Libye - Q&R - Extrait du point de presse (19 avril 2019)

Q  : Le ministre de l’intérieur libyen a annoncé hier qu’il suspendait la coopération de sécurité de son ministère avec la France qu’il a accusée de soutenir Khalifa Haftar. Quelle est votre réaction ?

R  : Nous sommes surpris par ces déclarations dont nous ne savons pas si elles engagent l’ensemble du gouvernement d’entente nationale.

La position de la France est sans ambiguïté. Elle soutient le gouvernement d’entente nationale de M. Sarraj, avec lequel elle entretient une étroite coopération sécuritaire qui s’est notamment concrétisée par un appui à la constitution de la garde présidentielle et au renforcement des capacités de la marine libyenne.

La France a dit son opposition à l’offensive en cours ; elle appelle à nouveau à un cessez-le-feu rapide et à une reprise sans délai du dialogue, en vue de relancer un processus politique crédible, conduit sous l’autorité des Nations unies. Le Président de la République et le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères se sont entretenus dans les derniers jours respectivement avec le Secrétaire général des Nations unies et son représentant spécial pour la Libye. Ils ont réitéré le soutien de la France aux efforts des Nations unies y compris sur le plan humanitaire.

Avec ses partenaires, notamment européens, la France œuvre sans relâche à favoriser une solution politique, conformément aux engagements pris par les parties libyennes à Paris, Palerme et Abou Dabi. Elle soutient l’initiative britannique au Conseil de sécurité des Nations unies en vue de l’adoption d’une résolution appelant à un cessez-le-feu.

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