Présentation du Kirghizstan

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Présentation du pays

KIRGHIZSTAN {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République kirghize
Nature du régime : République semi-parlementaire
Chef de l’Etat : Sooronbaï Jeenbekov (né le 16 novembre 1958)

Données géographiques

Superficie : 199 900 km²
Capitale : Bichkek
Villes principales : Och, Djalal-Abad
Langues officielles : kirghize (langue d’Etat), russe (langue officielle)
Composition ethnique : Kirghiz (72,6%), Ouzbeks (14,5%) Russes (6,4%), Dounganes, Tadjiks, Ouïghours
Monnaie : Som (1 € = 77,38 Soms au 8 janvier 2020)
Fête nationale : 31 août (jour de l’indépendance)

Données démographiques

Population : 6,3 millions (2018)
Densité : 27,4 habitants/km²
Croissance démographique : 2%
Espérance de vie : 71,4 ans (données Banque mondiale 2018)
Taux d’alphabétisation : 99,7 (données UNESCO 2018)
Religions : Islam sunnite (85%), Christianisme (15%, dont orthodoxie et protestantisme)
Indice de développement humain : 0,674 soit 122ème sur 229 entités (données IDH 2018)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Kirghizstan est l’unique pays d’Asie centrale ayant choisi la voie de la démocratie parlementaire. La constitution a été amendée en décembre 2016 afin de renforcer le rôle du Premier ministre et de lutter contre l’instabilité gouvernementale chronique, alors que le pays a connu 21 Premiers ministres en 25 ans.

Sooronbaï Jeenbekov a été élu pour un mandat de six ans à la tête du Kirghizstan le 15 octobre 2017, en recueillant dès le premier tour 54,7% des voix. Issu du parti majoritaire au parlement, le Parti social-démocrate kirghize (SDPK), il était le candidat du président sortant, Almazbek Atambaïev, dont il était le Premier ministre depuis 2016. Cette élection avait valeur de test pour le fonctionnement des institutions kirghizes, après les révolutions de 2005 et 2010. Il s’agit de la première passation de pouvoir pacifique entre deux présidents élus. Une nouvelle coalition majoritaire au parlement et un nouveau gouvernement ont été formés le 20 avril 2018.

Des élections législatives se tiendront au Kirghizstan le 4 octobre 2020.

A l’instar des pays de la région, le Kirghizstan est confronté à des enjeux sécuritaires : lutte contre le trafic de drogue en provenance d’Afghanistan, criminalité organisée et menace de terrorisme islamiste.

Politique étrangère

Le Kirghizstan est tributaire de ses relations avec la Russie, allié historique et stratégique, et la Chine, qui est devenue en 2016 le premier partenaire économique de Bichkek. Il fait partie des organisations régionales pilotées par ces grands voisins (Organisation du Traité de Sécurité Collective, Organisation de coopération de Shanghai, Union économique eurasiatique). Ses relations avec ses grands voisins centrasiatiques (Kazakhstan et Ouzbékistan) sont complexes. Il est soucieux de diversifier ses partenaires en s’ouvrant aux échanges avec l’Union européenne.

Le président Jeenbekov a fait de l’amélioration des relations de voisinage une de ses priorités diplomatiques, et s’implique dans la nouvelle dynamique de coopération régionale. Des obstacles hérités de la période soviétique restent toutefois à surmonter : démarcation des frontières, entente sur les questions de l’eau et de l’énergie.

Situation économique

Le Kirghizstan est une économie de montagne, ouverte (membre de l’OMC depuis 1998), peu diversifiée, fortement dépendante des exportations de métaux (environ 20% du PIB et 60% des exportations) et des transferts des travailleurs émigrés (30% du PIB), majoritairement installés en Russie. Le secteur agricole reste prépondérant (environ 20% du PIB) et emploie la moitié de la population active. Le Kirghizstan est membre de l’Union économique eurasiatique depuis 2015.

Mise à jour : 3.04.20

Informations complémentaires