Situation de M. Salah Hamouri - Q&R - Extrait du point de presse (27 février 2018)

Q - L’avocat franco-palestinien, Salah Hamouri est en détention administrative en Israël depuis six mois sans qu’aucune des charges retenues contre lui ne lui ait été mentionnée ni même à ses avocats. Cette détention devait se terminer le 28 février. Mais le 26 février, le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liberman, a signé un nouvel ordre de détention administrative de quatre mois. Le président Emmanuel Macron est intervenu auprès de Benjamin Netanyahou, le 10 décembre dernier. Le Premier ministre israélien semble répondre au président de la République française par le mépris.

La France demande-t-elle la libération immédiate et sans condition de notre compatriote Salah Hamouri comme elle l’a su le faire publiquement et récemment concernant d’autres ressortissants français, notamment en Turquie ?

Au-delà des simples déclarations concernant la détention administrative, la France est-elle prête à tout mettre en œuvre pour forcer Israël à libérer Salah Hamouri ?

R - Comme la ministre chargée des affaires européennes l’a rappelé, notre compatriote bénéficie, comme tous les Français emprisonnés à travers le monde, de la protection consulaire, conformément à la convention de Vienne. Il a pu recevoir, à ce titre, des visites régulières des autorités consulaires françaises, dont la dernière a été effectuée le 15 février 2018. Nous avons signalé aux autorités israéliennes toute l’attention que nous portons à sa situation, et nous avons fait part de notre préoccupation face au recours extensif à la détention administrative.

Nous regrettons la décision du ministère de la défense israélien de prolonger la détention administrative de M. Salah Hamouri. Alors que le tribunal de district de Jérusalem doit se prononcer sur cette décision très prochainement, nous réitérons notre demande que l’ensemble des droits de M. Salah Hamouri soient respectés, et continuons à espérer sa libération rapide.

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