Libye - Q&R - Extrait du point de presse (18 décembre 2017)

Q - L’accord politique interlibyen de Skhirat peut-il encore servir de cadre à une réconciliation nationale à partir du moment où l’un des protagonistes de la crise, le maréchal Haftar, estime qu’il est devenu caduc ?

R - La France continue à parler avec l’ensemble des parties, dont le général Hafter, pour les appeler à mettre en œuvre dans un esprit de responsabilité et de paix le plan d’action du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye, M. Ghassan Salamé.

Je rappelle que le Conseil de sécurité a adopté le 14 décembre une déclaration présidentielle réaffirmant la validité de l’accord inter-libyen de Skhirat et l’appui de la communauté internationale à la mission de M. Ghassan Salamé pour la mettre en œuvre, en lien avec toutes les forces politiques libyennes.

C’est ce processus politique inclusif qui permettra de renforcer les institutions libyennes, d’unifier les forces armées sous l’autorité du pouvoir civil, de relancer le processus électoral et de mettre un terme à la crise.

L’assassinat du maire de Misrata, que M. Jean-Yves Le Drian avait rencontré le 4 septembre lors de sa visite en Libye, est venu confirmer hier une nouvelle fois l’urgence d’une solution politique. Nous condamnons cet acte lâche qui a visé une personnalité connue pour sa modération et présentons nos condoléances à sa famille.

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