre de l’Economie, est le Commissaire lituanien chargé du portefeuille Océans, Environnement et Pêche. La Lituanie dispose de 11 députés au Parlement européen.
Brexit : La Lituanie souhaite le maintien de liens aussi étroits que possible entre l’UE à 27 et le Royaume-Uni. Elle est en outre attentive à la situation des 200 000 Lituaniens expatriés au Royaume-Uni.
Avenir de l’UE : La Lituanie souhaite éviter toute division entre l’Est et l’Ouest du continent et voudrait que l’Union se mobilise sur un « agenda positif », porteur de projets allant dans le sens d’une plus grande unité et cohésion. Elle n’est pas opposée à la mise en place d’une Europe différenciée, dans le cadre d’une approche transparente et inclusive.
Défense européenne : La Lituanie participe à certaines opérations extérieures de la PSDC (République centrafricaine dans le cadre de EUTM RCA, Mali dans le cadre de la Minusma), qu’elle souhaite voir évoluer en complémentarité avec l’OTAN.
Réfugiés  : Conformément aux décisions du Conseil JAI de septembre 2015, la Lituanie s’est engagée à accueillir 70 personnes dans le cadre des réinstallations (engagement tenu en mars 2018) et 671 dans le cadre des relocalisations en provenance d’Italie et de Grèce (384 accueillies à la fin octobre 2018).
Politique régionale : Pour la période 2014-2020, la Lituanie bénéficie de 8,4 Mds € de fonds européens (2 902 € par habitant).
Travailleurs détachés : La Lituanie fait partie des 11 États dont les Parlements nationaux ont transmis un avis motivé contre la proposition de la Commission européenne de révision de la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs (procédure dite du « carton jaune »). Le nombre de travailleurs détachés originaires de Lituanie était de plus de 25 000 en 2015. Le 23 octobre 2017, lors de la réunion du Conseil EPSCO, la Lituanie a voté contre les amendements à la Directive.
Climat : La Lituanie a ratifié l’accord de Paris le 22 décembre 2016.

Politique étrangère

Russie : La politique étrangère de la Lituanie est en grande partie déterminée par sa perception de la Russie dans la région vue comme menacante . La Russie demeure néanmoins le premier partenaire commercial de la Lituanie.
Ukraine : Inquiètes de la déstabilisation russe et attachées à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, les autorités lituaniennes sont favorables au maintien des sanctions tant que les accords de Minsk n’auront pas été intégralement mis en œuvre. .
Partenariat oriental (PO) : La Lituanie soutient le PO et avait fait de ce sujet un temps fort de sa présidence du Conseil de l’Union européenne, au deuxième semestre 2013. Favorable à ouvrir une « perspective européenne » pour ces pays, elle souhaite se concentrer sur la mise en œuvre des accords d’association.
Relation transatlantique : Après une période d’incertitude liée à l’élection de D. Trump à la présidence des États-Unis, qui a fait douter Vilnius de la pérennité de la garantie de sécurité américaine, certains éléments rassurants dans le discours de l’administration Trump ont apaisé son inquiétude.
OTAN  : La Lituanie fonde sa sécurité sur l’OTAN, dont elle est membre depuis mars 2004. Depuis 2018, elle consacre 2 % de son PIB à la défense. En quête de mesures de réassurance face à une menace russe qu’elle juge croissante, elle se réjouit de la mission de « police du ciel » balte fournie depuis 2004 par rotation entre les Alliés, et du déploiement de troupes de l’OTAN, depuis 2017, dans le cadre de la présence avancée renforcée (eFP).

Situation économique

Après avoir atteint un creux en 2015, la Lituanie a renoué avec la croissance depuis 2016 (+3,9 % en 2019, le PIB s’établissant à 45,1 Mds€). qui est désormais tirée par les investissements et par la consommation des ménages, illustrée par les bonnes performances du commerce de détail, qu’influence l’augmentation du salaire moyen et du salaire minimum. La Lituanie connaît un véritable processus de convergence (le PIB/habitant en PPA s’élève désormais à 78 % de la moyenne européenne).

La crise sanitaire devrait engendrer une contraction de 1,5% du PIB en 2020, selon le gouvernement lituanien, soit l’une des baisses les moins fortes de la zone Euro. Le rebond de l’économie lituanienne en 2021 devrait atteindre 2,8% en 2021. Si une hausse importante du déficit et de la dette publics ont été enregistrés en 2020, une amélioration des finances publiques est prévue par les autorités lituaniennes pour 2021 (déficit entre - 2,4 % et - 3,9 % du PIB). Le chômage atteint 8,8 % fin 2020 et pourrait baisser à 8,2 % en 2021.Le contexte économique international et l’embargo de la Russie ont affecté les échanges extérieurs de la Lituanie après 2014 mais ceux-ci connaissent désormais une croissance soutenue. Le taux de chômage recule (6,3 % en 2019), tandis que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée résulte de l’inadéquation de la formation d’une partie de la population, du vieillissement de cette population et de l’émigration (près de 25 % de la population a quitté le pays depuis le début des années 1990).

Pour la première fois depuis 1991, le budget a dégagé un excédent (0,3 % du PIB) en 2016, confirmé en 2017, 2018 et 2019 (respectivement +0,5,+0,7 % et +0,3% du PIB) malgré les réformes structurelles engagées sur le marché du travail et des régimes de retraites et même si le gouvernement a annoncé un effort de réduction des dépenses publiques. En 2019, la dette publique a atteint l’équivalent de 36,4 % du PIB. La Lituanie a signé le 3 mai 2018 un accord d’adhésion à l’OCDE.

Depuis la fermeture, en 2009, de la centrale nucléaire d’Ignalina, la Lituanie est devenue importatrice d’électricité. Après avoir renoncé, suite à un référendum, à se doter d’une nouvelle centrale, elle s’efforce de se déconnecter du réseau électrique ex-soviétique en installant des câbles terrestres et sous-marins avec les pays de la région (LitPol Link avec la Pologne qui sera étendu à la Lettonie et à l’Estonie, NordBalt avec la Suède). Elle s’inquiète en outre de la mise en service prochaine d’une centrale nucléaire située en Biélorussie, à Astravets, à une cinquantaine de kilomètres de Vilnius, doutant des garanties de sûreté attachées à cet ouvrage. La Lituanie privilégie le développement des énergies renouvelables (biomasse, hydroélectricité, éoliennes) et cherche à s’affranchir de sa forte dépendance vis-à-vis des importations de gaz russe en misant sur le gaz naturel liquéfié (GNL). Elle s’est ainsi dotée, depuis 2014, d’un terminal de GNL flottant, baptisé Indépendance et situé à Klaipėda. Il lui permet d’acheter du gaz à la Norvège, mais aussi aux États-Unis et au Qatar, et d’exporter vers les pays voisins (pour le moment à un prix jugé élevé). Enfin, la Lituanie souhaite rejoindre le réseau gazier européen en 2020 grâce à l’interconnexion bidirectionnelle avec la Pologne (GIPL, Gas Interconnector Poland-Lithuania).

PIB (2019, en prix courants) : 45,1 milliards €
PIB par habitant (2019, aux prix du marché) : 17 310 €
Croissance (2019) : 3,9 %
Chômage (au sens du BIT) (2019) : 6,3 %
Inflation (2019) : 2,2 %
Solde budgétaire (2019) : 129,3 millions € (0,3 % du PIB)
Balance commerciale (2019) : -2,2 milliards €
Principaux clients : Russie (13,7 %), Lettonie (9,1 %), Pologne (7,5 %)
Principaux fournisseurs : Russie (14,1 %), Allemagne (13,3 %), Pologne (11,5 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2018) :

  • agriculture : 3,3 %
  • industrie : 28,7 %
  • services : 68,0 %

Mise à jour : 13.01.21

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