Relations avec l’Union européenne

Présentation

Sur le plan politique, l’Union européenne soutient pleinement le processus de dialogue politique mené par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies. Son soutien aux efforts de médiation s’exprime également dans le cadre du Quartet (UE-Union africaine-Ligue arabe- Nations unies). L’UE a participé à la réunion du 29 mai à Paris. Par le biais de sa délégation délocalisée à Tunis, l’UE participe également aux travaux de coordination internationale encadrés par la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL). L’UE soutient l’organisation des élections (contribution de 5 millions d’euros au programme PEPOL du PNUD) et devrait envoyer une mission d’experts électoraux lors des élections.

Le régime de sanctions individuelles adopté en février 2011 par le Conseil de sécurité des Nations unies pour cibler l’ancien clan Kadhafi, a été étendu aux personnes (ou entités) qui mettent en danger la stabilité ou minent sciemment la transition politique en Libye. Ce régime est régulièrement renouvelé et les critères de désignation ont été adaptés à l’évolution de la situation ; 20 individus et 18 entités sont listés. Sur ce fondement, l’Union européenne a également adopté des sanctions individuelles contre trois perturbateurs du processus politique en Libye le 1er avril 2016, sanctions renouvelées depuis lors. Pour lutter contre les trafiquants d’êtres humains, l’UE a également adopté un régime d’autorisation préalable pour les exportations de canots à moteurs vers la Libye. Les sanctions ONU contre 6 trafiquants d’êtres humains ont également été transposées au niveau européen.
Deux missions de politique de sécurité et de défense commune (PSDC) concernant la Libye sont déployées :

  • la mission civile EUBAM Libye avait pour mandat initial de conseiller et former les autorités libyennes dans le domaine de la gestion et du contrôle des frontières. En raison de la dégradation de la situation sécuritaire EUBAM Libye, déployée en juin 2013, a été relocalisée en Tunisie. Son mandat a été prolongé jusqu’au 31 décembre 2018 et concerne désormais également le conseil aux autorités libyennes dans les domaines de la justice pénale et de l’Etat de droit ;
  • l’opération navale de PSDC « EUNAVFOR MED SOPHIA » qui vise à désorganiser les réseaux de passeurs en Méditerranée, former les garde-côtes libyens pour lutter contre le trafic de migrants et mettre en œuvre de l’embargo sur les armes de l’ONU. L’opération a également contribué au sauvetage de plus de 40 000 personnes en mer.

L’Union européenne est mobilisée financièrement en soutien à la Libye. Au niveau bilatéral, le montant des crédits engagés par l’UE en Libye s’élève à 120 millions d’euros, dont 10,8 millions sont consacrés à l’aide humanitaire. Une partie des programmes est suspendue en raison des conditions sécuritaires.

Sur le volet migratoire stricto sensu, 241 millions d’euros de crédits consacrés à la question migratoire en Libye ont été engagés depuis 2016 dans le cadre du fonds fiduciaire d’urgence de l’UE (FFU). Ils financent des programmes de retours volontaires assistés sous l’égide de l’OIM, d’assistance aux migrants détenus sous l’égide du HCR, d’appui aux municipalités libyennes mais également de gestion intégrée des frontières (formation et équipement des garde-côtes libyens) sous l’égide de l’Italie./

mise à jour : 23.07.18

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