Processus de paix au Proche-Orient - Q&R - Extrait du point de presse du 27 décembre 2016

Q - Avez vous une réaction aux propos du ministre israélien de la Défense qui a qualifié hier la conférence de paix organisée par la France de "procès Dreyfus" et a appelé les Juifs de France à quitter ce pays ?

R - La paix au Proche-Orient ne pourra se construire que dans un esprit de tolérance, d’ouverture et de dialogue.

C’est dans cette perspective que la France a proposé son initiative pour la paix au Proche-Orient et entend poursuivre ses efforts en vue d’organiser la conférence du 15 janvier.


Q - J’ai plusieurs questions en rapport avec l’initiative de paix des ministres des affaires étrangères le 15.1.17.
1. Quelle est la position officielle de la France pour ces négociations ?
2. Quelles sont les répercussions de la décision au conseil de sécurité de l’ONU la semaine dernière ? Y-t-il de changements dans les propositions ?
3. Quel est le marge de manœuvre de la France dans une telle conférence pour un accord entre Israël et l’autorité palestinienne, vu que la France a voté pour la proposition à l’ONU, ce qui a fort déplu au gouvernement israélien ? Ajoutant à cela l’élection de Mr Trump et la possibilité de changement dans sa politique dans sur le sujet et les élections en France en mai 2017, quelle est la pertinence d’une telle conférence ?

J’aimerais, bien sûr, si c’est possible, en discuter avec le Ministre Ayrault avant la conference le 15.1.17.

R - Comme l’a annoncé le 22 décembre M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, la France organisera le 15 janvier à Paris une conférence dans le cadre de son initiative pour la paix au Proche-Orient.

Cette conférence fait suite à la réunion ministérielle du 3 juin qui avait permis de susciter une mobilisation renouvelée de la communauté internationale en faveur de la paix au Proche-Orient. Elle se propose de réitérer le soutien de la communauté internationale à la solution des deux États vivant côte à côte en paix et en sécurité et de faciliter la reprise des négociations. La conférence se tiendra au niveau ministériel dans un format plus large que celui de la réunion ministérielle du 3 juin : 70 États et organisations sont conviés.

La rencontre du 15 janvier sera l’occasion pour les participants de présenter un paquet global d’incitations en vue d’une reprise des négociations entre Israéliens et les Palestiniens. Eux seuls sont en mesure de conclure la paix directement.

Comme l’a réitéré M. Jean-Marc Ayrault, la France souhaite présenter la contribution de la communauté internationale au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, et au Président palestinien, Mahmoud Abbas, à l’issue de la conférence du 15 janvier.

Seule la solution des deux États permettra d’établir une paix juste et durable garantissant la sécurité d’Israël, ce que le conseil de sécurité a réaffirmé en adoptant à la quasi-unanimité la résolution 2334 le 23 décembre. Les Israéliens et les Palestiniens doivent à cet effet s’abstenir de toute mesure susceptible de remettre en cause cette solution.

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