Présentation

Relations politiques

La France est engagée aux côtés de la communauté internationale sur le fondement des résolutions 1970(2011) et 1973(2011) du Conseil de sécurité des Nations unies pour accompagner la révolution et la transition politique libyenne.

Le lien n’a jamais été rompu avec la Libye. Après la fermeture de notre ambassade à Tripoli en février 2011, un représentant spécial de la France auprès du Conseil national de transition à Benghazi a été désigné. L’ambassade de France a rouvert dès août 2011 à Tripoli. Le Premier ministre libyen s’est rendu à Paris les 12 et 13 février 2013, accompagné d’une délégation de huit ministres et vice-ministres. Le ministre des affaires étrangères s’est rendu à Tripoli le 23 avril 2013 après l’attentat qui a visé notre ambassade pour exprimer son soutien à notre équipe et réaffirmer l’engagement de la France en Libye. Le 30 juillet 2014, la France a replié son dispositif diplomatique sur Tunis.

La France demeure engagée dans la résolution de la crise politique libyenne en appui à la médiation onusienne menée par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye. C’est dans cette perspective que la France a été à l’initiative de la conférence internationale de Paris sur la Libye, qui s’est tenue le 29 mai, et a permis de fixer des engagements et des échéances : l’adoption d’une base constitutionnelle d’ici le 16 septembre et la tenue des élections parlementaires et présidentielle le 10 décembre.

La France soutient le Conseil présidentiel issu de l’accord de Skhirat dans ses efforts pour répondre aux attentes de la population. Le processus politique doit permettre d’étendre le contrôle effectif des autorités légitimes exerçant à l’ensemble du territoire libyen. Un consensus national est recherché à cette fin afin de permettre à l’Etat libyen de répondre aux défis du terrorisme et des migrations auxquels il fait aujourd’hui face. La France et l’Union européenne contribuent à canaliser le processus politique à la demande du gouvernement d’entente nationale. Des mesures restrictives ont ainsi été adoptées contre trois perturbateurs du dialogue politique le 1er avril 2016 et renouvelées depuis.

Visites

En 2018

Le 4 juillet, le ministre de la santé libyen, Omar Bashir al-Taher, a effectué une visite en France dans le cadre d’une cérémonie de remise de diplômes de 15 chirurgiens libyens.

En 2017

Le 21 décembre, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères s’est rendu en Libye, où il a notamment rencontré le Premier ministre Sarraj à Tripoli et le général Hafter à Rajma.
Le 31 octobre le ministre de l’éducation du Gouvernement d’entente nationale, M. Othman Abduljallil a effectué une visite en France.

  • Le 4 septembre, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, M. Jean-Yves Le Drian, s’est rendu à Tripoli, Misrata, Benghazi et Tobrouk. Il a notamment rencontré le Premier ministre Sarraj, le général Hafter, Abderrahmane Suweihli et Aguila Saleh.-
  • 7 avril le Premier ministre Bernard Cazeneuve s’est entretenu le 7 avril 2017 à Tunis avec son homologue libyen M. Sarraj.

En 2016

  • 27 septembre 2016 : Visite du Premier ministre libyen, Fayez Sarraj, en France - Entretien avec le président de la République, Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, et Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense.
  • 16 avril : Jean-Marc Ayrault s’est rendu à Tripoli le 16 avril 2016 avec son homologue allemand, pour soutenir le Premier ministre Fayez Sarraj.

    En 2015
  • 24 août : Entretien entre le ministre des affaires étrangères et son homologue libyen, Mohammed al-Daïri.

    En 2014
  • 6 mars : Participation du ministre des affaires étrangères à la conférence ministérielle de Rome sur le soutien international à la Libye.
  • 14 octobre : Entretien du ministre des affaires étrangères avec son homologue libyen, Mohammed al-Daïri.

Relations économiques

Le développement des relations bilatérales ainsi que l’ouverture croissante de la Libye après la révolution ont stimulé les échanges économiques et commerciaux. La France était le deuxième client de la Libye en 2014, soit trois places de mieux qu’en 2013. Nos relations commerciales sont marquées par un déficit commercial structurel et fluctuant, nos importations étant composées à 99% d’hydrocarbures.

Les opportunités sont nombreuses pour nos entreprises, dans tous les secteurs : hydrocarbures, transport, santé, finances, télécommunications, eau et assainissement, énergie, immobilier, planification et aménagement urbain, industrie, agro-alimentaire. Les entreprises françaises ont maintenu des activités en Libye et étaient particulièrement présentes dans les secteurs de la santé, de l’électricité, de l’eau/assainissement, de l’agroalimentaire et des transports/infrastructures/aviation civile.

La Libye constitue toutefois un terrain difficile. Les faibles capacités décisionnelles et administratives libyennes et les conditions sécuritaires ne facilitent pas l’accès au marché libyen. La dégradation de la situation politique et sécuritaire depuis l’été 2014 complique considérablement nos échanges commerciaux. Le maintien de l’unité des institutions financières et économiques libyennes (Banque centrale, National Oil Company), tiraillées entre les deux camps, est également crucial pour ces échanges.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Ainsi, la France développe depuis les accords de Skhirat une série d’actions pour accompagner le Gouvernement d’entente nationale afin de renforcer ses administrations (centrales et locales) et ses institutions (sécurité, douane, patrimoine national, universités), de soutenir la société civile et la jeunesse, et de favoriser la relance de l’économie et de l’emploi.

La France mobilise pour ce faire des outils tels que les bourses CISAP (cycles internationaux spécialisés d’administration publique) à l’ENA à destination de fonctionnaires libyens ; ou encore les programmes « labcitoyens », « culturelab » et « safirlab » à destination des jeunes et de la société civile, qui permettent la réalisation de stages en France et le financement de projets citoyens. En 2016 et en 2017, des cycles de formations ont également été organisés en France au bénéfice d’archéologues et d’experts libyens du patrimoine, et à Tunis auprès de journalistes libyens. Une rencontre entre le ministre de l’éducation du Gouvernement d’entente nationale M. Othman Abduljalil et les représentants de Campus France s’est tenue le 31 octobre 2017 au ministère de l’Europe et des affaires étrangères, laissant entrevoir des perspectives de relance de notre coopération boursière et universitaire.

L’affectation d’un conseiller de coopération et d’action culturelle auprès de l’ambassade de France en Libye en novembre 2016 après deux ans de vacance de poste permet une relance plus poussée des activités, comme l’a montré dès le mois de mars 2017 l’organisation à l’institut français de Tunis de la manifestation « Pour la Libye ». En associant cycles de conférences, expositions, concerts, arts culinaires, cafés littéraires et sessions de courts métrages, cet événement a marqué la reprise de la coopération culturelle, qui s’appuiera en 2017 sur le développement d’une programmation « hors les murs » jusqu’à ce que la situation sécuritaire permette un retour à Tripoli.

La France a mobilisé en 2017 plus de 3 millions d’euros pour des actions de rénovations d’infrastructures municipales, d’organisation d’offres de soins de base, d’actions de déminage et d’éducation au risque, d’appui aux élections et aux efforts de médiation, de formation et d’éducation, d’appui aux journalistes et à la société civile. La mise en œuvre de ces aides est confiée, pour la grande majorité d’entre elles, à des agences spécialisées des Nations unies (PNUD, OMS, UNMAS), ainsi qu’à des ONG (Acted, Handicap International, Première urgence internationale, Réseau Euromed France) et opérateurs français (CFI). Ces initiatives couvrent de manière équitable l’ensemble du territoire libyen.

Ces projets s’ajoutent à des actions financées pluriannuelles entamées en 2016. A titre d’exemple, 250 000 euros ont été investis pour la formation de cadres territoriaux dans le cadre d’un partenariat avec ACTED, l’ENA et le département d’administration publique de l’université de Benghazi et 200 000 euros initialement destinés à l’évacuation de blessés et alloués depuis à des stages de formation de chirurgiens en collaboration avec le CHU de Poitier. Un projet franco-allemand mené par la GIZ et ACTED sur « l’insertion des migrants à l’économie locale libyenne en s’appuyant sur les municipalités » a reçu un financement français du centre de crise et de soutien du ministère des affaires étrangères à hauteur de 700 000 euros. Enfin, Expertise France bénéficie d’un financement européen pour la réalisation d’un programme de relance du tissu économique et d’appui aux entreprises. Interrompu à l’été 2014, le programme a repris à l’automne 2016, à partir de Tunis.

Autres types de coopération

La France a également appuyé la Libye dans le renforcement des forces de sécurité nationales, avant que cette coopération ne soit suspendue à l’été 2014.

Dans le domaine de la sécurité intérieure, la France contribue à former une unité de la Garde présidentielle, chargée de la protection des institutions de Tripoli issues de l’accord de Skhirat. Pour mémoire, un contrat avait été signé en octobre 2013 entre Civipol et le ministère libyen de l’intérieur pour la formation de mille policiers à la gestion démocratique des foules.

Mise à jour : 23.07.18

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