Présentation du Kazakhstan

Données générales

KAZAKHSTAN {JPEG}

Nom officiel : République du Kazakhstan
Nature du régime : Présidentiel
Chef de l’Etat : Kassym Jomart TOKAÏEV (depuis le 20 mars 2019)
Chef du gouvernement : Askar MAMINE (depuis le 25 février 2019)
Président du Conseil national de sécurité (organe constitutionnel) : Noursoultan NAZARBAÏEV

Données géographiques

Superficie : 2 724 900 km2
Capitale : Nour-Soultan
Villes principales : Almaty (1,129 millions d’habitants - l’ancienne capitale demeure un pôle économique et culturel), Karaganda, Atyraou, Aktaou, Pavlodar, Chymkent
Langues officielles : kazakh (langue d’Etat), russe (langue officielle)
Langues courantes : kazakh, russe
Monnaie : Tengué (1 euro= 427 Tengués en mars 2019)
Fête nationale : 16 décembre (Fête de l’Indépendance)

Données démographiques

Population (2017) : 18,557 millions (population urbaine : 57% en 2018)
Densité : 6,6 habitants/km²
Croissance démographique (2017) : 1,04 %
Espérance de vie (2017) : 71,1 ans (65,9 ans pour les hommes et 76 ans pour les femmes)
Taux d’alphabétisation : 99,5 %
Religions (déclarées au recensement de 2009) : islam sunnite (de rite hanafite) (70,2 %), orthodoxie (26%), minorité catholique, minorité protestante
Groupes ethniques (déclarés au recensement de 2009) : Kazakhs (53,5%) ; Russes (29,9% dans l’ensemble du pays, près de 60 % dans les régions limitrophes de la Russie) ; Ukrainiens (3,7%) ; Ouzbeks (2,5%) ; Allemands (2,4%) ; Tatars (1,7%) ; Ouïgours (1,4%).
Indice de développement humain (2018) : 58ème sur 189

Données économiques

PIB (2017) : 160,8 Mds $ – 50% du PIB de l’Asie centrale
PIB par habitant (2017) : 8 837$ (7 500$ en 2016 /10 508$ en 2015)
Croissance (2017) : +4%
Chômage (au sens du BIT) (2018) : 5,07%
Inflation (2017) : 7,1%
Solde budgétaire consolidé (2017) : -2,8 % du PIB
Balance commerciale (2017) : + 17,5 Mds $ (11,6 Mds $ en 2015 ; 9,2 Mds $ en 2016).
Principaux clients (2017) : Italie (17,9%), Chine (11,9%), Pays-Bas (9,8%), Russie (9,3%), Suisse (6,4%), France (5,9%)
Principaux fournisseurs (2017) : Russie (38,9%), Chine (16,1%), Allemagne (5,1%), Etats-Unis (4,3%), Italie (3,3%), France (2,6%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2017) : agriculture : 4,8% ; industrie : 34,4% ; services : 60,8%
Exportations de la France vers le Kazakhstan (2018) : 345M€ (2017 : 320M€ ; 2016 : 456M€ ; 2015 : 939M€)
Importations françaises depuis le Kazakhstan (2018) : 2,964M€ (2017 : 3,618 ; 2016 : 2,5 Mds€ ; 2015 : 3,3 Mds€)
Site Internet de la Direction générale du Trésor : http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/kazakhstan

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://kz.ambafrance.org/
Consulat(s) : Almaty
Communauté française (2017) : 432 inscrits
Communauté kazakhstanaise en France (décembre 2015) : 1 731 titulaires d’un titre ou d’une autorisation de séjour

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Première puissance d’Asie centrale grâce à ses ressources en hydrocarbures, le Kazakhstan était dirigé depuis son indépendance en 1991 par le président Nazarbaïev, régulièrement reconduit à la tête de l’Etat, la dernière fois le 26 avril 2015 avec 97,75% des voix. Le 19 mars 2019, le président Nazarbaïev a annoncé sa démission. Il a été remplacé à titre intérimaire par le président du Sénat, M. Kassym Jomart Tokaïev.

Monsieur Nazarbaïev garde néanmoins le statut de « Premier président » et de Elbasy (« père de la nation »), avec un droit de véto et une immunité à vie. Il conserve par ailleurs la présidence du Conseil national de sécurité (poste qu’il occupe depuis juillet 2018), organe à portée constitutionnelle. Le 10 mars 2017, la promulgation d’une nouvelle constitution, renforce par ailleurs les prérogatives du parlement et du gouvernement.

Avant d’annoncer sa démission, le président Nazarbaïev a procédé à plusieurs légers remaniements au quatrième trimestre 2018 et au début de l’année 2019, avant de congédier son Premier ministre le 21 février 2019, M. Bakydzhan Saguintaïev, en poste depuis le 9 septembre 2016. Le nouveau gouvernement, formé le 25 février, est dirigé par M. Askar Mamine, qui était premier vice-Premier ministre dans le gouvernement sortant.

Situation économique

Le Kazakhstan concentre plus de 50% du PIB des pays de l’Asie centrale ex-soviétique et son économie repose principalement sur l’extraction d’hydrocarbures : le pays détient 2% des réserves mondiales de pétrole et 1,7% de gaz, qui représente 17% du PIB et 61% de ses exportations. S’y s’ajoutent d’importantes réserves en uranium (2ème rang mondial) et en charbon (8ème). Après une période de forte croissance (+7,7% du PIB en moyenne entre 2000 et 2014), le pays a connu un ralentissement économique à partir de 2014, en raison de la baisse du prix du pétrole et de la récession de l’économie russe, à laquelle elle est étroitement interconnectée. On observe une modeste reprise en 2017 (d’après le FMI la croissance pourrait avoir atteint 2,5% au lieu de 1,1% en 2016).

Le Kazakhstan cherche à diversifier son économie en s’appuyant sur l’innovation et les nouvelles technologies. Il compte sur une meilleure intégration dans les enceintes régionales et internationales (co-fondation de l’Union économique eurasiatique en 2015 avec la Russie et la Biélorussie ; création d’un axe routier entre la Chine et l’Europe ; adhésion le 30 novembre 2015 à l’OMC ; candidature à l’OCDE) pour développer son commerce extérieur, en augmentation de 40% depuis 2011. Le pays est à la 28ème place du classement Ease of doing business de la Banque mondiale (2018), mais son économie reste marquée par une part élevée du secteur public, dont les actifs représentent environ 50% du PIB.

On note une reprise de la croissance au titre de l’année 2017, passant de 1,1% en 2016 à 4%. Un léger ralentissement est prévu pour 2018, avec des estimations oscillant entre 2,5 et 3%.

Politique étrangère

Le Kazakhstan est le plus proche allié de la Russie en Asie centrale et est membre de toutes les instances de coopération régionale sous tutelle russe ou sino-russe (Union douanière, Organisation du traité de sécurité collective, Organisation de coopération de Shanghai, Union économique eurasiatique). Mais il aspire à mener une diplomatie autonome et a pris ses distances par rapport à Moscou sur certaines questions, par exemple sur le conflit syrien ; membre des grandes instances internationales (ONU, OSCE, OMC) et membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour le biennum 2017-2018, le Kazakhstan ambitionne de valoriser son potentiel économique et sa position géographique en s’affirmant comme puissance eurasienne émergente. La Chine, pays voisin, est son deuxième fournisseur derrière la Russie et son deuxième client après l’Union européenne.

Relations avec l’Union européenne

L’accord de partenariat et de coopération (APC) conclu en 1999 entre l’Union européenne et le Kazakhstan été complété le 21 décembre 2015 par un accord de partenariat renforcé. Ce nouvel accord, ratifié par le Kazakhstan le 16 avril 2016, est en cours de ratification par les Etats membres de l’UE (La France a ratifié l’accord le 15 février 2018). Le Kazakhstan n’est plus bénéficiaire de l’Instrument de coopération et de développement (ICD) depuis 2014, du fait d’un niveau de PIB/habitant devenu trop élevé pour y être éligible.

Mise à jour : 03.04.19

Informations complémentaires